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	<title>Poésie Archives - Seguima Vision</title>
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	<description>La panafricaine du Livre</description>
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	<title>Poésie Archives - Seguima Vision</title>
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		<title>Femme Africaine &#8211; Mbegaan Koddu</title>
		<link>https://seguima-vision.com/mbegaan-koddu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 00:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour la journée de la femme africaine A toutes les femmes africaines, d’ici et d’ailleurs. Spéciale dédicace à Pauline Ongono Femme africaine Si j’étais poète, je laisserais ma plume Cavaler sans mors ni brides, crinière au vent, Vers la vallée sans fin des espoirs que tu sèmes Par le sourire apaisant de ton regard si duveteux. Si j’étais poète, j’engagerais ma plume Au service des rêves, les câlins et les badins, De ton sommeil de l’aube dans des draps insomniaques Témoins de cet amour né des tourbillons de dame Pandore. Quand le cœur s’engage en palpitant, l’esprit, vite, s’éclipse. Si j’étais poète, je viendrais quérir sans cesse, La présence subséquente de ta senteur balsamique Sur les bords meurtris de mon existence humaine Qui n’a de sens ni de réels dérivatifs, Que si toi et moi, on adresse à la vie, un ‘’Oui’’ solidaire. Si j’étais poète, j’enjamberais les nuées sauvages De mes pensées du matin couplées à celles du soir Pour dire haut et fort, que le noir n’est pas crépuscule, Le blanc n’est pas pâleur, le jaune n’est pas maïs putride. Mais, Femme Africaine, telle, je le jure, tu es la plus belle. Waly Ndour Les Editions Séguima<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/mbegaan-koddu/></div>]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour la journée de la femme africaine A toutes les femmes africaines, d’ici et d’ailleurs. Spéciale dédicace à Pauline Ongono Femme africaine Si j’étais poète, je laisserais ma plume Cavaler sans mors ni brides, crinière au vent, Vers la vallée sans fin des espoirs que tu sèmes Par le sourire apaisant de ton regard si duveteux. Si j’étais poète, j’engagerais ma plume Au service des rêves, les câlins et les badins, De ton sommeil de l’aube dans des draps insomniaques Témoins de cet amour né des tourbillons de dame Pandore. Quand le cœur s’engage en palpitant, l’esprit, vite, s’éclipse. Si j’étais poète, je viendrais quérir sans cesse, La présence subséquente de ta senteur balsamique Sur les bords meurtris de mon existence humaine Qui n’a de sens ni de réels dérivatifs, Que si toi et moi, on adresse à la vie, un ‘’Oui’’ solidaire. Si j’étais poète, j’enjamberais les nuées sauvages De mes pensées du matin couplées à celles du soir Pour dire haut et fort, que le noir n’est pas crépuscule, Le blanc n’est pas pâleur, le jaune n’est pas maïs putride. Mais, Femme Africaine, telle, je le jure, tu es la plus belle. Waly Ndour Les Editions Séguima</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mes bonnes feuilles &#8211; Mbegaan Koddu</title>
		<link>https://seguima-vision.com/les-chroniques-de-mbegaan-koddu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 15:27:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Première Saison Nos bonnes feuilles s&#8217;intéressent (par ordre alphabétique) aux auteurs suivants : 25/10/2019 Mes bonnes feuilles « Le fils » Genre : Roman Auteur : Pape Samba Badji Edition : « Maîtres du jeu Edition » Préalable : J’ai lu l’œuvre. Je l’ai parcourue pour comprendre le texte. Mais je n’ai pas eu le temps de le savourer. J’aurais voulu le lire, le relire, revenir sur certaines pages, le déguster lentement en me léchant les doigts ! Le temps, fugace comme à son habitude, ne me l’a pas permis. Je suis donc frustré Cependant, je suis heureux de constater que cette frustration est compensée par le plaisir que j’ai ressenti en retournant grâce à ce livre, dans un univers que je connais bien et dont je suis toujours nostalgique. En effet, j’ai séjourné pendant une vingtaine d’années dans un pays qui ressemble à celui de Thiémoko, comme deux gouttes d’eau. L’œuvre : -Le Contexte + Situation géographique La toponymie ne nous renseigne pas sur la situation géographique du pays dans lequel se passe l’événement que nous rapporte l’auteur ; Monsieur Badji a su bien cacher son jeu. Cependant, nous savons que ce pays se situe non loin du Sénégal car, nombreux sont ceux qui quittent ce pays pour venir vivre au Sénégal, surtout les fulahs, qui renvoient aux peuls fuuta que nous connaissons bien. Ensuite, les principaux personnages portent des noms comme : Thiémoko Danfa, Fanta, Albert Kanouté, Madou Kanouté, Docteur Sylla, Oncle Omar et Tante Sonia qui sont de résonnance malienne ou guinéenne. +Situation historique Le camp de la mort, les milices populaires, les escadrons de la mort, les slogans, la délation utilisée comme arme pour détruire son ennemi et surtout ce coup d’état qui délivre le peuple après la mort naturelle du grand leader, tout ceci nous rappelle la république de Guinée voisine. -Les péripéties Quand la Guinée a obtenu son indépendance de la façon que nous savons, les français en ont tellement voulu aux guinéens qu’ils ont saboté l’administration et l’économie de ce pays, avant de le quitter. Non seulement ils ont tout emporté en allant, mais ils se sont livrés à une malveillance excessive en développant des stratégies propres à installer l’inflation dans l’économie guinéenne, en isolant Sékou Touré sur le plan diplomatique, en suscitant contre lui des complots de façon répétitive : chaque jour et ses cabales, ses conspirations, dans le but d’éliminer physiquement le gênant Chef Suprême de la Révolution. Celui-ci en est devenu paranoïaque. Atteint d’espionnite, il faisait éliminer tous ses potentiels ennemis ou même simples éventuels concurrents. Cette situation-là arrangeait nombre de ceux qui l’entouraient car, pour le motif fallacieux de complot, ils écartaient ou tuaient n’importe quelle personne qui piétinerait leurs intérêts légitimes ou illégaux. Albert Kanouté est de ceux-là, Thiémoko est sa victime et Fanta est l’enjeu -Le triangle amoureux L’histoire récente de la Guinée a été racontée de mille manières avec ses atrocités, sa singularité, etc. Le mérite de Pape Samba Badji est qu’il a abordé le passé de ce pays par un angle jusqu’ici peu usité ; l’angle psychologique. Les rigueurs de la révolution, la cruauté de la dictature ne se limitaient pas au camp Boiro car les ravages étaient tout aussi féroces dans les familles et même dans les têtes. Albert Kanouté a bien profité du système. Amoureux fou de Fanta, mais timide et très peu conquérant, il n’osa pas lui déclarer sa flamme. Il la présenta alors à son meilleur ami Thiémoko, espérant que celui-ci l’aiderait à décrocher la demoiselle. Hélas, celui-ci fut séduit, à son tour, par leur commune dulcinée. Et comme il est du genre, bel homme, charmeur, il n’eut aucune peine à gagner la sympathie de la fille si convoitée. Sans perdre du temps, il l’épousa. Alors, Albert, rongé par la honte d’avoir perdu et l’envie de récupérer sa petite chérie, ne manqua pas de concocter un redoutable stratagème ; éliminer son ami pour rester avec la femme de celui-ci. Il le dénonça au comité révolutionnaire comme un comploteur, un dangereux subversif. Au tribunal, il se fit aider d’un autre ami, Macouri, pour l’enfoncer. Thiémoko Danfa condamné à perpétuité et déclaré mort, Fanta était libre, Albert se fixa comme tâche de la conquérir, pour une fois. Après moult hésitations et tergiversations, Fanta, quoique portant une grossesse dont Thiémoko est l’auteur, finit par accepter d’être sa femme. Comblé, Albert adopta l’enfant et le combla d’affection. Mais, l’ex-mari de Fanta, connu en prison sous l’appellation « Le Vieux » n’est pas mort et a juré de ne pas mourir avant d’avoir embrassé son fils qui était fœtus quand il entrait en prison. Il a résisté à toutes les rigueurs et tortures de la prison pour respecter sa parole. Survint le coup d’état qui libérait le pays de la dictature et les portes du camp de la mort furent ouvertes : « Le vieux » était vivant et comme l’œil de Caen face à Abel, il renvoyait sans cesse au couple maudit (Albert et Fanta), l’image de leur trahison. « Je suis une mauvaise conscience » répète –t-il. « Je regarde la face hideuse de l’infidélité ». Evidemment, Albert et Fanta eurent la conscience trouble. La situation était devenue intenable au point que leur couple risquait de se briser d’autant plus que « Le fils » Madou était, par la force des choses, au courant de tout. Il fallait s’expliquer : l’affrontement eut lieu…Joseph le vigile est mandé pour faire venir dans le salon coquet du ministre de l’intérieur, Monsieur Albert Kanouté où ce dernier et sa femme Fanta attendaient le vieux. La page 98 se ferme et clôt le chapitre sur un suspense stressant. La guerre de Troie aura-t-elle lieu ? Plus de peur que de mal. Il n’y eut pas d’étincelle. La raison, cette fois, a triomphé sur la passion. -Le dénouement Le roman se termine sur une note d’espoir, de tolérance et peut être même de pardon. Thiémoko Danfa qui a souffert le martyre du camp de la mort par suite &#8230; <p class="link-more"><a href="https://seguima-vision.com/les-chroniques-de-mbegaan-koddu/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "Mes bonnes feuilles &#8211; Mbegaan Koddu"</span></a></p><div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/les-chroniques-de-mbegaan-koddu/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Première Saison</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Nos bonnes feuilles s&rsquo;intéressent (par ordre alphabétique) aux auteurs suivants :</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484852628._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484852494._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">25/10/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Le fils »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Genre : Roman</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Auteur : Pape Samba Badji</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Edition : « Maîtres du jeu Edition »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Préalable :</h3>



<h3 class="wp-block-heading">J’ai lu l’œuvre. Je l’ai parcourue pour comprendre le texte. Mais je n’ai pas eu le temps de le savourer. J’aurais voulu le lire, le relire, revenir sur certaines pages, le déguster lentement en me léchant les doigts ! Le temps, fugace comme à son habitude, ne me l’a pas permis. Je suis donc frustré Cependant, je suis heureux de constater que cette frustration est compensée par le plaisir que j’ai ressenti en retournant grâce à ce livre, dans un univers que je connais bien et dont je suis toujours nostalgique. En effet, j’ai séjourné pendant une vingtaine d’années dans un pays qui ressemble à celui de Thiémoko, comme deux gouttes d’eau.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">L’œuvre :</h3>



<h3 class="wp-block-heading">-Le Contexte</h3>



<h3 class="wp-block-heading">+ Situation géographique</h3>



<h3 class="wp-block-heading">La toponymie ne nous renseigne pas sur la situation géographique du pays dans lequel se passe l’événement que nous rapporte l’auteur ; Monsieur Badji a su bien cacher son jeu. Cependant, nous savons que ce pays se situe non loin du Sénégal car, nombreux sont ceux qui quittent ce pays pour venir vivre au Sénégal, surtout les fulahs, qui renvoient aux peuls fuuta que nous connaissons bien. Ensuite, les principaux personnages portent des noms comme : Thiémoko Danfa, Fanta, Albert Kanouté, Madou Kanouté, Docteur Sylla, Oncle Omar et Tante Sonia qui sont de résonnance malienne ou guinéenne. +Situation historique Le camp de la mort, les milices populaires, les escadrons de la mort, les slogans, la délation utilisée comme arme pour détruire son ennemi et surtout ce coup d’état qui délivre le peuple après la mort naturelle du grand leader, tout ceci nous rappelle la république de Guinée voisine.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">-Les péripéties</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Quand la Guinée a obtenu son indépendance de la façon que nous savons, les français en ont tellement voulu aux guinéens qu’ils ont saboté l’administration et l’économie de ce pays, avant de le quitter. Non seulement ils ont tout emporté en allant, mais ils se sont livrés à une malveillance excessive en développant des stratégies propres à installer l’inflation dans l’économie guinéenne, en isolant Sékou Touré sur le plan diplomatique, en suscitant contre lui des complots de façon répétitive : chaque jour et ses cabales, ses conspirations, dans le but d’éliminer physiquement le gênant Chef Suprême de la Révolution. Celui-ci en est devenu paranoïaque. Atteint d’espionnite, il faisait éliminer tous ses potentiels ennemis ou même simples éventuels concurrents. Cette situation-là arrangeait nombre de ceux qui l’entouraient car, pour le motif fallacieux de complot, ils écartaient ou tuaient n’importe quelle personne qui piétinerait leurs intérêts légitimes ou illégaux. Albert Kanouté est de ceux-là, Thiémoko est sa victime et Fanta est l’enjeu</h3>



<h3 class="wp-block-heading">-Le triangle amoureux</h3>



<h3 class="wp-block-heading">L’histoire récente de la Guinée a été racontée de mille manières avec ses atrocités, sa singularité, etc. Le mérite de Pape Samba Badji est qu’il a abordé le passé de ce pays par un angle jusqu’ici peu usité ; l’angle psychologique. Les rigueurs de la révolution, la cruauté de la dictature ne se limitaient pas au camp Boiro car les ravages étaient tout aussi féroces dans les familles et même dans les têtes. Albert Kanouté a bien profité du système. Amoureux fou de Fanta, mais timide et très peu conquérant, il n’osa pas lui déclarer sa flamme. Il la présenta alors à son meilleur ami Thiémoko, espérant que celui-ci l’aiderait à décrocher la demoiselle. Hélas, celui-ci fut séduit, à son tour, par leur commune dulcinée. Et comme il est du genre, bel homme, charmeur, il n’eut aucune peine à gagner la sympathie de la fille si convoitée. Sans perdre du temps, il l’épousa. Alors, Albert, rongé par la honte d’avoir perdu et l’envie de récupérer sa petite chérie, ne manqua pas de concocter un redoutable stratagème ; éliminer son ami pour rester avec la femme de celui-ci. Il le dénonça au comité révolutionnaire comme un comploteur, un dangereux subversif. Au tribunal, il se fit aider d’un autre ami, Macouri, pour l’enfoncer. Thiémoko Danfa condamné à perpétuité et déclaré mort, Fanta était libre, Albert se fixa comme tâche de la conquérir, pour une fois. Après moult hésitations et tergiversations, Fanta, quoique portant une grossesse dont Thiémoko est l’auteur, finit par accepter d’être sa femme. Comblé, Albert adopta l’enfant et le combla d’affection. Mais, l’ex-mari de Fanta, connu en prison sous l’appellation « Le Vieux » n’est pas mort et a juré de ne pas mourir avant d’avoir embrassé son fils qui était fœtus quand il entrait en prison. Il a résisté à toutes les rigueurs et tortures de la prison pour respecter sa parole. Survint le coup d’état qui libérait le pays de la dictature et les portes du camp de la mort furent ouvertes : « Le vieux » était vivant et comme l’œil de Caen face à Abel, il renvoyait sans cesse au couple maudit (Albert et Fanta), l’image de leur trahison. « Je suis une mauvaise conscience » répète –t-il. « Je regarde la face hideuse de l’infidélité ». Evidemment, Albert et Fanta eurent la conscience trouble. La situation était devenue intenable au point que leur couple risquait de se briser d’autant plus que « Le fils » Madou était, par la force des choses, au courant de tout. Il fallait s’expliquer : l’affrontement eut lieu…Joseph le vigile est mandé pour faire venir dans le salon coquet du ministre de l’intérieur, Monsieur Albert Kanouté où ce dernier et sa femme Fanta attendaient le vieux. La page 98 se ferme et clôt le chapitre sur un suspense stressant. La guerre de Troie aura-t-elle lieu ? Plus de peur que de mal. Il n’y eut pas d’étincelle. La raison, cette fois, a triomphé sur la passion. -Le dénouement Le roman se termine sur une note d’espoir, de tolérance et peut être même de pardon. Thiémoko Danfa qui a souffert le martyre du camp de la mort par suite de la trahison de son ami, amoureux de sa femme, accepte de disparaître, de s’effacer à vie pour ne pas empêcher le bonheur du couple ‘’de la trahison’’. Quelle grandeur ! La question que je me pose est la suivante : « Qui, de Thiémoko ou de Albert aime le plus Fanta ? » Celui qui trahit son ami pour l’avoir ? Celui qui disparait pour ne pas gêner le bonheur de sa femme qui l’a pourtant trompé ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Le style Le récit n’est pas linéaire, tant mieux. Il est vivant, captivant, tiré d’une réalité que l’auteur a su sublimer avec talent et sobriété. Tout est calé, rien ne déborde. Dans la description comme dans la narration, le mot est juste, le propos sans fioriture, aucune grossièreté.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Bravo ! L’artiste.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484851871._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">02/06/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mamadou Caster Camara</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Spécial Vendredi du livre » Au menu : Nuit de sang (Recueil de nouvelles). Auteur : Mamadou Caster Camara. »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Ainsi était libellé l’invitation à la rencontre de 28/03/2019. On s’y rendit. Ce fut un menu de choix. Le mets était copieux, la collation délicieuse. Quand elle sort de sa nuit nuptiale, on attend de la vierge qu’elle exhibe son pagne taché du sang de son hymen innocent. Honneur ! Joie ! Soirées festives ! Si, jusqu’au matin, ce pagne alors rebelle expose sa blancheur encore immaculée, la honte s’installe, les esprits se désolent de cette perte illicite due à la folie d’une adolescence libertine. Cette nuit-là, l’homme qui avait jeté son dévolu sur la jeune Alima, au point de se mettre tous ses parents à dos, fit le sacrifice ultime, belle preuve d’amour, de fendre sa propre cuisse, à l’aide d’un méchant cutter, dans le but d’éviter à sa dulcinée, l’ignominie et la disgrâce d’une nuit sans cris de douleur ni tache évocatrice. Oh ! Quel homme ! Quelle hauteur ! Quelle empathie ! Oh ! Alima ! Quand le maure te prête du sel, il faut le lui rendre ! Alima… Des nouvelles de cette originalité, parce que, relatant nos cruelles réalités, nous sont livrées dans ce recueil suivant un style simple et travaillé, avec poésie et humour. N’est-ce pas cela l’art ? Quelqu’un a dit : « Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité. » Vive l’art de la plume. Au centre de l’œuvre de Mamadou Caster Camara, il n’y a pas de personnage principal qui tire plus vite et mieux que tout le monde. Pas non plus de héros herculéen qui déplace les montagnes ou assèche les fleuves. Son genre, c’est Sisyphe qui roule sa pierre jusqu’au sommet, et, la voyant retomber, s’en saisit et recommence sans cri, sans récrimination. À la manière de certains de ses personnages, l’auteur joue calmement et dignement son rôle, dans le cadre de son destin qu’il accepte avec stoïcisme, quels que soient ses soubresauts. Quand l’atmosphère est morose, l’auteur de « Nuit de sang » fait appel à Vigny : « Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse. » Je pratique l’écrivain presque la semaine durant sur la matière du ‘’livre’’. L’homme, grand humaniste, est fort cultivé : il a lu tout Hugo. Lisant les ouvrages russes dans le texte, il fréquente Tolstoï, M. Gorki, Maïakovski etc. Je l’ai entendu citer Schopenhauer de la même manière qu’il parle de Senghor ou de Damas. Mais il est taiseux. C’est un arbre fruitier lourdement porteur qui a la stature du baobab. Il faut le secouer pour que tombe le produit nourricier de ses connaissances. De tout temps, Camara est dans le ’’livre’’. S’il est critique littéraire et écrivain avec trois recueils de nouvelles à son actif, son activité principale est la correction de manuscrits destinés à la publication. Dans ce cadre, il collabore avec les maisons d’édition les plus connues au Sénégal et participe à bien des jurys à l’occasion de concours littéraires de haut niveau. Avec un tel bagage, l’on peut être tenté de bomber le torse ou de faire le gros dos. Au contraire, quand vous voyez Monsieur marcher, à peine effleure-t-il le sol, tellement il est humble, racé, poli, d’une rare urbanité. Tout le monde n’a pas eu la chance comme moi, de le voir fâché. Le fait est rarissime. Un jour, un taxi a failli nous renverser. Ce jour-là ; je l’ai vu énervé, les traits tirés, le regard brûlant, mais il s’est adressé au chauffeur avec tellement de politesse que, moi le rustique, je n’ai pas pu m’empêcher de vomir ma colère au chauffard. Merci Caster pour tout ce que tu nous apportes. Puisque la courtoisie est contagieuse, ta compagnie ne laisse pas indemne notre grossièreté. Et, c’est tant mieux.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484851708._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">23/06/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mamadou Fakoly Doumbouya</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Véritable salon littéraire de son temps, le cercle ‘’L.V.D.L.’’, patiemment mais obstinément, se fait une place dans le paysage culturel sénégalais de façon générale et dans la banlieue dakaroise de façon particulière. L’une de ses activités phares est l’invitation d’acteurs culturels, surtout d’écrivains pour échanges et partages d’idées, réflexion commune. Ce 11 Avril 2019, ce fut le tour de Mamadou Doumbouya, auteur prodigieux, d’y être reçu. Sur toutes ses publications, on verra Mamadou Fakaly Doumbouya, son premier éditeur ayant, à l’époque, malencontreusement orthographié la particule ’’Fakoly’’. Il ne faut pas le confondre avec le chanteur malien Mamadou Fakoly Doumbia, ni avec l’écrivain malien Doumbi Fakoly. Notre invité est né à la Médina à Dakar et il a grandi à Pikine. L’origine guinéenne de son grand-père explique l’orthographe Doumbouya différente de la transcription Doumbia en cous au Mali voisin. Tout compte fait, le nom Fakoly Doumbouya renvoie toujours aux guerriers mandingues réunis autour de Sounjata Keita, après la défaite de Soumaoro Kanté, pour établir les termes de la charte du Manden. « La caque sent toujours le hareng » dit-on. De ses ancêtres, soldats chasseurs, guerriers intrépides, il semble avoir hérité sa combativité, sa propension à la persévérance. Ayant boudé le lycée Blaise Diagne sur un coup de tête, sans le brevet, l’auteur a quitté l’école sans s’en éloigner. Abonné au Centre Culturel Français pendant dix ans, il a vidé leur bibliothèque. On n’en sort pas indemne : le livre était devenu son principal compagnon. Mais sachant que les connaissances livresques ne suffisent pas pour faire un homme, il se mit à l’autre école, celle de la vie. Commença alors une vie d’aventure : ‘’ Le bateau qui s’arrache du port rassurant vers le sud ou le nord sans savoir ce qui l’attend là-bas, au-delà de la mer. ‘’ (Enrico Macias) En Afrique, il séjourna en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigéria et en Mauritanie. En Europe, il a bourlingué entre l’Espagne, l’Italie, la France, la Hollande et la Belgique pays de son épouse. Comme si tout cela ne suffisait pas, Mamadou Fakoly Doumbouya, engagé dans le monde du travail se mit à l’école du syndicalisme, avec comme mentor, feu Iba Ndiaye Diadji qui fit de lui le secrétaire administratif de la C.S.A. jusqu’à sa retraite. Après un tel parcours, on a nécessairement à dire. Il choisit la voie de l’écriture pour faire entendre sa voix. Sa dernière publication, « D’une chambre à l’autre » fut le prétexte de notre rencontre fort intéressante. Le livre a pleinement joué son rôle car il a suscité un débat riche et passionnant sur les questions sociétales comme polygamie, éducation, interaction parents et beaux-parents etc. Le temps n’a pas suffi. Ô ennemi de l’homme ! La grande leçon à tirer de cette séance, c’est que, l’espace d’une après-midi, le culte du diplôme est tombé. La mythification du baccalauréat, l’idolâtrie du master, Mamadou Fakoly Doumbouya y a porté un coup de massue. Sans diplôme, il a publié six romans : au Sénégal (N.E.A.), en France (Le lys bleu), en Côte d’Ivoire (N.E.I.) et au Togo (Awodi) à l’occasion desquels, il mène une réflexion de haute facture intellectuelle. Les capacités et la compétence sont encore des valeurs sures ! Heureusement. Ne pas confondre avec le roman de Colombe Spitzer du même titre Editions Amalthée. Bravo ! Petit-fils de Macenta.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbeegaan Kodddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484851582._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">30/03/2020</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles :</h3>



<h3 class="wp-block-heading">LU POUR VOUS</h3>



<h3 class="wp-block-heading">‘’Le vent te chante Mustafa’’</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Poème.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Je suis de nature claustrophobe. Mon esprit réfractaire au confinement se fait rétif pendant le cloisonnement. Alors, je m’échappe par la lecture. Un livre en main, pendant un moment de seconde détente, je surfe sur le net, et tombe sur la page AFROpoésie. Une image m’interpelle, un titre me retient, c’est un poème qui me séduit et le tout me transporte… ‘’MUSTAPHA, LE VENT TE CHANTE’’ Poème sublime, une ode dirait-on, à la gloire du sceau des prophètes, Seydina Muhammad, le fils d’Abdallah (PSL). Tout y est. Le rythme et les couleurs nous y conduisent dans une explosion vernale : c’est l’extase. Pourtant, fort heureusement, l’ensemble repose sur une foi inébranlable en Dieu, avec une pondération digne du soufisme. Ici, dans cet hymne que rythme le ‘tabala’’ de nos cœurs, c’est l’Afrique, incarnée par une dame du Sénégal, qui chante l’Imaam des prophètes, Seydinaa Muhamad (PSL). Que ce poème fasse le tour du monde. Qu’il soit lu sous tous les cieux. Que son suc nourrisse les âmes les plus agitées qui soient, pour qu’Allah règne dans tous les cœurs, éternellement. Fatou Yelly Faye est de la race des femmes africaines qui résistent à la déferlante du ‘’copier-coller’’ de tout ce qui est ‘’ venant ‘’. Avec sa coiffe rebelle, elle incarne le refus du mimétisme, c’est la dégaine de l’authenticité africaine sans complexe. Elle est militante, sans être féministe, je la vois ‘’femministe’’, c’est-à-dire Eve aux côtés de Adam. Bravo ! Madame, bravo !!! ‘’Le vent te chante Mustafaa’’ n’est pas seulement un poème, mais aussi une profession de foi, une ‘’shahada’’. Son auteur brandit haut l’étendard des soumis, souvent distraits par les tromperies du quotidien. Que le claquement de cette bannière nous réveille et nous ramène, repentants, sur la voie Mouhamédienne du salut. Merci Sœur Fatou Yelly. Avancez ! Ayez le vent en poupe, avec la bénédiction de tous les saints. Défendez pour longtemps encore notre africanité souvent malmenée et chantez notre prophète bien aimé, de la plume comme de la voix. Continuez à garder le temple de nos valeurs. L’Afrique vous le revaudra.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>



<h3 class="wp-block-heading">03/04/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Fatou Yelly Faye (Poétesse)</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Je n’ai pas lu votre recueil de poèmes. Mais sur votre personnage, comme un livre ouvert, ou une âme généreuse qui se livre, j’ai pu lire et relire. Je vous ai trouvée assise, sous l’auvent des Vendredis Du Livre, bien habillée, à l’africaine. Ô ! Que joliment ! Vivent le ‘’lépi’’, le ‘’légos’’ et le ‘’rabal’’. Fi ! Les décolletés, les tailleurs et les jupes. Les jambes nues d’une femme en mise, c’est le coq qui chante avant l’aube. On lui dit « Tais-toi ! C’est trop tôt. » En vous serrant la main, votre sourire radieux m’installa dans le confort d’un accueil chaleureux. Tout de suite, mon attention fut happée par ‘’le Téngaandé’’, ce joli chapeau du Fouta et de Zender, majestueusement porté, tel le diadème d’une Linguère fraichement intronisée. Sur la crête de cette coiffe, deux rubans : l’un est noir, l’autre est rouge. L’on peut penser que c’est un coucou à Stendhal. Non ! Madame ne me semble pas du genre à s’agripper à la culture occidentale quoiqu’intellectuelle hautement formée à cette école. Elle revendique son africanité, exhibe sa sénégalité, affirme sa dignité de femme de valeurs. Le noir du ruban, n’est-ce pas celui que Bernard Dadié qualifie de la couleur de tous les jours ? Ce noir-là est celui du Noun chaotique du début de la création de l’univers comme le comprenaient les égyptiens antiques. Le noir, couleur de l’encre du coran est la couleur du début et celle de la fin. Quant au rouge, celui des devins saltigués d’où pendent les petits miroirs, c’est la couleur du sacrifice, du courage, de l’abnégation, de la parturiente qui accouche dans la douleur, c’est l’esprit en sang du poète qui cogite. Avec ce Tengaadé aux deux rubans et sa mise vestimentaire bien de chez nous, la poétesse Fatou Yelly Faye tient un grand discours panafricaniste. Après vous avoir bien observée, je me suis dit : « Ça y est. Tout est dit. Même si Madame ne prononce pas un seul mot, sa présence a suffisamment parlé. » Tout se confirma. Quand vous avez dit avec tant de brio l’un de vos poèmes (en français puis dans un succulent wolof), la phrase de Hugo m’est tout de suite revenue : « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface. » Voilà ! Me disais-je. C’est exactement la dame dont j’ai lu le livre sans même l’ouvrir. Au moment où vous déclamiez ce texte à la facture poétique si élevée, l’image qui s’était fixée dans mon entendement, en se mouvant, vous présentait, debout sur une racine de baobab, criant à l’africaine tentée, qui s’élance vers les effluves des dessus de mer. Tu lui disais : « Reviens ! Ne pars pas. Cette lueur qui apparait, au-delà de l’océan, n’est qu’un leurre, une écume qui, bientôt se tassera et disparaitra à la surface de l’océan. » Merci la poétesse, pour la leçon. Bravo, l’avant-gardiste, pour l’alerte. Vous fîtes mieux. Ce visage avenant que vous avez gardé jusqu’à la fin de la séance, nous avons fini par comprendre que ce n’était qu’un sourire avant rire. Celui-ci nous vint plusieurs fois sous la forme d’un bonheur que vous avez gracieusement distribué à l’assistance. L’instant fut sublime. Merci. Revenez-nous. Vous nous aurez encore tous sur place.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">In sha Allah.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484851316._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">27/10/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Pape Samba Kane.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Ce jour-là, en allant à l’espace ‘’Les Vendredis Du Livre’’, je me disais : « Mbegaan ! Que Diantre vas-tu faire là ? ‘’A la danse des diables’’ ? » Le Sabaru jinne, parmi les légendes qu’on nous racontait à l’enfance, est demeuré dans mon esprit d’éternel gosse, la plus terrifiante. Je me souviens comme de mon dîner d’hier, de Khady la bossue partie au Sabaru jinne, à la danse des diablesses donc, pour y laisser sa bosse si encombrante. Malheur lui advint car on rajouta une bosse à la sienne. Ce soir-là, elle rentra avec deux boules de graisse sur le dos. Comme cela, on nous apprenait qu’il valait mieux vivre dignement avec son sort que de chercher à pactiser ou de ruser avec le diable pour le changer. En fait, je dois vous le dire ; ‘’Sabaru Jinne’’ est un roman écrit par un certain Pape Samba Kane. Celui-là, je l’ai vu à la télé, notamment à l’émission ‘’Lis tes ratures’’. Chers amis, comme vous devez le constater, la télé a ceci de barbant qu’elle nous impose l’image qu’elle a fabriquée et finit par la fixer durablement dans notre tête. Vous le savez mieux que moi, l’image virtuelle n’est pas fidèle, elle n ‘est jamais innocente, elle est orientée, cadrée, élaborée. C’est pourquoi nombre d’entre nous, préférons la radio. Car, quand on écoute la radio, on se fait sa propre image des personnages en y mettant les couleurs que nous voulons. Sur une toile, nous peignons l’image que nous offre la voix du speaker. L’image de Pape Samba Kane qui se présentait à l’écran était celle d’un poseur, avec des attitudes de frimeur intello du genre Bernard Henri Lévy… Quelqu’un comme ça, qu’a-t-il à parler de nos ‘’jinn’’ de diables ? Ce contraste suscita des interrogations chez moi et éveilla ma curiosité. C’est justement cet intérêt si vif pour l’auteur de ce curieux livre qui motivait mon déplacement. Il n’anéantissait pas ma crainte des jinne, mais il repoussait ma peur qui ne se dissiperait qu’à la vue de l’auteur sans ses jinne de diablotins. Ainsi, j’y suis allé. Je l’ai trouvé sous l’auvent, en grande conversation avec Caster Camara. Il me fit un sourire ‘’service minimum’’. Puis la séance commença. Je pus l’écouter et l’observer. Ma vision sur lui changea en un rien de temps. Les préjugés tombèrent, emportant les fragiles présupposés. D’abord la mise vestimentaire. Point de tee-shirt ‘’écolo’’ à la Noel Mamer. Un boubou aux couleurs vives et bigarrées, cousu sans fioriture, dépourvu de prétention, pourtant si joli ! Mélange succulent de couleurs diverses, toutes vivantes, ‘’sauce gombo’’, comme une Afrique plurielle qui expose sa diversité dans la joie. Ainsi est le discours, simple, racé, dans un français coulant mais agrémenté d’un savoureux wolof, africain et africaniste. Le titre du roman, il a tenu à le garder dans la langue wolof car dit-il, « C’est l’affirmation d’une volonté d’encrage culturel. » « Le lecteur doit s’approprier la culture de l’écrivain. » Pour bien mesurer la valeur de son nationalisme panafricaniste, il faut connaitre le contexte sénégalais. Monsieur Kane est toucouleur, et comme tous ceux de son ethnie, il est attaché à sa langue maternelle. Pourtant, ici, il vote pour le wolof, langue nationale, certes pas majoritaire du point de vue numérique mais qui bénéficie de plus en plus d’une portée hégémonique. Je suis séreer, mais comme lui, je plébiscite le wolof. Généralement, la langue que l’on apprend hors de la maison, c’est le parler commun, il s’impose. Sa barbiche blanchie, l’air négligée, prolonge le flegme jusqu’à la coiffure rasta du genre ‘’Je n’ai pas le temps de m’occuper de mes cheveux’’. Cela me rappelle tout simplement la phrase de MaoTsétoung « Qui veut balayer le monde n’a pas le temps de balayer sa chambre. » Visiblement, Monsieur s’occupe moins de son apparence que de ses idées. Ne plaint-il pas dans le livre ceux qui, les pauvres « … ne pouvaient concevoir que l’on ne pût admirer quelqu’un pour des idées et non pour sa plastique et ses fringues » ? Michel, fidèle au rituel, avec son talent habituel, nous a présenté le livre. Une œuvre majeure, un texte pour initiés. Suspenses, surprises dans cette Medina, alors banlieue dakaroise qui pétillait de vie. Caster s’y est mêlé, parlant de mise en abîme que j’ai devinée, plongeante. De toutes ces explications mêlées à celles de l’auteur, il ressort que la trame du roman, de façon générale, s’est tissée autour d’un seul personnage dans une chambre. L’auteur d’un roman dans le roman ? Talla est le héros d’un roman qu’écrit Massata : « Les rêveries sur le réel » Dans tout cela, il est où, Pape Samba Kane, l’auteur de Sabaru jinne ou la danse des diablesses ? Il répond que son œuvre est une fiction qui se nourrit copieusement du réel. Hum ! Il faut qu’on le lise, d’autant plus que, à en juger par sa communication orale si captivante avec de belles tournures de phrases, l’artiste doit avoir une plume superbe… N’oublions pas que celui qui nous occupe est un journaliste de profession formé à l’école de ces précurseurs de la liberté de la presse qui, de leur encre, ont fondé la démocratie au Sénégal. Cafard libéré, Sud Hebdo, WalFadjri, Témoin. Tout jeune, il y a été adulé, sa plume y a été hautement appréciée. Le journaliste qui passe à l’écriture, c’est courant. Mais ne vous trompez pas, ce n’est pas son cas. C’est l’écriture qui l’a amené au journaliste. Ses beaux textes ont été repérés, puis sa plume l’a conduit à la rédaction des gazettes ci-dessus citées, ces journaux phares. Parlant à nos jeunes, l’écrivain, généreux dans l’âme, a donné des conseils fort utiles : « Prenez le temps car ‘’ Écrire, c’est 90% de transpiration, 10 % de talent.’’ » Et lui de citer Charles Baudelaire « L’inspiration est décidément la sœur du travail journalier. » Il m’est arrivé, leur dit-il, de rester toute une journée sur une phrase. Puis, répondant de façon franche et didactique à toutes les questions de l’auditoire, il donna un point de vue qui emporta mon adhésion : « Gardons le français. Nous avons trop souffert pour l’avoir, trop dépensé ; en esclavage, en colonisation, etc. Le français nous appartient. Gardons-le. » Cette idée, je l’ai toujours défendue en citant Kateb Yacine : « Le français est pour nous un butin de guerre. Un butin de guerre, on ne le rend pas. » Le jeune professeur, Serigne Guèye m’a rétorqué que le français n’est pas un butin de guerre. On nous l’a imposé. Il a raison. Le français a été à la fois, instrument et symbole d’une domination impitoyable. Il porte en lui des relents détestables, nauséabonds et abominables. Mais en même temps est ce que nous ne l’avons pas ramassé dans les ruines laissées par les défaites de Samory Touré, Elhadj Omar Tall, Lat Dior Diop… Est-ce que nous ne pouvons pas nous l’approprier, en faire un outil à utiliser à notre guise, selon nos besoins ? Cela, évidemment, le temps de faire courageusement de nos langues nationales de véritables langues de promotion sociale, car, c’est seulement à ce prix-là qu’elles pourront accompagner, de façon écrite, notre marche vers le développement. En attendant, servons-nous du français en africains, c’est-à-dire comme d’un outil que l’on arrache à l’ennemi dominateur, pour fabriquer l’arme de sa libération. J’invite tout le monde à dire Bravo à Pape Samba Kane, artiste par la plume et à réfléchir sur le sujet : ‘’Le français et nous.’’</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Personnellement, j’y reviendrai in sha Allah.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484851136._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">16/06/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles Ndongo Mbaye sur trois poèmes :</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« L’oiseau libre dans sa cage/Lyre de lune, nuit lyrique/Perles. » Le romancier comme le nouvelliste et le fabuliste est surveillé, épié, traqué par un lecteur suspicieux, prêt à dénicher cette partie de nous, qui est cachée dans les personnages de notre invention. Alors, l’auteur joue à cache-cache pour se dissimuler. Le poète est libre comme Ndongo Mbaye, tant que sa plume glisse sur la feuille. Il nous embarque et, abandonnant volontiers ‘’les perles de la souffrance’’ sur ‘’des nuits étalées’’, nous transporte vers ‘’nos champs de songe’’, ‘’ nuits enluminées par des rayons de liberté.’’ Ndongo Mbaye ne fait pas dans la contemplation d’un passé révolu, ni dans la béate adoration de divinités oubliées. Il ne prie pas sur des masques et ne réclame pas des poupées noires. Il fréquente son lecteur au quotidien et lui murmure, à lui caresser le tympan, des mots d’espoir, des mots pour l’action positive. Il sème des grains de bonheur. La liberté ! Quel mot ! Le poète s’exclame : ‘’Qui a nommé la liberté pour la faire exister ?’’ La liberté. Qu’est-ce que la liberté ? Où la trouve-t-on ? L’oiseau est malicieux. Devant la porte de sa cage ouverte pour le libérer, il sourit, recule et se réfugie au fond de sa demeure. Sa liberté est à l’intérieur…de sa ‘’captivité’’. Le poète, démiurge, s’est envolé avec la morale ailée, d’une rive à l’autre, se moquant du vrai prisonnier, celui qui l’a mis dans cette cage. Ndongo Mbaye est un poète qui, par humilité et par humanité, met sa plume au service de l’immensité d’une empathie qui se livre à la première personne d’un singulier qui caresse notre pudeur dans le sens de notre susceptibilité. L’homme est un océan de sentiments, sa muse est enjouée, lunaire. Avec lui, chaque vers est un voluptueux instant, un moment de bonheur, ‘’le bonheur des envies tissées dans des pagnes du Gandiol’’ de ses ascendants. Vous ai-je déjà dit que notre auteur est un panafricaniste ? Oui ! Mais un panafricaniste tendu vers l’universalité, celui-là, ‘’qu’aucune muraille du monde n’arrêtera’’. Il proclame d’abord son africanité, lui Muntu, lui Ubuntu, puis appelle à la Renaissance africaine pour enfin dire : ’’Nous rirons en chœur, misères blanches, misères noires, misères incolores, Nous traverserons main dans la main…Nous danserons avec les soleils insulaires, gorgés d’eau…’’ Que c’est beau ! Chez Ndongo Mbaye, c’est comme chez Charles Baudelaire, ‘’Les mots sont enceints d’images.’’ Tout nous est dit en images qui défilent sous nos yeux fermés, dans l’ambiance de sonorités visibles. Nous voyons avec le cœur et entendons avec les yeux. Aux Vendredis du Livre, il a émerveillé. Le public conquis, était accroché à ses lèvres quand il déclamait avec transport, dans un élan de générosité débordante, le poème de Senghor « Joal ». ‘’ Kor Siga! ‘’ ‘’ O Kor Siga !‘’</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Merci Poète, pour tes murmures.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484850826._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">25/10/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Dilemme fatal »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Il y en a qui prennent la banlieue pour une pataugeoire, au propre comme au figuré. Qu’ils viennent à Guédiawaye. La Culture y a trouvé son lit. Ici, ‘’banlieue’’ est égale à ‘’bon lieu’’, surtout à l’espace ‘’Les Vendredis Du Livre’’. Là, le livre se livre jusqu’à la lie. Pape Michel Mendy est l’animateur du groupe. Il en est la cheville ouvrière. Vous l’y trouvez, organisateur, coordonnateur et intervieweur. Sa riche culture générale lui permet d’aborder avec les invités bien des domaines de la connaissance et de l’écrit. Soit dit en passant, Monsieur s’est essayé aux ‘’Lettres institutionnelles ’’dites modernes. Mais puisque l’Université n’est pas la ‘’Cité de l’univers’’, il a décidé de planter ses choux ailleurs, en terre plus fertile ; l’éducation. La didactique le suit partout ; dans les classes comme dans ses interventions aux Vendredis Du Livre ou au Forum Civil qu’il représente à Guédiawaye. Il est connu comme acteur dynamique de la société civile, militant de la cause écologique. Ce que l’on ne sait pas forcément de lui, c’est que Michel est un écrivain, un nouvelliste de talent. En effet, il est l’auteur d’un recueil de nouvelles que j’aurais bien aimé-vous conter par le menu. Mais, en ai-je le droit ? Le livre est en vente. Les sept nouvelles du recueil sont à la fois incisives et bien épicées. L’intention littéraire est bien sûr pédagogique. Déformation professionnelle ? En tout cas, au détour de chaque texte, on attend que la leçon soit tirée, résumée en une sentence, à la manière de la Fontaine. Non. Ici l’auteur ne tire pas la leçon. Comme le recommande la pédagogie active, il revient au destinataire du message de forger sa résolution à partir de l’histoire racontée. Tout nous est narré comme pendant les veillées entre camarades, juste pour faire rire. L’humour est au centre de l’œuvre, même si la situation traitée est tragique. Dans « Boy Town », un garçon a enfoui furtivement, dans une petite sacoche, un million de nos francs, somme prêtée à sa vieille mère par une banque pour… Entre le garçon et la vieille, qui devait garder le sac ? Croyez-moi. Cette nouvelle, je l’ai dévorée, les yeux rivés sur ce sac qui visiblement avait été repéré par une attention pleine d’ambition… « Le miroir aux alouettes », « Engrenage », « Règlement de comptes », « Passion féline », « Les gardiens de nos âmes » ! On en rit à gorge déployée. Pourtant, tous les travers de notre société y sont dénoncés et soulignés. Imaginez un fanfaron mis à l’épreuve devant ceux qu’il épatait en cachant sa veulerie. Résultat des courses…Et cet imam qui, au moment du prêche sort de sa poche un programme de P.M.U. ? Que dire aux fidèles qui attendent la parole de Dieu ? Pleins d’histoires légères que Michel nous narre dans une belle littérarité. « Dilemme fatal » est le récit d’un déchirement poignant. Devant l’expectative, quelle fin ! O ! Quelle fin ! On en écrase une larme. Vous ai-je parlé du rythme ? Cela transpire le ton de la musique urbaine. Les soixante huitards ont fait des émules. P.B.S. aussi a marqué l’esprit d’une génération. Qu’ils se déploient sur les planches, qu’ils chantent ou qu’ils écrivent, dans leurs flots, ils rouspètent tous, ils contestent et déplorent. Mais, pénétré de sa religion, Michel en garde les bonnes manières, sachant que l’écrivain africain n’est pas ivre de sa liberté, il en use avec mesure. Ne vous laissez donc pas tromper par le bonnet Cabral porté à la ‘’Y’en a marre’’. Il est civil et très prévenant. Venez aux Vendredis Du Livre, vous y serez bien reçus et bien traités.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484850574._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">14/09/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">MES BONNES FEUILLES</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mariama Ndoye</h3>



<h3 class="wp-block-heading">‘’Les Vendredis Du Livre’’ sans son Président, Mamadou Camara Caster, alité. Quand il m’a appelé au téléphone, c’était pour me dire : « Allez-y. Allez-y tous, accueillir Mariama. » Mariama, c’est sa madeleine de Proust. Dans son enfance, il a subi des sévices, de façon séquentielle, de la part d’une marâtre acariâtre. Mais, à chaque fois, il était recueilli, consolé, apaisé et revigoré par une sœur, Mariama, une mer de tendresse, un océan de bonté. Substitution, transfert ou projection, la vue de Mariama Ndoye, immense empathie, convoque l’image de la bonne dame de son enfance, à chaque rencontre. Puis, leur passion commune, la Littérature les rapproche dans une appréciation mutuelle. J’y ai été. Je l’ai trouvée sous l’auvent, assise à côté de Fatou Yelly Faye, une autre grande figure de la littérature sénégalaise, africaine. Poétesse ? Oui. Poème elle-même, sans doute. Son ‘’Tengaade’’, sa robe colorée et ses parures disent un long poème en vers libres, dont le rythme et les couleurs proclament l’authenticité de son être…L’habit ne fait pas le moine. Mais il le désigne. L’invitée, je lui ai serré la main. Son sourire, il m’a fallu le chercher, au prix d’une déférente courtoisie. Il me vint, éblouissant ; ça valait bien le détour. Le prétexte de la rencontre ? Son roman ’’L’arbre s’est penché’’. Une belle œuvre, plusieurs fois primée. C’est normal, ce livre, à mi-chemin entre le roman et le récit, parle à l’âme africaine, mais pas seulement. Partout dans le monde, on y voit notre propre mère. C’est ainsi qu’à Genève aussi, il a fait l’objet d’un accueil honorable. Voilà un livre que son auteur a écrit en pleurant. On le lit, nécessairement en pleurant. Elle y a su tellement bien parler de notre Mère, la sienne, qu’on lui décernerait des prix, encore des prix, toujours des prix. Certains écrivains vident leur sac en un livre ou deux et s’effacent. Madame, après plusieurs publications, a encore à dire, à écrire. Elle est imbue de la sève d’une oralité léboue, à écrire, écrire, écrire. « C’est l’émotion qui me fait prendre la plume. » Dit-elle. « Or, ma famille, mes amis et ma ville m’émeuvent au plus haut point…Dans mes écrits, je parle de ce que j’aime, de ceux que j’aime… » Elle fait notamment dans la littérature enfantine. Désir et besoin de parler aux enfants. « Les enfants passent beaucoup de temps avec les enseignants. Ceux-ci ont donc un grand rôle à jouer. » Remarque-t-elle. Et elle poursuit, à propos de livre et de lecture : « Les enfants s’intéressent à tout. Tout dépend de ce qu’on leur met sur la main. » C’est clair ; Madame a une âme de pédagogue. Cela m’enchante et me rassure qu’une aussi grande Dame, hautement diplômée, ayant travaillé sur l’international de façon si distinguée, une spécialiste conseiller du Président de la République, magnifie dans toutes ses œuvres les valeurs africaines de l’éducation, de la tradition et qu’elle veuille en parler aux jeunes pour les munir d’une base solide de ‘’savoir être’’ africain. Qu’elle leur parle, l’écrivaine, la plume trempée à l’encre de la sagesse des ‘’ ndey ji reew’’ ! Qu’elle leur dise, sur le ton de Cheikh Hamidou Kane, comment apprécier d’une tête froide, ce qu’il faut qu’ils prennent à l’Occident et ce qu’il faut qu’ils lui laissent. Fille, sa mère lui faisait la leçon sur l’importance de la virginité à travers la didactique du ‘’Tuus’’ ; ce tam-tam dont le son perçant fendait le silence d’avant-aube pour annoncer la gloire d’une nouvelle mariée, sortie de sa case nuptiale, son hymen fraichement répandu sur la blancheur immaculée de son pagne témoin. De cette même mère, si dévouée à son mari, elle parle avec tant d’admiration qu’on la verrait bien suivre ses traces, sans bougonner. Quelque part, on a pu l’étiqueter ‘’féministe’’. Soit. À chacun sa vision des choses. Moi je la qualifierais de ‘’Femministe’’. La féministe lutte pour des droits : droit à la liberté, à l’égalité avec les hommes… La ‘’femministe’’ ne lutte pas. Elle accompagne et complète l’homme, ce grand enfant qu’elle sait tenir dans ses mains si divines. Elle s’emploie à préserver les valeurs de la femme, celle qui sait qu’elle est garante de l’équilibre de la société qui chancelle sans cesse, jour et nuit&#8230; C’est d’ailleurs pourquoi elle nous traite, nous les hommes, « de colosses aux pieds d’argile… qui redeviennent enfants dans notre giron. » ‘’ Comme du bon pain’’ Roman. Sourires ! C’est là, Madame, vous l’avez bien compris, la douce romance de la comédie d’une pièce à deux acteurs : le jom galle (Borom keur) et le jom suudu (Borom neegue) De toute façon, Madame, l’auteure de ‘’Soukeye’’, de ‘’Témour’’, de ‘’Vous à moi’’, de ‘’Parfums d’enfance’’ et autres, de ce qu’elle dégage et de ce qui suinte de ses écrits, ne fera jamais tomber le colosse aux fragiles pieds d’argile et non plus, ne le laissera guère tomber, parce que justement, foncièrement femministe. Tenez ! Après son parcours de mannequin en France, puis d’intellectuelle ayant élu ses quartiers au Musée du Louvre, belle jeune femme ayant vécu en haute société africaine, elle aurait pu nous revenir, carrément autre ! ’’Lavée cirée’’ quoi ! Comme ceux et celles qui imitent les tubaabas et répètent sans discernement, tout ce qu’on nous balance. Que non ! Elle a gardé l’esprit africain, le teint bien noir, les manières bien sénégalaises dans une simplicité élégante, empreinte d’une coquette dignité. Telle la Reine Ndatté Yalla. Que son allure d’étudiante ne vous trompe. Ses voisines d’hôtel à la Mecque s’y sont laissé prendre. Elles lui collaient le sobriquet de tubaab. Avant la fin du pèlerinage, leur vision d’elle avait changé. Nouvelle appellation : ’’ Notre fille bien éduquée ’’. Entre temps, elle s’était mise à leur service, faisant les courses par-ci, le ménage par-là, soignant les petits bobos tout en devisant poliment… Elle est assurément ‘’femministe’’ car je l’ai vue à ‘’Keur Birago’’, adulée, ‘’mise sur hamac’’ par toute une communauté léboue qui l’aurait laissée à son européanisme si elle en avait fait montre. Mais, assurément, entre Simone Veil, Maam Kumba Laamba et Maam Jaara Buso, elle sait où mettre le curseur, tout près du cœur, non loin de l’esprit. Authenticité ! Nous l’aimons surtout pour ça et l’adorons comme ça. C’est pourquoi nous lui disons : « Restez comme vous êtes, Madame, ne changez pas. Revenez-nous ! On en redemande. »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">P.S. Néologisme : -Femministe : femme qui incarne les valeurs de la femme véritable.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484850145._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">07/07/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles</h3>



<h3 class="wp-block-heading">( Spécial : un personnage)</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Amadou Lamine Sall</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Sitôt sorti de son bureau, Un appel retentit dans le tympan de mon cœur. C’était la voix d’outre-tombe de son ami Sédar Senghor : « Alors, tu l’as vu ? Oui ! Poète, j’ai vu le Poète. En y allant, l’image était du jeune homme sémillant Quand tu déclamais des paroles agréables à l’oreille et à l’esprit Qui t’appuyait, sur le tempo, de son ‘’dëgëla, dëgëla, dëgëla O ! Que passionnément ! Oui ! Poète, j’ai vu le Poète. Je l’ai trouvé, avenant et aussi sage qu’un jeune Mawdo du Ferlo Repu d’honneurs, de distinctions et de glorieux parcours du monde Mais il doute encore de son talent, attendant que la postérité le juge. Oui ! Poète, j’ai vu le Poète. Hier, il nous a transportés, égayés, angoissés, agités, ôtés de doutes Avec, il t’en souvient, Comme un iceberg en flammes, Mante des aurores… Aujourd’hui, il répand la flamme verte de la création, tel un Feu de brousse… Oui ! Poète, j’ai vu le Poète. Surtout, qu’il ne pose sa plume, car, la Création est assurément affaire divine. Les Prophètes transmettent le message, le Poète le porte sur sa plume, comme lui Pour recréer le monde par ses rêves utiles, construits sur une pensée qui se libère. Oui ! Poète, j’ai vu le Poète. Qu’il écrive encore et encore. Que sa plume mieux affutée par l’âge, jamais ne sèche. Qu’il peuple nos rêves même éveillés, de suaves allégories et de métaphores succulentes Pour nous dire, didactique, comment murmurer des choses agréables à l’oreille et à l’esprit. Oui ! Poète, j’ai vu le Poète. Tu as prôné le métissage culturel comme la levure et la farine blanche pour un universel meilleur ! Les voilà, les toucouleurs, en conclave chez les Sall, ceux d’en haut comme ceux d’à côté, Pour prendre femmes chez les sérères afin que leur intelligence s’aiguise et que leur force se décuple. Oui ! Poète, j’ai vu le Poète. J’appelle tous les sérères ! Que l’on se mette en rangs serrés ! Suons ! Transpirons ! Fouillons ! Bêchons ! Ne laissons nulle place où la main passe et repasse ! Prenons-en, des femmes toucouleures ! Ainsi, à notre tour, nous deviendrons ce que sont les Sall et même ce qu’ils ne sont pas encore ! Oui ! Poète, j’ai vu le Poète. En le quittant, je me suis dit : « Il n’a pas rompu l’alliance. O ! Kor Siga de la sève de Joal la belle ! Le Pacte scellé dans la cour de ‘’Tokor Waly’ ’demeure valide. Sédar de Djilor, tu n’es pas mort, Car Amadou Lamine Sall embouche la trompette des mots liants du Sine qui fend le silence du Fouta Et embarque dans la caravane romanesque de Casa les lettres en wagons sur le pont Faidherbe. »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">25/10/2019</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484849962._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Alioune Badara Sène, le Poète de Ndaayaan.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Laissez-vous transporter sur le dos de l’épervier qui tient par ses pattes, le reste des restes de l’enfant de Ndaayaan. L’enfant ? Oui ! La fille gâtée que l’on chatouillait quand on châtiait sa demi-sœur. Ô ! Injuste marâtre, la belle-mère acariâtre ! La fille souffre-douleur, par la grâce de Dieu, fut comblée de richesses et d’honneur : mille troupeaux de toutes bêtes, de l’or en abondance, une haie de princes à genoux. L’oiseau chante : « L’enfant qui s’aventurait vers la rivière de Ndaayaan, voici son cœur ! » Combien sommes-nous de sénégalais à être entrés à l’école de Ndaayaan par la porte de cette légende, la fabuleuse morale ? Le Kumba am ndey et le Kumba amul ndey, c’est proscrit, complètement banni. L’oiseau chante : « L’enfant qui s’aventurait vers la rivière de Ndaayaan, voici son cœur ! » « Vous êtes sur le dos du géant oiseau, dans les airs de Ndaayaan ? Restez-y. » Dit une voix. « Je suis le Poète de Ndaayaan ! Par ma plume, Ndaayaan revient d’hibernation, tel le phénix qui renait de ses cendres. » Au fond de la marmite, gÏt le gratin. Fils de Ndaayaan, Alioune Badara Sène entre en Poésie comme on entre en religion : « Tu as la vie comme maladie Allah comme médecin Le Coran comme notice L’islam comme remède. » Quand je lis ses poèmes, je me dis : ‘’ Ce créateur-ci ne tire pas des fleurs du mal. Il n’insulte pas la morale pour faire sensation.’’ Au contraire, il dit à l’autre : « Perds ton vice Range ta lame. » Et puis, vous l’ai-je déjà dit ? Le Poète de Ndaayaan vibre au rythme de son monde si barbare et s’indigne « …du silence coupable de l’humanité » quand « La Syrie se décime Le Burundi vacille Le Congo agonise Le sein nourricier de la mère perforé Le bébé sans voix lève la tête au ciel La famine sévit et l’humanité se tait. » Pourtant, nulle rage vindicative. Nulle haine. Il rejoint Aimé Césaire qui disait : « Ne faites pas de moi cet homme de haine pour qui je n’ai que haine. » Incapable de détestation, sa mansuétude se signale dans sa prière : « Je voudrais qu’il pleuve sur la terre Comme il pleut dans mon cœur, Paix et amour » Ah ! Ndaayaan ! Contrée aux sources multiples qui inspire Alioune Badara Sène, parle-nous, encore, encore et encore. Tu ne l’as pas fait seulement poète, mais aussi critique littéraire et romancier. En effet, son analyse de ‘’Vol de nuit’’ du célèbre A. De Saint Exupéry est remarquable tandis que son roman ‘’Une très longue nuit’’ qu’il offre sur Facebook, page par page fait fureur. Allez à la page 26, vous y resterez un moment car c’est captivant. Un roi, sur son lit de mort fait ses adieux à sa femme, l’amour de sa vie, qui décide de l’accompagner, dans un seul et même linceul par fidélité. Le roi tente de l’en dissuader. Sublime tragédie ! Salaam cher confrère.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">‘’ Bonne arrivée ‘’ à la CONEES.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484849905._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">En guise de Préface</h3>



<h3 class="wp-block-heading">La banlieue dakaroise est connue pour ses lutteurs, ses rappeurs et dans une moindre mesure, ses acteurs du septième art. Une écrivaine née à Guédiawaye où elle a grandi, c’est presque dans l’ordre de l’inaccoutumé. Pourtant, ici, que de talents en littérature ! Qui veut s’en convaincre n’a qu’à passer à l’espace ‘’Les Vendredis du Livre’’. Avec son livre ‘’ Bara et Nina’’, Yacine Sèye récidive. Auparavant, elle avait publié ‘’Sokhna et Sokhna’’, une peinture très réaliste de sa société avec focus sur une fille qui se présente par les deux faces de Janus : Sokhna, la fille de son temps et Sokhna la vertueuse en gêne constante dans son milieu de vie. ‘’Bara et Nina ‘’ est un ouvrage original que le plus pressé d’entre nous, faute d’avoir suivi le tempo de ‘’la valse’’, pourrait ranger dans la banalité des récits basés sur des lieux communs. Il démarre par un incipit à la Balzac, qui est lent, long et progressif. Bara, le héros du récit naît sous nos yeux, à la page vingt-six. Nous assistons à sa naissance et même à son baptême. Ce garçon est fait avant son arrivée sur terre. Les conditions de son déterminisme social nous sont présentées. « Dieu nous crée, la société nous fait. » Semble dire Yacine Sèye. La société qui a fait Bara nous apparaît dans un tableau vivant, exécuté avec le talent d’un peintre du concret. Nous voyons l’auteure muser dans les ruelles de notre monde, munie d’un micro ainsi que d’une caméra. Tout nous est conté par le menu. Aucun plaisir ne nous est volé. Nous voyons les images par des verbes de perception judicieux, écoutons les histoires vivantes du quotidien et même d’un passé récent, situons les moments marquants de la vie de notre héros par des repères qui ne comptent pas le temps, mais l’indiquent, simplement. L’espace, sans limite, appartient à l’auteure qui, omnisciente, nous y mène, comme dans une visite guidée. La plume de Yacine Sèye est comme une ‘’jeegu Ndar’’, cette grande dame saint-louisienne qui marchait lentement, avec la grâce d’une âme en paix. L’avantage de cette démarche nonchalante est que la narratrice prend son temps, s’arrête par moments ; pour observer, plaisanter, écouter le caquètement des femmes, entendre les récriminations des passants, suivre le fonctionnement de la chaîne de solidarité en Banlieue… Les aberrations de sa société, notre romancière ne s’en émeut pas outre mesure, elle ne les critique pas. Mais, comme une maîtresse d’école, se servant d’un stylo à l’encre rouge-vif, elle les souligne pour que tout le monde les voie. Un enfant désavantagé de façon flagrante au profit de son puîné ! Que de ravages! Que de chaos psychologiques ! Et puis, la conduite licencieuse de certaines femmes! Les dégâts collatéraux que font subir les politiciens aux populations démunies! Ce roman à construction linéaire, écrit comme la concrétion d’une sauce ‘’gombo’’, est d’un accès tellement facile qu’il fait penser au ‘’roman de gare’’. Pourtant il nous entraîne dans une descente en profondeur, une fouille du subconscient dans un but thérapeutique au bénéfice de ces malades qui n’en ont pas l’air. Cette démarche freudienne vise qui? Vous ? Moi? Nous? Evidemment, cela ne peut pas se passer sans choc, et choc, il y a eu… Nina! Qui est Nina? La conjonction qui la lie à Bara, les met-elle face à face ? Côte à côte ? Jusqu’à quand ? Bara quitte son lit d’hôpital sans être libéré. Tout en claudiquant, il clame : « Je suis guéri de mon mal. » Dès lors, apparaît l’intention littéraire. Le mobile pédagogique? Les deux! Car, notre romancière ne fait pas dans l’art pour l’art. Elle écrit avec la ferme volonté de prendre la parole, dans le but de proposer une lecture sociologique des faits de son monde qu’il faut comprendre pour pouvoir contribuer à son amélioration. Dans cette optique, elle ne revendique pas, ne proteste pas, ne dénonce nullement. Non! Yacine Sèye n’est pas du genre à marcher dans les rues, pancarte en main, pour répéter les slogans forgés en Occident. Jeune femme ‘’éduquée’’, ses diplômes ne lui ont pas fait oublier la grandeur morale de ses origines. Elle a grandi dans un milieu où la religion a toute sa place. Elle y a appris, à l’ombre de ses parents, qu’elle doit toujours rester femme, garder cette place centrale et stratégique que l’organisation sociale, pour des besoins d’équilibre et de paix dans la communauté, lui a réservée. Dès lors, elle se sert de sa plume pour montrer ce qui est beau dans notre culture et ce qu’il faudrait que l’on revoie. Point d’impertinence. Pas d’hymne à la liberté ! Elle y va avec sa finesse, une intelligence alliée à la pudeur de sa politesse. Son humour sans raillerie ni ridicule provoque notre sourire à notre insu. Le roman s’ouvre avec un soleil rieur, plaisantin, facétieux. Telle est l’auteure en société, gaie, vivante, d’humeur quelque peu taquine, quand la blague est permise. Écrivaine de talent, elle n’a pas besoin de créer des histoires emballées ou compliquées, dans le but d’épater. Elle ne met en scène, ni une super héroïne libérant la gent féminine de la domination supposée atroce et éhontée des hommes, ni un personnage féminin, victime expiatoire, souffre-douleur d’une société dominée par les hommes. Elle ne conclut pas de pacte faustien avec le diable. Au contraire, notre romancière reste fille de sa communauté dont elle défend les valeurs fondatrices. L’auteure de ‘’Bara et Nina’’ sait qu’elle gagnerait beaucoup de bénéfices à porter le discours ambiant de la pensée unique qui veut que tout ce qui vient d’Occident est bon sous les tropiques. Elle sait que dans le monde où nous sommes, pour remporter certains prix littéraires, être adulé par les tenants du système tendancieusement mondialisé, être célébré partout, il suffit de condamner la polygamie et magnifier le libertinage, désapprouver le mariage précoce et inciter à la sexualité juvénile hors mariage, condamner le viol des filles(®), mais fermer les yeux et la bouche quand des garçons sont abusés par des hommes en chair et en os, vitupérer les marabouts dans le but d’égayer des intellectuels à la pensée sombre. Bref, la panacée pour femme qui veut percer, c’est de se proclamer féministe. Mais Madame n’est pas féministe. Elle ne réclame pas sa ‘’liberté’’. Elle ne revendique pas son égalité avec l’homme mais se veut différente de celui dont elle est le complément naturel. Elle est ‘’femministe’’ jusqu’au bout des ongles, teints au henné. Subtile coquetterie ? Son credo, incarner la femme de sa société avec ses valeurs les plus précieuses. Entre Simone de Beauvoir, chantre du féminisme et Mame Diarra Bousso, symbole de la vertu féminine, elle sait où mettre le curseur. Cependant, ne vous attendez pas à l’entendre clamer son ‘’femminisme’’. Elle le vit, sans ‘’sabar’’ ni ‘’jembe’’. Cela me rappelle le prodigieux Abdoulaye Sadji, ce père oublié de la négritude. Dans ses écrits comme dans ses actions, il l’incarnait, mieux que quiconque, sans s’en revendiquer tandis que d’autres le claironnaient, urbi et orbi. L’auteure de ‘’Sokhna et Sokhna’’ est l’écrivaine du vingt-et-unième siècle qui montre le côté scintillant de la polygamie, les bienfaits de la vie en famille nombreuse et rappelle les qualités d’une bonne épouse …Son roman fera date. Sur un autre plan, au moment où ses paires portent des cheveux postiches pour ressembler aux femmes blanches, elle met un foulard dit ‘’voile’’, pour affirmer son identité et son authenticité. Quand les autres grasseyent le wolof pour singer les tubaabs alors même qu’elles font des dégâts lorsqu’elles s’expriment en français, elle, la licenciée en lettres, écrit son roman presque dans sa langue qu’elle célèbre en étalant toute sa beauté. Elle croit comme Leibniz que « &#8230; Les langues sont le miroir de l’esprit humain. » En effet, chaque langue charrie toute une culture, avec armes et bagages. La sienne, elle l’adore. Les expressions idiomatiques qui nous rapprochent du cœur de l’œuvre ainsi que la traduction naïve et littérale du wolof en français, tout nous replonge dans notre culture sénégalaise au goût de gingembre qu’il ne faut ni renier, ni délaisser, pour rien au monde. Après avoir fermé le livre de Yacine Sèye, on a envie de le rouvrir pour en revivre les péripéties. Bonne lecture.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu Écrivain / Chroniqueur.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">PS (®) : Nous condamnons, dénonçons et déplorons les viols, d’où que cela vienne, quelles que soient les victimes.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">25/10/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes bonnes feuilles</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Yacine Sèye</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Sokhna et Sokhna.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Je n’ai pas eu la chance de lire « Sokhna et Sokhna », le roman de Yacine Sèye. Mais comme tout le monde aux Vendredis Du Livre, j’ai attendu le résumé de Pape Michel Mendy, ce rendez-vous à ne jamais rater. Le texte nous a été livré, suave mais précis, bref mais à contenu étendu. Je me suis délecté de l’œuvre présentée comme une peinture naturaliste d’une société sénégalaise (africaine) confrontée journellement à des secousses dues à des contradictions internes qui ne manquent pas de faire des vagues sur des victimes. Les personnages de ce roman que Michel qualifie de très accessible, car d’un verbe facile, ne sont pas des tribuns de la plèbe, encore moins des révolutionnaires dont l’ambition serait de transformer le monde. Ce sont de simples miroirs par lesquels, nous voyons, nous lecteurs, nos qualités et surtout nos défauts. Ils ne contestent pas, ne revendiquent pas, ne protestent pas, mais vivent simplement leur part d’humanité, ce qui dévoile leur vulnérabilité. Dans ce miroir ni grossissant, ni déformant, la dame Sokhna, se voit-elle Sokhna, c’est-à-dire, femme irréprochable ? L’auteure est dotée d’un œil de lynx qui observe sa société d’un regard long et profond mais souple et subtile. Elle tient sa plume avec toute la pudeur qu’exige sa sénégalité qu’elle exhibe fièrement, en use malicieusement avec une sobriété pourtant colorée, croyez-moi. Chose plaisante dans le style de Yacine Sèye, le niveau de langue. Les protagonistes du roman s’expriment, chacun selon le niveau de maîtrise de la langue du texte. Certains d’ailleurs exposent leurs pensées en wolof tout bonnement ou, par le truchement de l’interférence linguistique, traduisent littéralement leurs idées, dans la langue de Molière. Ce qui donne à l’œuvre un goût de… ginginbre. C’est succulent. À déguster sans modération. Cette femme, féministe ? Disons féminine jusqu’au bout des ongles, sans fard ni postiches, irréprochable dans sa mise, dans sa tenue et dans son discours, tout le long des débats, a irradié de son sourire si agréable, l’espace d’échanges et de partage qu’est « Les Vendredis Du Livre ». Je la regardais en pensant à Caster Camara, inconditionnel de Victor Hugo qu’il cite toujours en disant : « Le rire c’est le soleil. Il chasse l’hiver du visage humain. » Merci Yacine Sèye, pour le plaisir tiré de ce partage que tu nous a voué, gracieusement avec ton talent d’écrivaine et ta générosité de femme naturelle. A la prochaine œuvre, que nous attendons impatiemment.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>
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			</item>
		<item>
		<title>Mbegaan Koddu &#8211; Propos en errance</title>
		<link>https://seguima-vision.com/vive-lartemisia-suite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 15:25:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Vive l’Artémisia (Suite) Un journaliste avait fait remarquer à Thomas Sankara que, de l’avis de tous, son ami Blaise Compaoré se préparait à le tuer. Il lui avait répondu : « Si Blaise veut me tuer, je ne peux pas lui échapper. C’est mon ami ! Il sait tout de moi. » Les faits lui ont donné raison. On n’échappe pas à un proche, ‘’ennemi intime’’ . Quand un ennemi malin décide de vous abattre, il prend son temps. Il se met d’abord à croquer la cola avec ton frère, à chiquer le tabac avec ton ami et à inonder ton amour de friandises. Tu le verras même porter tes propres enfants au dos. Le jour que tout ce petit monde lui fait une tape à l’épaule, fais ta prière ; l’heure de ta perte est arrivée. Samory l’avais compris. Les français avaient réussi à inviter un de ses fils en France. Après un long séjour dans l’Hexagone, il est revenu avec des idées françaises. L’empereur visionnaire, ayant compris le jeu de son ennemi, préféra préserver l’intérêt du peuple, au détriment de son affection pour son fils. Comme la reine Pokou sacrifiant son propre bébé pour sauver son peuple, il fit éliminer son garçon, de peur que son royaume ne fût ne perverti. Mes Propos en errance Vive l’Artemisia Quand joue notre équipe, que nous soyons dans les tribunes ou dvant la télé, nous nous agitons avec des gestes acrobatiques ou simiesques., tout en vociférant : « Allez les ‘’Lions’’, ‘’Les éléphants’’, ‘’Les Aigles’’, ‘’Les Ecureuils’’… Aujourd’hui, plus que nos joueurs, les dirigeants africains ont besoin de notre soutien et même de notre exhortation. Ils se démènent dans le terrain, courent dans tous les sens et, face au gardien ‘’Covid 19’’, la balle ‘’Artémisia’’sur le point de pénalty, on fait rétro-passe, au lieu de marquer le but de la victoire. Après vérification, il s’est avéré que, derrière le camp du virus, se trouve un gros épouvantail qui fait des grimaces apeurantes, menaçantes. C’est l’O.M.S. Alors, ensemble, Peuples d’Afrique, encourageons nos dirigeants ! Donnons-leur le courage de marquer le but libérateur avec l’ Artémisia. Qu’ils sachent, nos dirigeants que nous sommes là, comme rempart, pour les protéger. Nous sommes les électeurs ! Les mandats, c’est Nous ! Nous irons, unis et solidaires, déjouer les manœuvres dolosives, poursuivre le mensonge industrieux jusque dans les murs de l’O.M.S, nid douillet de l’industrie pharmaceutique, garenne du Capitalisme international. Des chercheurs africains avaient trouvé, dans le secret de leurs laboratoires, que la plante est efficace contre le virus. Notamment l’épidémiologiste guinéen Docteur Habib Kourouma et le chercheur congolais Jérôme Munyangi. C’est normal. En nous créant, Dieu nous a mis dans un environnement où l’on puisse trouver ce qui nous nourrit et ce qui nous soigne. Notre remède est forcément dans nos brousses et dans nos forêts. Mais que l’on se soigne par nos plantes ne les arrange pas, car qui achèterait leurs médicaments pour pauvres qui les enrichissent et réduisent leur taux de chômage ? Alors ils distillent dans notre subconscient des réflexes dubitatifs. L’automédication, ça tue. Les plantes nous donnent l’insuffisance rénale, le cancer&#8230;Ilsnous entraînent même dans une cybercondrie quia pour vocation d’édulcorer notre foi en Dieu. Chers Dirigeants Africains, commandez de l&#8217;Artemisia. Faites-en pousser ! Soignez-nous avec ! N’ayez crainte ! Nous vous soutenons ! Ne parlons ni de dette ni de FMI. Aucune peur ! Monsieur Corona a remis les pendules à l’heure. Les grands de ce monde sont devenus des super-impuissants. Permettez que je vous raconte une anecdote. Quand j’étais un petit enfant, un jour, un ami et moi sommes montés dans un arbre pour chaparder quelques mangues. Le grand-frère de mon ami, voulant nous en empêcher, s’est mis à lancer des pierres à notre direction. Ce faisant, il m’a cogné d’un caillou au front. Alors, émoustillé au plus haut degré, plus par le geste que par la blessure, du reste légère, je suis descendu de l’arbre et, décidé à me venger, j‘ai entrepris de lui casser le front. Se montrant très désolé, le grand-frère s’est confondu en excuses. Mais ma réponse était : « Non ! Il faut que je me venge ! » De guerre lasse, ne voulant pas être cogné comme je l’ai été, il me dit, les yeux rougis grand-ouverts : « Bon ! Maintenant, tu ne te venges pas. » En disant cela, il me tenait solidement le bras pour m’empêcher d’agir. Résultat des courses, il y a eu beaucoup de bruits, des pleurs et du grabuge, mais jusqu’au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas pu me venger. Monsieur Corona, cette sorte d’ange régulateur est venu remettre les choses à l’endroit. Il suffit de capter son message, le décoder et agir. Déjà, il est sélectif dans ses agissements. Tout le monde sait qu’en toute logique, l’Inde devait être plus touchée que la France. Elle est surpeuplée, la pauvreté y est ambiante et les indiens sont vulnérables des poumons, vu la pollution étouffante qui y règne. Consultez les tableaux de situation Convid 19. vous verrez qu’ici, la logique cartésienne est bien inopérante. Quant à l’Afrique, hormis le Sud, pour partie à profil caucasien, les choses ne sont pas d’une ampleur débordante. A ce niveau, je fais mienne la question du jeune biologiste sénégalais, le Docteur Abdou Khadre Dia « Ne peut-on pas envisager l’hypothèse d’une sorte d’immunité collective ? » En tout cas, chers frères et sœurs Africains, l’Occident est vulnérable. Covid 19 nous l’a suffisamment montré. Prenons l&#8217;Artemisiia, et sauvons le monde. Après, nous nous mettrons, ensemble, à produire, à construire ce dont nous avons besoin, à consommer ce que nous produisons et à transformer nos matières premières pour à notre tour, nous industrialiser hautement. Ainsi, devenue forte, l’Afrique pourra tenir fermement le bras du F.M.I et lui dire « La dette, on ne paye pas ! » Il y aura peut être du bruit, des récriminations mais, au final on ne payera plus cette même dette que nous ne cessons de payer &#8230; <p class="link-more"><a href="https://seguima-vision.com/vive-lartemisia-suite/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "Mbegaan Koddu &#8211; Propos en errance"</span></a></p><div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/vive-lartemisia-suite/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Vive l’Artémisia (Suite)</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un journaliste avait fait remarquer à Thomas Sankara que, de l’avis de tous, son ami Blaise Compaoré se préparait à le tuer. Il lui avait répondu : « Si Blaise veut me tuer, je ne peux pas lui échapper. C’est mon ami ! Il sait tout de moi. » Les faits lui ont donné raison. On n’échappe pas à un proche, ‘’ennemi intime’’ .</strong></h3>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quand un ennemi malin décide de vous abattre, il prend son temps. Il se met d’abord à croquer la cola avec ton frère, à chiquer le tabac avec ton ami et à inonder ton amour de friandises. Tu le verras même porter tes propres enfants au dos. Le jour que tout ce petit monde lui fait une tape à l’épaule, fais ta prière ; l’heure de ta perte est arrivée. Samory l’avais compris. Les français avaient réussi à inviter un de ses fils en France. Après un long séjour dans l’Hexagone, il est revenu avec des idées françaises. L’empereur visionnaire, ayant compris le jeu de son ennemi, préféra préserver l’intérêt du peuple, au détriment de son affection pour son fils. Comme la reine Pokou sacrifiant son propre bébé pour sauver son peuple, il fit éliminer son garçon, de peur que son royaume ne fût ne perverti.</strong></h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes Propos en errance Vive l’Artemisia Quand joue notre équipe, que nous soyons dans les tribunes ou dvant la télé, nous nous agitons avec des gestes acrobatiques ou simiesques., tout en vociférant : « Allez les ‘’Lions’’, ‘’Les éléphants’’, ‘’Les Aigles’’, ‘’Les Ecureuils’’… Aujourd’hui, plus que nos joueurs, les dirigeants africains ont besoin de notre soutien et même de notre exhortation. Ils se démènent dans le terrain, courent dans tous les sens et, face au gardien ‘’Covid 19’’, la balle ‘’Artémisia’’sur le point de pénalty, on fait rétro-passe, au lieu de marquer le but de la victoire. Après vérification, il s’est avéré que, derrière le camp du virus, se trouve un gros épouvantail qui fait des grimaces apeurantes, menaçantes. C’est l’O.M.S. Alors, ensemble, Peuples d’Afrique, encourageons nos dirigeants ! Donnons-leur le courage de marquer le but libérateur avec l’ Artémisia. Qu’ils sachent, nos dirigeants que nous sommes là, comme rempart, pour les protéger. Nous sommes les électeurs ! Les mandats, c’est Nous ! Nous irons, unis et solidaires, déjouer les manœuvres dolosives, poursuivre le mensonge industrieux jusque dans les murs de l’O.M.S, nid douillet de l’industrie pharmaceutique, garenne du Capitalisme international. Des chercheurs africains avaient trouvé, dans le secret de leurs laboratoires, que la plante est efficace contre le virus. Notamment l’épidémiologiste guinéen Docteur Habib Kourouma et le chercheur congolais Jérôme Munyangi. C’est normal. En nous créant, Dieu nous a mis dans un environnement où l’on puisse trouver ce qui nous nourrit et ce qui nous soigne. Notre remède est forcément dans nos brousses et dans nos forêts. Mais que l’on se soigne par nos plantes ne les arrange pas, car qui achèterait leurs médicaments pour pauvres qui les enrichissent et réduisent leur taux de chômage ? Alors ils distillent dans notre subconscient des réflexes dubitatifs. L’automédication, ça tue. Les plantes nous donnent l’insuffisance rénale, le cancer&#8230;Ilsnous entraînent même dans une cybercondrie quia pour vocation d’édulcorer notre foi en Dieu. Chers Dirigeants Africains, commandez de l&rsquo;Artemisia. Faites-en pousser ! Soignez-nous avec ! N’ayez crainte ! Nous vous soutenons ! Ne parlons ni de dette ni de FMI. Aucune peur ! Monsieur Corona a remis les pendules à l’heure. Les grands de ce monde sont devenus des super-impuissants. Permettez que je vous raconte une anecdote. Quand j’étais un petit enfant, un jour, un ami et moi sommes montés dans un arbre pour chaparder quelques mangues. Le grand-frère de mon ami, voulant nous en empêcher, s’est mis à lancer des pierres à notre direction. Ce faisant, il m’a cogné d’un caillou au front. Alors, émoustillé au plus haut degré, plus par le geste que par la blessure, du reste légère, je suis descendu de l’arbre et, décidé à me venger, j‘ai entrepris de lui casser le front. Se montrant très désolé, le grand-frère s’est confondu en excuses. Mais ma réponse était : « Non ! Il faut que je me venge ! » De guerre lasse, ne voulant pas être cogné comme je l’ai été, il me dit, les yeux rougis grand-ouverts : « Bon ! Maintenant, tu ne te venges pas. » En disant cela, il me tenait solidement le bras pour m’empêcher d’agir. Résultat des courses, il y a eu beaucoup de bruits, des pleurs et du grabuge, mais jusqu’au moment où j’écris ces lignes, je n’ai pas pu me venger. Monsieur Corona, cette sorte d’ange régulateur est venu remettre les choses à l’endroit. Il suffit de capter son message, le décoder et agir. Déjà, il est sélectif dans ses agissements. Tout le monde sait qu’en toute logique, l’Inde devait être plus touchée que la France. Elle est surpeuplée, la pauvreté y est ambiante et les indiens sont vulnérables des poumons, vu la pollution étouffante qui y règne. Consultez les tableaux de situation Convid 19. vous verrez qu’ici, la logique cartésienne est bien inopérante. Quant à l’Afrique, hormis le Sud, pour partie à profil caucasien, les choses ne sont pas d’une ampleur débordante. A ce niveau, je fais mienne la question du jeune biologiste sénégalais, le Docteur Abdou Khadre Dia « Ne peut-on pas envisager l’hypothèse d’une sorte d’immunité collective ? » En tout cas, chers frères et sœurs Africains, l’Occident est vulnérable. Covid 19 nous l’a suffisamment montré. Prenons l&rsquo;Artemisiia, et sauvons le monde. Après, nous nous mettrons, ensemble, à produire, à construire ce dont nous avons besoin, à consommer ce que nous produisons et à transformer nos matières premières pour à notre tour, nous industrialiser hautement. Ainsi, devenue forte, l’Afrique pourra tenir fermement le bras du F.M.I et lui dire « La dette, on ne paye pas ! » Il y aura peut être du bruit, des récriminations mais, au final on ne payera plus cette même dette que nous ne cessons de payer depuis plus de quarante ans. N.B. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f601.png" alt="😁" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Ne jamais le faire avant d’être unis car, à propos de cette sacrée dette, Thomas Sankara a payé mortellement pour son courage. A la tribune de l’U.A, à Addid Abbeba, il avait proposé à ses collègues Présidents de ne pas payer. Et il avait ajouté : « J’ai besoin de votre soutien. Faute de quoi, je ne serais pas là au prochain sommet. »(***) Prémonition !? Entre les deux sommets, les hommes de son ennemi intime, Blaise Compaoré ont fait le boulot. Le jeune révolutionnaire a été assassiné. ALLONS ! UNIS ET FORTS, NOUS COMPTERONS !!!</h3>



<p class="wp-block-paragraph">(*** J’ai cité de mémoire.) Mbegaan Koddu</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qui a tué Patrice Lumumba ? Celui qu’il avait pris sous son aile, Joseph Désiré Mobutu l’a livré à son pire ennemi, Moise Tchombé. Ruben Um’Niobé a été trahi par son entourage. Saddam Hussein par ses proches. Un pakistanais a minutieusement organisé une campagne de vaccination pour dénicher la famille de Ben Laden et accéder à celui-ci, indiquer sa position aux américains… Aujourd’hui, son sort est peu enviable ; il vit, traqué. Tous les traîtres finissent mal.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">La méthode n’a pas changé. Les tactiques se multiplient, mais la stratégie est la même. En même temps qu’ils diabolisent celui qui les gène, ils adulent son frère, leur valet. Quand nous voyons un africain plastronner en Europe, briller sous les feux de la rampe, nous applaudissons tous : « Notre parent a réussi ! Il a percé ! » Mais le drame est que ces gens-là ne se préoccupent pas outre mesure de ce qui avance l’Afrique. Ils ne prennent jamais de position tranchée. Leur spécialité, nager entre deux eaux : « Oui, Mais&#8230; »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Pourtant, Sékou Touré nous avait bien avertis : « Quand tu es félicité par le colon, c’est que tu es mauvais. Quand ils disent que tu es mauvais, c’est que tu es bon. Le jour qu’ils diront que je suis bon, je vous aurais trahis. »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">J</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au moment où j’écris ces lignes, un des nôtres, le distingué Professeur Daouda Ndiaye, concepteur du test de diagnostic sur le paludisme dénommé « illumigene Malaria » est entré en laboratoire pour faire des recherches sur le covid_organics, remède contre le covid 19, venu de Madagascar. Nous sommes accrochés à ses lèvres car ce qu’il nous dira après ses études marquera l’histoire à jamais.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">En effet, l’histoire retiendra qu’avec la bénédiction d’un chercheur sénégalais, l’Afrique s’est mise dans une position décisive de sauveur du monde. On dira qu’au 21e Siècle, en l’an 2020, les ressources et les intelligences qui ont délivré l’humanité des griffes de la pandémie la plus mortelle de notre ère étaient venues du continent le plus mal barré de l’époque.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Nous pensons qu’il dira, à la suite de l’épidémiologiste guinéen Docteur Habib Kourouma du chercheur congolais Jérôme Munya, que l’Artemisia est bonne. Nous souhaitons qu’il valide le covid_organics car nous sommes persuadés que c’est le remède…. Le Président de l’AMPHOT, Abdoulaye Ndao, nous conforte dans notre conviction : « Je ne doute pas de l’efficacité de l’Artemisia » Il dirige l’Association des Medico droguistes Phytothérapeutes Herboristes, Oppothérapeutes Traditionnels</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Seulement, voilà. Notre valeureux Professeur Daouda Ndiaye, chef du département de parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) est nommé conseiller spécial à l’Université Harvard de Boston, aux Etats Unis. Il paraît que tout a commencé par une invitation de la part de la Fondation Bill et Melinda Gates… J’ai nommé ceux qui voulaient que l’on essayât ce vaccin tant décrié, sur les africains que nous sommes. En plus, il siège depuis 2017 au conseil exécutif de la Société américaine de recherche tropicale. Il est conseiller technique au bureau de l’Organisation mondiale de la santé OMS à Genève.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Or, cette même OMS ne veut pas entendre parler de covid_organics. Alors Professeur, N’ayez crainte ! Nous vous supporterons ! L’appréciation qui vous honorera et honorera toute votre descendance, c’est l’Afrique qui vous la donnera. L’industrie pharmaceutique, le capitalisme international abandonne toujours ses larbins.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Quel est le problème ? On reproche au covid&#8230; de n’avoir pas fait l’objet d’un essai clinique. Les chercheurs malgaches et autres africains rétorquent que selon les normes de l’OMS, l&rsquo;Artemisia, relevant de la thérapie traditionnelle n’a pas besoin d’essai clinique mais simplement d’observation clinique. En tout cas, des patients ont été guéris sans effet secondaire grâce à cette plante.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Les grands de ce monde demandent au Président André Rajoelina de livrer le secret de fabrication du covid_organics en leur indiquant les deux autres composants qui, ajoutés à l’Artemisia, ont fait le médicament. Naturellement, il a refusé, sachant que s’il coopérait, on verrait bientôt dans nos pharmacies, des comprimés covid_organics fabriqués par ces mêmes gens qui disent qu’il n’est pas bon.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Professeur Daouda Ndiaye, si vous trouvez le secret, de grâce, ne le vendez pas et proclamez la vérité. L’Afrique compte sur vous, Cheikh Anta Diop surtout. « Si réellement l’égalité intellectuelle est tangible, l’Afrique devrait, sur des thèmes controversés, être capable d’accéder à la vérité par sa propre investigation &#8230; »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Didier Raout est le français dont les africains sont fiers. Ne soyez pas l’africain dont l’Occident seule est fière.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8230;Tu seras châtié de ta témérité&#8230; »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">S’ils se préoccupent de notre santé, ce n’est point par empathie, mais par intérêt. L’industrie pharmaceutique, au-delà des avantages financiers que cela leur procure, est fortement pourvoyeuse d’emplois. Alors que la montée du taux de chômage, en Occident, est source de déséquilibre. Ils ne lâcheront pas facilement le morceau. Si nous ne nous y prenons garde, ça finira comme dans la fable de La Fontaine « Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Fin de l’histoire ; « Le loup l’emporte, et puis le mange. »</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484945711._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484882985._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Mes Propos en errance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">01&nbsp; /04&nbsp; /2020</p>



<h3 class="wp-block-heading">‘’La guerre des genres n’a pas eu lieu.’’</h3>



<h3 class="wp-block-heading">La Société des Nations (SDN), ancêtre de l’ONU, c’étaient des hommes (des mâles) rien que des hommes qui conféraient pour garantir la paix aux nations et aux peuples du monde. C’était trop lourd, trop masculin, trop machiste tout court ! Il fallut mixer avec une bonne touche féminine, rafraîchir, humaniser… Des femmes y sont donc entrées, à juste raison. De braves dames., Pas des séductrices aux ongles pointues teints au vernis. Mais des sachants, avec des programmes plein la tête, capables de communiquer et surtout dotées d’un impressionnant pouvoir de persuasion. Elles ont tôt fait de prendre les escaliers du Palais de verre, siège du gouvernement mondial pour gravir les marches, une à une, jusqu’au sommet. Là, elles ont séduit de la tête. Place leur fut faite, largement, en toute légitimité. Et puis un jour, l’humanité entière apprit ceci : « Pour que la Terre reste ronde, il faut que la femme soit l’égale de l’homme sur toutes les coutures. » Il fallut donc aller vite, de peur que notre planète, perdant sa forme si parfaite, ne bascule dans le néant. On se mit aux programmes : condition féminine, journée internationale de la femme, quinzaine mondiale de la femme, décennie de la femme, mois de la femme, année internationale de la femme. Peut-être même bientôt, le siècle de la femme. Pourquoi pas ? Tout cela est bien car cela permet d’équilibrer les choses, remettre en cause la domination de l’homme. Pourquoi domine-t-il ? D’ailleurs, le plus simple est de gommer les différences. Allons-y. Versons une quantité mondiale de sucre dans l’océan pour adoucir le goût de la mer. « Et si elle reste salée ? » Que ne laisse-t-on pas nature à sa saveur ! Les choses s’en sont allées vite et loin. Et même très loin. Nous y allons en dégainant, comme toujours, sans les émouvoir, car elles savent maintenant y faire sans nous. Notre puissance financière, obsolète. Leur autonomie dans ce domaine nous fout le complexe. On accepte alors avec une idée dans un coin de la nuque, la triche, notre jeu étant bien caché dans le patriarcat. Pauvres de nous, elles ont trouvé l’arme du crime. Haro ! Tirs groupés sur l’ignoble patriarcat. 2020 est l’année idéale. Mars est choisi comme le mois durant lequel le feu serait mis dans la demeure des mâles. On a pu lire : « # Mars Féministe : On va mettre le feu !!! Mars Féministe : On va les rentrer dedans !!! » Puis, elles se sont mises à se préparer. Une communication de qualité, énormément de logistiques, mais surtout vaste préparation idéologique. Elles se firent des leçons. Les unes apprenaient aux autres que l’homme est violent et dangereux, même quand il dort. Et puis, il fallut trouver un fondement au mouvement, un fondement se situant dans notre passé d’Africains. Des figures historiquement féministes, il y en a eues en Afrique : Nefertiti ; Aline Sitoe Diatta ; les Amazones de Béhenzin, les femmes de Nder, Ndaté Yalla…… Nous avons essayé, mollement, doucereusement, (qui ose les gronder ?) de leur faire comprendre que ces femmes-là ne défendaient pas la cause des femmes mais des causes nationales et que de toutes façons, elles étaient dans l’ombre des hommes. Rien n’y fit. Des femmes vaillantes, il y en a eues : Eve, Marie, mère de Jésus, Khadidja, Aicha, Mame Diarra Bousso… L’humanité doit beaucoup à ces femmes et à d’autres comme elles. Pourtant, elles étaient aux côtés des hommes. Non ! Ont-elles dit : « Simone de Beauvoir, Simone Veil… D’ailleurs, trêve de discussion, #Mars Féministe !!! Que l’on se prépare ! » Arriva l’intrus !!! Il n’a pas toqué à la porte. Il est entré sans avertir, c’est Marsane Corona. Dès que venu, il a dit : « Entrez dans les chambres. Confinez-vous ! » Ma femme ne me cogne plus du coude, elle s’est calmée. Aujourd’hui, loin de son travail, la voici sur la natte, préparant le thé, avec tout le cérémonial requis, pendant que j’écris ces quelques lignes que vous parcourez à ce moment. « La tendresse, disait le chanteur, c’est quelque fois ne plus s’aimer, mais être heureux, de se trouver, à nouveau deux. » Alors, l’une dans les bras de l’autre, les confidences et le marivaudage dans le creux de l’oreiller, l’homme dit à sa femme : « Tant que tu dégages ton odeur de goyave mure ou de gingembre frais, tant que tu gardes l’éclat de ta peau ensoleillée sans la rendre laiteuse, tant que mes doigts effleurent les sillons que laissent les tresses sur le cuir où sont plantés tes cheveux luisants de karité, je te serrerai dans mes bras, câlin sur ton front lisse, sans stress. Je suivrai les conseils du scribe Ani, ce sage de l’Egypte pharaonique qui suggérait</h3>



<h3 class="wp-block-heading">: « … Témoigne-lui ton amour. » Et si, de ton sourire apaisant des lèvres, une lumière scintillant dans tes yeux, tu m’envoies chercher dare-dare la lune, ne bouge pas. Je te l’offre des quatre quarts, sur la main ! Ne porte plus la peau de panthère mise dans ta garde-robe par ces ennemis intimes communs qui, en même temps qu’ils te flattent, excitent, mon instinct de lion, un lion jamais dompté, vivant selon sa nature d’espèce pré-coronarienne. Ils nous divisent. Ne vois-tu pas que cette même organisation nous annonce l’hécatombe ? Les occidentaux ont besoin de la place, il faut qu’on la leur laisse. Le but, c’est l’Afrique sans les Africains. En Amérique, ils ont éloigné les indiens pour s’installer. En Australie, les aborigènes ont été écartés pour céder la place à ces mêmes européens qui, après avoir bousillé leur nature, ayant cherché quelques surfaces sur la lune ainsi que sur Mars, en vain, jettent leur dévolu sur notre continent qu’ils veulent occuper sans nous. Des stratagèmes sont inventés en modes contraception, vaccins suspects et autres redoutables virus. Cette fois, c’est effet boomerang ! Hamdulilah ! Restons serrés pour dire NON !!!</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Marsane Corona ! La guerre des genres n’a pas eu lieu. Merci de nous avoir remis ensemble. Tu peux partir et nous laisser unis.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484882620._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">« VERDICT DIFFERE ! »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">09/03/2020</p>



<h3 class="wp-block-heading">&#8212;&#8212;&#8211;Tribunal de Grande Instance de Badaco, Capitale de la République de Séguima.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Chambre criminelle&#8212;&#8212;</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Le Tribunal ! »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Toute la salle se leva dans un bruissement de vagues marines. C’est comme si les habitants d’un gros village s’étaient levés tous à la fois. La salle était aussi pleine qu’un œuf de perdrix. En tenue d’apparat, toge noire pan blanc huilé, manches longues et volumineuses tombant en soie, le juge et ses assesseurs firent leur entrée dans une ambiance de divine solennité. Cela préfigurait le jugement dernier. C’était Dieu et ses anges, face à aux petits humains, rien que des sujets soumis. Tout le monde debout ! Et sans le moindre bonnet, s’il vous plaît ! Chacun retint son souffle. L’huissier qui venait de mobiliser l’assistance disparut. « Vous pouvez vous asseoir ! » Fit le Dieu du moment, après avoir promené un regard circulaire dans la salle, pour se convaincre de sa propre contenance qu’il voulait sans doute, auguste et magistrale. Pour le public de la salle, c’était la sortie du purgatoire. Le relâchement était palpable. L’on se mit à inspirer fortement et même à murmurer quelque chose dans l’oreille du voisin. Ouf ! On venait d’être libérés. Le Président du Tribunal mit ses lunettes. Le visage doux à la gravité empreinte, il feuilletait le volumineux dossier qu’il avait sous les yeux. L’avocat général, une dame grande de taille, plutôt coquette, retroussait de temps en temps les larges pans de sa robe qui lui allait fort bien. Elle était maquillée sans exagération, mais avec un goût d’aristocrate. La noirceur de ses cils et sourcils sublimait son regard tandis que ses lèvres semblaient être mises en valeur sans couleur voyante. Son petit mouchoir de tête légèrement mis sur le côté cassait quelque peu sa correction de sage. L’avocate de la partie civile était du genre femme battante, petite de taille, cheveux coupés ras sans mouchoir de tête, regard de fauve dans un visage d’ange. Ses boucles d’oreille étaient tellement discrètes qu’elles étaient presque invisibles. Elle n’a ni le temps, ni l’envie de se faire belle. Ça se voit tout de suite. Ses va et vient, sa gestuelle, tout en elle annonçait une envie d’en découdre. Elle revisitait son dossier tandis que l’avocat de la défense, la cinquantaine bien sonnée, mimique rare, très concentré, chuchotait quelques mots à son client ou lui tendait l’oreille pour l’écouter avec une attention soutenue. Par moments, il relevait la tête pour balayer l’assistance d’un regard d’hypnotiseur.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Accusé, à la barre ! »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Sarsan se leva de façon laborieuse, ne tenant que sur une jambe et ne disposant que d’un bras. Avant de faire un pas, il jeta coup d’œil à son avocat qui lui sourit en lui faisant signe d’y aller sans crainte. Tous les regards étaient braqués sur cet éclopé qui allait, s’appuyant de son bras droit sur sa béquille qui lui tenait de jambe droite, le chicot de son bras gauche ne pouvait se balancer, tellement il était court. On le regardait bouche bée avec un sentiment diffus. Le vigoureux Sarsan Guignard d’il y a quelques années, l’ancien militaire, le sergent au physique d’athlète, ce jour-là aussi diminué qu’un pigeon blessé aux deux pattes et à l’aile ! Cela suscite vraiment la pitié. Mais en même temps, peut-on avoir une empathie quelconque pour un père qui viole sa fille ? « Oui ! Sa belle-fille, c’est quand même sa fille ! » Disait-on. Face à l’imperium du juge, la touchante fragilité d’un homme qui n’était plus qu’une piètre caricature de lui-même. Sarsan était physiquement amoindri de façon incapacitante et moralement atteint de la manière la plus avilissante que l’on puisse humainement supporter. Un moment, il pointa sur le juge un regard irisé de multiples formes émotionnelles où se mêlaient honte, dégoût, colère, révolte… Puis, il baissa les yeux. C’est alors que se produisit dans son cerveau comme un bourdonnement tumultueux et assommant qui, tout d’un coup, lui anéantit l’esprit. Il s’écroula par terre. Aussitôt, l’interprète et l’huissier se précipitèrent et, précautionneusement, l’aidèrent à se relever. Ils le tenaient comme les tuteurs d’une plante à protéger. Son unique jambe tremblotait…</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Suspension de séance.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Quand la séance reprit, on trouva une chaise à l’accusé. Assis sur son siège, la jambe tendue pour éviter l’ankylose, il écoutait la prévention du juge, répondant d’abord aux questions de celui-ci, puis à celles de l’avocat général ainsi qu’à celles des autres avocats. Les témoins passèrent et narrèrent l‘événement, parfois par l’entremise de l’interprète. En même temps, ils ont répondu aux questions du Tribunal. La première, une dame mûre déclara avoir rencontré la nommée Temedi Labaado qu’elle connaissait déjà, vers le crépuscule. Selon elle, la fille venait du centre-ville, tout en pleurs et marchait péniblement en écartant les jambes. A sa question, la fille a répondu qu’on venait de la violer. Une deuxième femme affirma avoir aperçu de loin ce qui devait être la scène du viol. « La lumière des lampadaires n’était pas suffisante pour qu’elle pût distinguer nettement le visage du violeur, mais pour sûr, c’était Sarsan Guignard. L’homme en question était grand de taille, comme lui. Exactement comme lui. Et il était en tenue de surveillant. Il l’avait plaquée contre le mur de la Banque. Puis ce fut le tour du Commissaire de Police qui a mené les enquêtes préliminaires. Il déclara : « Au début, il était sur le point d’avouer les faits. Mais Inspecteur Mbong Taqe a cru bon le faire assister d’un avocat. Depuis l’entrée de ce dernier dans le dossier, le Sieur Guignard nie tout. Cependant, tout l’accuse : surtout les témoignages et le certificat médical.» Il eut à répondre à deux questions de l’avocat de la défense : « Reconnaissez-vous avoir dessaisi l’Inspecteur Mbong Taqe du dossier ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8212; Oui.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8212; Pourquoi ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">.</p>



<h3 class="wp-block-heading">&#8212; Pour des raisons d’efficacité et de rapidité. »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Ensuite, ce fut le tour de l’expert psychiatre qui passa pour affirmer que Sarsan Guignard était en bonne santé mentale au moment des faits, son discernement n’ayant pas été aboli. Il était donc en mesure, de recevoir une sanction pénale.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">L’avocat de la partie civile, Maître Neki Kalabante investit le prétoire.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Monsieur le Président, cet homme qui fait le supplicié, est en réalité un monstre, un violeur, un pédophile incestueux. La société civile, ici présente, verrait d’un bon œil qu’il meure en prison car un prédateur pareil, dès que libéré, son instinct de violeur le poussera, de prime à bord, à traquer une nouvelle proie à pénétrer. Il serait bon de l’astreindre non à un repos biologique ou à une quelconque castration, mais à un sevrage définitif, ce qui serait une judicieuse mise en œuvre de la loi sur la criminalisation du viol que tout Séguima approuve. Mais, Monsieur le Président, si je suis là, c’est surtout pour défendre ce qui reste de la vie de la victime, ma cliente. Que va devenir cette jeune Temedi Labaado ? On lui a volé son enfance, sa joie de vivre, son avenir. Orpheline d’un père très aimant, elle est violée par le nouveau mari de sa mère. La voici traumatisée à vie par un viol, cet acte ignoble qui a entraîné chez elle une déficience psychique notoire. C’est ce qui ressort des examens psychiatriques auxquels elle est régulièrement soumise. Monsieur le Président, ce que nous révèle l’actualité est difficile à admettre, mais les faits sont têtus : tel a égorgé sa femme pour des histoires de ‘’Tu n’as pas mis assez de sucre dans mon café’’. Un autre plante soixante-quatre coups de couteau dans le corps de sa pauvre compagne parce que celle-ci l’avait quitté pour vivre avec qui elle veut. Voyez cette fille qu’on a trouvée vierge à sa mort, qui a résisté à son agresseur au prix de sa vie. La presse quotidienne foisonne de faits divers les plus poignants, les uns que les autres. Il ne se passe pas un jour sans qu’on ne nous parle d’un homme qui tue une femme. L’homme est redevenu ce qu’il était avant, un mâle dominant qui tue pour du sexe. On dirait que quand il se réveille le matin, la chose à laquelle l’homme pense en premier, c’est comment faire souffrir une femme, de quelle manière en tuer une…Que de violences basées sur le genre ! Heureusement que, s’adressant à ce qui lui reste d’humain, la loi est là pour le dissuader ou pour le sanctionner quand il cède à son instinct d’animal de brousse. Pour que cessent toutes les formes de violences, de la plus sordide à la mieux élaborée du genre : ‘’Donne-moi à boire’’, Monsieur le Président, il faut que la loi s’applique sur toute sa rigueur. Que les mâles se mettent dans la tête pour de bon que leur soi-disant arme de destruction massive qu’ils ont sous la braguette ne nous soumet plus au syndrome de Stockholm comme jadis. Nous nous mettions à genoux, la calebasse d’eau sur la tête et ils nous crachaient dessus. Cela est fini, car, le système patriarcal qu’ils avaient inventé pour nous dominer vit ses derniers jours. Femmes, nous allons dominer. D’ailleurs, notre bonheur, nous savons le trouver maintenant, même sans eux. Monsieur le Président, vous voudrez bien pardonner ces quelques envolées. Les circonstances font qu’aujourd’hui, je suis l’avocate de toutes les femmes. Cela dit, le souci du législateur est de faire régner l’ordre et la paix dans la société pour que tous, nous puissions communier dans un ‘’vivre ensemble ‘’ harmonieux. Voilà pourquoi, Monsieur le Président, il vous permet d’éloigner le diabolique Sarsan Guignard de la société où il risque de continuer à faire du mal à des filles innocentes comme Temedi. En effet, l’expertise psychiatrique présente un homme jouissant de toutes ses facultés mentales, mais timide et lunatique, capable du meilleur comme du pire. Cette fois, il a montré son sale caractère, celui d’un violeur, peut-être occasionnel. Rien ne nous dit d’ailleurs qu’il en est à sa première forfaiture. En tout cas, il ne peut nullement se dérober. Personne ne peut nier l’évidence. Tout l’accuse : les faits sont tangibles, les témoignages sont probants, le certificat médical est convaincant. Il importe maintenant de l’empêcher de le faire à nouveau, car, nous le savons tous, le viol est une véritable catastrophe. Il produit des ravages psychologiques irrémédiables. Cette fille-là est marquée pour de bon. Le reste de sa vie, elle connaîtra, cauchemars, perturbations psychologiques, sexualité anormale, aboulie, tantôt anhédonie, tantôt hyper sexualité, problèmes relationnels de toutes sortes. Voilà pourquoi le législateur a cru bon de criminaliser l’acte de viol défini par l’article 19-58 du Code Pénal comme : ’’ Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature que ce soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte menace ou surprise.’’ Dans le cas d’espèce, tous les éléments de l’infraction sont réunis. Je vais conclure, Monsieur le Président, en demandant qu’il soit donné à ma cliente la chance de se restructurer, de s’accepter en tant que femme, de cesser de se culpabiliser. Pour cela, sont nécessaires un suivi psychiatrique et une réalisation sociale. Ce qui ne saurait se faire sans revenu financier. L’argent ne lui rendra pas sa dignité mais il lui permettra de se soigner et de réaliser quelques projets qui lui permettront, de temps en temps, d’oublier son malheur. C’est pourquoi, Monsieur le Président, je demande pour ma cliente une indemnité compensatoire, en sus du pretium doloris, de vingt millions d’ECOs. Sachant compter sur votre sens élevé de la justice, Monsieur le Président, nous nourrissons l’espoir que sur votre décision, redonnera à Temedi Labaado un goût naturel à la vie, ce qui, aux yeux des institutions internationales et de tous les citoyens du monde qui nous regardent en live, ne fera que grandir notre institution judiciaire dont le rôle d’avant-garde dans la sous-région est connu et reconnu. Monsieur le Président, sauvez-nous ! C’était mon dernier mot. » Comment décrire l’attitude du juge, face à cet appel au secours où l’humour le disputait au pathétique ? Avec un air entendu, le Président du Tribunal, le sourire engageant, lui a répondit : « Merci Maître ! » Cela eut l’effet de dérider le visage de l’avocat de la partie civile. Etait-ce parce qu’elle devinait dans la posture du juge une promesse de protection, ou, simplement, était-elle satisfaite de sa plaidoirie ? En tout cas, on ne voyait pas ses dents, mais ses yeux souriaient, brillant comme un verre en cristal taillé à la meule. Retournée à sa place, toute rassénérée, son visage dégageait la douceur d’une tranquillité retrouvée. On vit alors, se dégageant d’elle, comme à son insu, un charme ravalé, une beauté longtemps contenue, refoulée, malmenée ou négligée.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Réquisitoire de Madame l’avocat général.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Elle se leva, dominant l’espace de sa grande taille. Sa prestance empreinte d’une féminité naturelle, dégageait à la fois dignité, élégance et compétence. Elle fit ses développements dans une voix neutre, sans aucune charge émotive. « Notre société, suivant les convulsions d’une civilisation dominante dite universelle, elle-même en décadence, subit un phénomène non maîtrisé de perte drastique des valeurs qui l’ont fondée, il y a de cela quelques millénaires. L’anormal est devenu la norme. Dans la nouvelle conscience humaine, ce qui était permis est interdit et ce qui était interdit est permis. C’est l’inversion des valeurs. Monsieur le Président, voilà la nouvelle donne qui nous amène au procès de ce matin. Il ne s’agit pas d’une opposition frontale entre les hommes et les femmes. Les hommes étant des prédateurs dangereux et les femmes une espèce lisse et fragile à protéger. Non ! Il faut surtout se démarquer du schéma trop réducteur et rigoureusement manichéen de genres humains antagonistes : l’un, fort et méchant, l’autre faible et bonne. Santi subito pour les femmes, la géhenne tout de suite pour les hommes. Ce dont il s’agit, c’est une organisation sociale qui se délite ; le groupe social est traumatisé par tous ces meurtres en série, ces assassinats en répétition, ces cas de viol récurrents dans tous les genres. Il y a juste quelques jours, ici dans cette même salle nous avons traité du cas d’une dame qui a tué son mari d’un coup de fusil. Et personne parmi nous n’a oublié cette autre femme qui a ébouillanté sa voisine pour une banale histoire de jalousie basée malencontreusement sur une erreur de taille. Et puis, il n’y a pas que les filles qui sont violées. Les garçons connaissent le même sort. Suivez mon regard. Dans ces différents cas, sur quel genre ces violences sont-elles basées ? Pourquoi ne pas accepter la vérité, à savoir que ces violences sont simplement le résultat des tensions d’une société en pleine crise ? Monsieur le Président, nous savons tous que la loi est là pour rétablir les équilibres. Pour cela, le législateur a répondu au souci du politique de renforcer le cadre légal de la répression des infractions à connotation sexuelle. L’article 254 du Code de Procédure Pénale prévoit une peine plafond ‘’ réclusion criminelle de dix à 20 ans sans possibilité de réduction’’, mais cela dans des cas bien spécifiés que l’on ne retrouve pas dans l’affaire qui nous occupe ce matin. En effet, il n’y a eu ni mutilation, ni séquestration et la victime, bien que mineure au moment des faits, avait plus de 13 ans. Dès lors, notre affaire tombe sous le coup de l’article 143 qui prévoit 5 ans minimum et 10 ans au maximum. Le principe de la confusion des peines aidant, le prévenu, coupable à la fois de viol et de pédophilie, ne peut encourir plus que ce maximum de la peine. Monsieur le Président, cet homme qui est à la barre a violé sa belle-fille. Comme vous le savez, il est difficile, en matière de viol, d’apporter une preuve irréfutable. Cependant, en l’espèce, le coupable est tout désigné à la fois, par la victime, les témoins et les faits. Ce que l’enquête de police, le certificat médical et les conclusions du juge d’instruction ont révélé sans aucune ambiguïté. On est en face d’un faisceau d’indices concordants qui accablent le prévenu. Cependant, Monsieur le Président, il est constant que notre littérature constitutionnelle actualisée a marqué une réelle avancée sémantique sur le plan de la légistique : « La justice est rendue au nom du peuple. » Cela doit produire sur nous, praticiens du droit, l’effet d’une piqûre de rappel. La justice que nous rendons doit correspondre à l’aspiration du peuple qui évolue dans le cadre d’une société, selon une culture donnée. Plus la société avance, plus elle se corrompt et se détruit. Mais le point d’équilibre, c’est l’intersection des valeurs qui fondent notre perception humaine de la vie. Il faut y rester vaille que vaille pour ne pas sombrer dans le chaos. Je dis ici, aujourd’hui, au nom de la société que je représente, que l’harmonie vaut mieux que le chaos, quoi qu’elle puisse nous coûter, en termes de sacrifices. D’ailleurs, nous faisons confiance à la nature. Elle reprend toujours ses droits. Partout où l’humain fait des ruines, elle remet l’esthétique avec éthique. Monsieur le Président, tout bon jugement est un produit rendu sur commande du peuple et non sur la prescription d’une frange partout minoritaire qui, nantie de forces surréelles, pollue la planète par les émanations des larves indécentes qu’elle projette comme un météore qui traverse l’atmosphère qu’elle détruit à dessein. Voyez-vous, Monsieur le Président, J’ai peur qu’en suivant certaines théories, qui vont jusqu’à remettre en cause le patriarcat, gage de stabilité, qu’on en vienne à opposer un genre contre un autre, les hommes contre les femmes, dans une lutte insensée pour le pouvoir. Alors, que veut le peuple, dans le cas d’espèce ? Que le coupable paye pour sa faute et non pour toutes les fautes de tous les hommes. Il est essentiel que le sujet en faute effectue personnellement le parcours de sa propre contrition. Le sieur Sarsan doit payer en tant que Monsieur Guignard, ayant violé sa belle-fille et non en tant que mouton noir de la bergerie qui doit payer pour tous les péchés du genre auquel il appartient. Et pour cela, voyant qu’il a déjà purgé quatre ans de détention préventive en sus de la sanction que le peuple lui a infligée avant l’intervention de la justice, je préfère ne pas ajouter à la surpopulation carcérale avec un présumé coupable sur lequel se sont manifestées toutes les fonctions de la peine, pas la dissuasion la moindre. Et puisque l’enquête de personnalité révèle qu’en société comme en prison, il a un bon vivre ensemble, nous n’avons rien à craindre de cet homme qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Il y a le droit, il y a l’émotion que suscite la vue de cet homme qui a subi la vindicte populaire, qui a été lynché par une foule en colère au point de le rendre aujourd’hui impotent et humilié. Néanmoins, je ne vais pas faillir à ma tâche en tant qu’organe de poursuite mais aussi, gardien des libertés individuelles. Monsieur le Président, je requiers pour l’accusé une peine de prison de 5 ans dont un an avec sursis. Ce qui aurait pour conséquence son élargissement immédiat. J’en ai fini. »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Elle se rassit, fière d’avoir défendu sa société avec verve et compétence.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">La plaidoirie de l’avocat de la DEFENSE</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Monsieur le Président ! La guerre des genres n’aura pas lieu. Elle ne remplacera pas la lutte des classes. Je m’en vais mettre tout le monde à l’aise. » En disant cela, Maître Goorgi Koota pivota sur ses talons, fit signe à l’huissier qui entra dans la sphère sacrée suivi de deux agents de sécurité qui transportaient un large tableau en contreplaqué reposant sur un chevalet à la base solide. Ils le posèrent côté entrée, de telle manière que tout le monde pût y voir et ils s’en allèrent. Maître Koota pria les deux protagonistes de se mettre en scène. Il leur demanda de considérer le tableau comme le mur de la banque qui a abrité ‘’leurs ébats.’’ L’avocat de la partie civile voulut protester objectant que la reconstitution des faits doit être assujettie à un certain formalisme. Maître Koota lui rétorqua que justement, il ne s’agissait pas d’une reconstitution puisqu’il n’y avait pas de transport sur les lieux, mais d’une simple simulation pour aider à la manifestation de la vérité.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Le juge donc laissa faire.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Mademoiselle Temedi Labaado ! Fit l’avocat de la défense. Voici le mur de la banque contre lequel Monsieur Sarsan Guignard t’a violée le cinquième jour du deuxième mois de l’année des inondations récurrentes. Reprenez la position qu’il vous a fait prendre ce jour-là. » Elle se mit à hésiter, jetant des coups d’œil de gauche à droite. « Il vous avait plaquée contre le mur, n’est-ce pas ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8211;Oui !</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8211;Alors, adossez-vous contre le mur. Quant à vous, Monsieur, mettez-vous sur elle, exactement, comme ce jour-là ! On vous a vus faisant l’acte, en position debout ! »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Bien appuyé sur sa béquille, Sarsan Guignard s’affala sur elle, son abdomen contre la tête de celle-ci. La fille entreprit de dégager sa tête. Elle se mit à bouger. L’homme recula, la regarda avec beaucoup de tendresse et lui dit, d’une voix doucereuse : « Temedi ! Dis la vérité ! » Sur le coup, la fille s’accroupit, éclata en sanglots et laissa échapper : « J’ai fait ça pour me venger contre ma mère.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8211;Tu as fait quoi ? Demanda le juge.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8212; Je l’ai accusé parce qu’il devait épouser ma mère. Il ne m’a pas violée. »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Monsieur le Président, je vais poursuivre ma plaidoirie en narrant le reste. Que l’on retire le dispositif. Le dossier, au début, avait été confié au redoutable inspecteur Mbong Taqe, enquêteur consciencieux, féru de criminologie. Il découvrit que l’affaire comportait des zones d’ombre et tenta de les élucider. A sa grande déception, il a été dessaisi de l’affaire jugée trop sensible car la période électorale était proche. Il ne fallait donc pas fâcher les femmes, un électorat important. Le Commissaire arguait qu’il s’agissait de trouver un coupable et qu’il était tout trouvé. Le fait est, Monsieur le Président, que le jeune inspecteur Mbong Taqe est marqué par sa formation. Il est de cette espèce rare de jeunes qui intègrent la police par vocation et non pour chercher un gagne-pain. Avant de s’engager dans le corps, il a d’abord obtenu une licence en psychologie et une maîtrise en criminologie. Dans son commissariat d’affectation, il était chargé des mœurs. Ce problème de viol était donc de son rayon. Il s’y investit et trouva très vite que le dossier comportait beaucoup d’incohérences. Le mur sur lequel étaient censés s’adosser le violeur et sa victime était revêtu de la même couche de poussière à l’emplacement indiquée que sur la surface environnante. La taille du Sieur Guignard et celle de Temedi ne leur permettaient pas de pratiquer une partie sexuelle en station debout contrairement à l’affirmation du témoin n 2. Le planning de travail et le rapport de service de la compagnie de surveillance où travaille mon client indiquaient clairement qu’il n’avait pas travaillé ce jour-là et ne pouvait donc être, en principe, en tenue de service. Le 1er témoin affirme que l’enfant lui a dit qu’elle venait d’être violée. Pourtant, la mère de Témédi a déclaré simplement que l’enfant lui avait appris, au cours d’une banale discussion, qu’elle n’était plus vierge et que c’était l’œuvre de son futur mari. Le certificat médical était signé par un certain Docteur Tappale dont le nom ne figurait pas dans le répertoire des médecins de la région. Il était fabriqué par le secrétariat de L’ONG ‘’Pandore en action’’. Nous y avons une taupe qui nous a vendu la mèche. Visiblement le fait de viol n’était pas établi. Mais alors, qu’est-ce qui a motivé cette accusation si fallacieuse ? Tout vient à point nommé pour qui sait attendre. Je vous livre l’affaire. L’enfant en voulait à sa mère. A quatorze ans et demi, dotée d’un physique mature par les caprices de la nature, la petite Temedi, belle et joyeuse, reçoit une demande en mariage de son professeur de gymnastique. Elle est aux anges et rêve de vivre son bonheur avec celui que toutes les filles voulaient s’arracher. Mais la tante du terroir menace de porter plainte si ce mariage se réalise car la fille est mineure. Déception et même déprime. Pour ménager la chèvre et le chou, la tante du terroir lui remet des préservatifs et lui conseille de rencontrer ce garçon qu’elle aime, sans crainte de grossesse ou de maladie. Catastrophe ! Aux yeux du garçon, une fille avec des capotes, c’est la perdition. Il est dégoûté et ne veut plus voir son élève qu’il avait voulu épouser. Cette dernière commence à se morfondre. Sa mère ignore sa souffrance, menant une vie très gaie notamment en entretenant une relation extra conjugale avec le pharmacien du quartier. Baaba Labaado, le père de Temedi Labaado meurt un matin dans des conditions suspectes. La fille soupçonne sa mère d’avoir abrégé la vie de son père devenu inutile depuis qu’il a perdu son travail il y a de cela 5 ans. Temedi est sevrée d’affection. Chagrin affectif atroce, sentiment de désamour pour sa mère… Complexe du mal aimé. Elle se dit que personne ne l’aime, tout le monde la déteste. Devenue irascible, son irritabilité à fleur de peau eut l’effet d’éloigner d’elle ses amies et ses camarades. Toute seule, plongée dans une sombre schizophrénie, elle rumine sa colère et décide de se venger contre sa société que représentent sa mère et son amie, la tante du terroir. Il s’agit d’abord d’éviter que le pharmacien épouse sa mère pour remplacer son papa. Alors, avec application, elle se mit à séduire l’apothicaire. Mais quand elle apprend que sa maman avait arrêté avec lui, puis qu’ayant signé monogamie, il ne pouvait prendre une deuxième femme, elle s’éloigna de cet homme. Les tentatives du pharmacien pour garder Temedi comme maîtresse furent vaines. La fille le quitta sans hésiter. Puis, elle voit sa mère avec un nouvel homme, un vigile qui s’est signalé comme un prétendant à la main de sa mère. Alors, à la veille de l’officialisation à la mosquée de l’union entre Sarsan Guignard et sa mère, Temedi Labaado déclare à sa mère avoir perdu sa virginité par le fait du vigile qui allait l’épouser. Monsieur le Président, comme vous le savez, le psychopathe n’anticipe pas sur les conséquences de ses actes. Mademoiselle Labaado n’a pas pensé aux effets que pouvaient produire sa déclaration. Elle a simplement voulu faire mal à sa mère. Mais c’est la tante du terroir qui a diffusé la nouvelle du soi-disant viol dans les réseaux sociaux, a ameuté tout le quartier et a informé la police. Avant l’arrivée de celle-ci, suivie de celle des sapeurs-pompiers, la foule s’est jetée sur le présumé coupable qu’elle a massacré presque à mort. Sa jambe droite et son bras gauche ont été écrasés. Il a fallu les amputer. Monsieur le Président, tout à l’heure, vous allez prendre une décision fondée sur votre intime conviction. Comme vous le savez, Monsieur le Président, quand nous parlons français, nous employons des mots savants, des mots forts qui, vus à la loupe, font gros dans notre conscience. C’est quoi l’intime conviction ? La base de la décision du juge ? Est-elle hors de portée des influences ? Ou bien son autonomie n’est-elle qu’illusoire ? Si cet homme est devant nous aujourd’hui, diminué de moitié, c’est bien parce que tous ceux qui ont décidé de son sort, à l’insu de la justice institutionnelle, l’ont fait sous l’influence négative de la rumeur. La fille qui l’a accusé à tort l’a fait pour se venger contre sa mère, veuve noire, femme volage, égoïste, plus soucieuse de ses plaisirs personnels que de la vie de son mari et de l’éducation de sa propre fille. La tante du terroir est une femme sous influence irraisonnée, en quête de revenus et de reconnaissance sociale. Elle tuerait sa mère pour satisfaire les ONG qui l’emploient. Le commissaire a agi suivant les désirs de sa hiérarchie. La Responsable de L’ONG est l’esclave des financements qui lui viennent de l’étranger. Plus elle se mêle d’activités du même genre que celle qui nous occupe, plus, sa côte monte. Madame le Procureur défend les intérêts de la société sous l’œil du prince. Les avocats que nous sommes, vivons de litiges dans lesquels nous avons intérêt à tirer notre épingle du jeu. Monsieur le Président, vous êtes ici la seule personne à qui Dieu a délégué son pouvoir de juger. En userez-vous selon votre stricte intime conviction ? Si tant est qu’elle puisse exister. A l’instant, il me revient en mémoire ce que disait quelqu’un : « Si vous ne croyez pas en Dieu, ce n’est pas grave. Croyez en la justice, vous y trouverez Dieu. » Pour ainsi dire, si la Justice n’est pas juste, c’est elle-même qui a tort. La vérité est bonne à dire, même si elle nous dérange. Ce matin, comme j’ai l’habitude de le faire chaque jour, je lisais le Saint Coran. Vous savez quoi ? J’ai pleuré à chaudes larmes. La cause ? Je suis tombé sur la sourate 59, verset 22. Le Livre nous dit, parlant de Dieu : « Il est Celui qui connaît l’invisible et le visible, Celui qui sait l’inconnu et le connu. » Et le verset se termine par : « … Il est le Clément, le Tout Miséricordieux. » Puis l’avocat se tourna vers le prévenu : « Et vous ! Monsieur Sarsan Guignard ! Saurez-vous nous pardonner ? » Au moment où il rejoignait sa place, le juge, n’ayant pu retenir ses larmes sortit un mouchoir tandis que le Procureur s’éventait activement. A ce moment, l’avocat de la partie civile, la mine tirée, faisait la moue en mâchant du chewing-gum. C’est alors que le Commissaire, hors de lui, se dirigea promptement vers les dames assises derrière l’avocat de la partie civile. Il trouva la tante du terroir à qui il administra une gifle magistrale. La responsable de l’ONG ’’ Pandore en action’’ tenta d’intervenir et reçut un coup de tête qui la fit basculer et s’écrouler par terre. Des femmes, comme un essaim d’abeilles s’agglutinèrent autour du Commissaire. Des hommes vinrent à la rescousse de l’officier de police. Agents pénitentiaires, vigiles, parents, amis et autres, chacun défendant son genre, s’acharnait à détruire l’autre. C’était la mêlée, un désordre indescriptible…………………</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Et l’audience ? Le juge et sa suite ont disparu…….</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Sarsan Guignard se planta au milieu de la salle, se tenant sur une jambe et brandissant sa béquille, il se mit à crier :</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Mon verdict !!! Mon verdict !!! Mon verdict !!! »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484881020._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Mes propos en errance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">02/02/2019</p>



<h3 class="wp-block-heading">SEXOLOGIE à la RTS</h3>



<h3 class="wp-block-heading">‘’ Ecume de mer’’ contre ‘’Racine de baobab’’.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Le papillon, fasciné par la lueur enchanteresse de la bougie en flamme, déploie gaiement ses ailes séduites et danse autour de la mèche enflammée, ô phosphorescence paradisiaque ! Enivré par la vive joie qu’offre le boléro si entrainant, notre insecte frivole s’approche de plus en plus de la rougeur chaleureuse et finit par se jeter dans l’antre de son emballement. Elles ont dit : « Parité ! » Nous avons répondu : ‘’Oui ! Approuvé ! Désormais, entre hommes et femmes, c’est fifty /fifty.’’ Elles ont dit : « Autonomie de la femme ! Tout pour elle, rien pour l’homme, ce prédateur. » On a dit ’’OK ! Pas de souci.’’ Là, nous avons eu une arrière-pensée : ‘’ Ce qui appartient à nos femmes, c’est pour nous, les hommes.’’ Que l’on se détrompe. Elles sont tellement ‘’bien’’ conseillées par des ‘’boutiques de droit’’, qu’elles sont promptes à divorcer à la moindre incartade ! Elles ont dit : « Attendez ! Sur le registre de la succession, Dieu s’est trompé. Deux parts pour l’homme, une seule pour la femme, c’est la pire erreur qu’Allah ait commise dans son Coran. » On a dit ‘’Oui !!! Haro sur le Code de la famille ! ’’ Et puis, « Autorité parentale pour la femme ! ! Madame cheffe de famille ! » Hé Oui ! ¨Pourquoi pas ? Elle commande la petite maisonnée ! Et bientôt, mon enfant portera le nom de famille de ma femme !! Oui ! Droits de la femme ! La femme se promène maintenant, nue dans ses vêtements ! « C’est la liberté de s’habiller comme on veut ! » Oui !! C’est vrai. Cela met son corps en valeur ! N’est-ce pas ? Mais ! Attention ! Ne la regardez pas trop ; c’est du ‘’sexisme’’. Et puis son corps lui appartient. Elle en fait ce qu’elle veut ! Oui !!! C’est la liberté de la femme. Laissez-la en user jusqu’au bout du bout du plaisir qu’offre l’exhibitionnisme. Elles ont dit : « Une grossesse, c’est pénible ! Deux portées, c’est intenable ! Trois gestes ? Jamais ! Pilules ! Préservatif. Cela diminue le nombre de migrants d’ailleurs. » Nous avons répondu ‘’Certainement. S’il y a beaucoup de gosses, qui va les nourrir ? Dieu même est devenu pauvre, démuni et tristement absent !’’ Elles ont dit : « Au Secours ! Violences faites contre les femmes !! On nous assassine ; matin, midi et soir !!! Quand l’homme se réveille le matin, il se donne pour unique tâche de répertorier sa gamme de techniques en torture contre la femme. L’homme, ce démon aux dents de requin qui déchire la chair des femmes, arrache son cœur, boit son sang…Ne plus l’approcher, il est sanguinaire. Pourquoi se marier avec lui ? Pourquoi se marier ? Le mariage est une institution rétrograde. Il est inscrit sous le régime du patriarcat ! A bannir. Tant qu’à faire, la femme n’a pas besoin de l’homme pour être heureuse, puisqu’entre elles, tout peut se faire ! Tout ! » Nous avons dit : ‘’Oui ! C’est vrai. Pardonnez ! Nous allons changer.’’ D’autres ont dit : « Enrichissez les femmes. Outillez-les et aiguillonnez-les pour qu’elles donnent des coups de pied à ces hommes qui s’accrocheront à leurs escarpins. » Nous avons dit ‘’Oui !’’. Qu’elles soient plus productives que nous, elles penseront à nous.’’ Ensuite les autres ont ajouté : « En attendant, il faut qu’elles jouissent. On va leur apprendre à faire l’amour. Oui ! Les bougnouls ne s’y connaissent pas. On commence par le Sénégal. C’est un pays influent. Dès que ça marche ici, ça passera dans la sous-région et au-delà. » Ils croient par exemple, à tort ou à raison, que si l’on sème une graine à Dakar, elle germera dans les capitales environnantes. C’est pourquoi ils s’acharnent contre le pays dit de la Téranga en bousculant nos valeurs sociétales avec des moyens incommensurables, sans relâche, sans gêne de conscience. Pour cela, des stratégies sont définies, des programmes élaborés, des agents recrutés ou ‘’encouragés’’, des moyens dégagés avec un tableau de bord précis, suivant un chronogramme adéquat. Alors, on choisit notre distinguée chaîne nationale pour nous apprendre, en même temps que nos enfants, assis dans le même salon que nous, comment faire les préliminaires, de quelle façon s’y prendre pour atteindre le nirvana …. Conséquence ?! Nos enfants en auront plein la tête et seront obnubilés par le désir de vivre quelques expériences sexuelles telles que nous les présentent ces agrégés en &#8230; Comme cela, on nous fait de jeunes nymphomanes à la recherche effrénée et permanente d’un plaisir imaginaire. Sexologie ! Sexualité !! Cela les obsède tellement qu’un jour, un présentateur de télé de chez eux, a buté quatre fois contre le mot ‘’texte’’. A chaque fois, il disait ‘’sexe’’ à la place de ‘’ texte’’. Un lapsus, dit-on, n’est jamais innocent. Pour traduire le mot ‘’ sexualité ‘’, elles disent ‘’ séy ’’. Tout faux !!! En wolof, le vocable ‘’séy’’ renvoie à des relations intimes entre un homme et une femme unis par les liens du mariage. Polysémique, ce mot peut désigner l’ensemble des actions et attitudes qui incombent à la femme dans le cadre de son ménage. On le voit bien, la marche du foyer est pour une large part entre ses mains. Les occidentaux le savent. C’est pourquoi ils passent par elle pour nous détruire. Quand un homme occasionne des rapports intimes avec une femme ou une fille dans un cadre illégitime, on dit ‘’yeegg na ci moom’’ (Il a accédé à elle ou il a abusé de…) Par contre, pour traduire le mot ‘’ sexualité’’ en wolof, il y faut de la vulgarité. La signification à laquelle le mot ‘’sexualité’’ renvoie est ‘’ Se faire, réciproquement ce qui est mauvais’’ (defante lu bon). Le mot wolof auquel il correspond symétriquement est d’une vulgarité insultante. Alors ! Quel est le programme ? Que nous apprend-on à la RSI ? A bien faire ce qui est mauvais ? Qui est la cible ? Quel est le mobile profond ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Un média d’Etat, il nous semble, doit remplir entre autres, les trois missions suivantes :</h3>



<h3 class="wp-block-heading"> Informer</h3>



<h3 class="wp-block-heading"> Divertir</h3>



<h3 class="wp-block-heading"> Eduquer</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Ce troisième volet revêt une importance capitale. Il s’agit de participer de manière significative à la formation du citoyen patriote, utile à sa société. Le jeune Sadio Mané, (qu’Allah le protège) a été cité en exemple, par un imam saoudien au cours d’un prêche. Il l’a présenté comme un modèle à suivre. Un si jeune homme, au sommet de la réussite ( Maasha Allah) qui se fait humble au point de nettoyer des toilettes, minimiser publiquement l’importance à donner aux acquisitions matérielles, construire pour son village des infrastructures de base à la place de l’Etat, distribuer de l’argent à tout le village ; voilà un esprit citoyen à cultiver. Nous avons en lui, un modèle, un bon prétexte pédagogique que notre RTS pouvait utilement exploiter pour éduquer, sachant que l’objectif est de contribuer à la formation d’un sénégalais fier de son pays, de sa culture, un producteur agent de développement, un créateur qui sait produire ce qu’il consomme, qui sait fabriquer des satellites, des trains , qui sait explorer et extraire son pétrole et son gaz ; qui sait soigner ses malades même les hommes d’Etat.… Il est clair que, la sexologie n’est pas notre priorité, surtout que nous savons y faire mieux qu’eux, c’est connu. Le volet ‘’Eduquer’’ mais aussi les deux autres, doivent être sous tendus par la valorisation de notre propre culture que nous apportons à la civilisation de l’universel, comme notre part contributive authentique. Cela, la France, par exemple, le fait bien. Non seulement elle a ses ONG chez nous pour nous dicter la conduite à suivre, mais elle a aussi son centre culturel qui oriente nos créateurs vers leur culture, RFI en bande FM et France 24 (les deux chaines dépendant du quai D’Orsay ; leur ministère des affaires étrangères) en plus de leurs agents disséminés parmi nous. Tout est fait pour gommer notre culture. La RSI diffuse une émission en wolof pour apprendre à nos enfants comment avoir du plaisir jusqu’au bout du goût sans tomber en grossesse en plus de moult comportements déviants… Heureusement que face aux poussées dévastatrices de ‘’Ecume de mer’’, il nous reste ces foyers de résistance, aussi solides que des ‘’Racines de baobab’’ ; les milieux religieux, épicentre du mouvement intellectuel de refus de l’imposition de la culture occidentale. Ceux qui sont passés par l’école française acceptent, même si nous bougonnons un peu, de temps en temps. Tandis que ceux qui sont passés par les ‘’Daaras’’ résistent opiniâtrement, sauf les ‘’Ustaaz Perdiem’’ D’où l’aversion contre les ‘’daaras’’ à moderniser coûte que coûte pour les aseptiser, les occidentaliser au maximum, les ‘’moderniser’’. Dans l’esprit occidental, c’est là que se forment les futurs ‘’talibans’’, ces fous de Dieu. Ils ne passent pas par l’école française. Par conséquent, ils ne seront pas nourris à la sève de la liberté. Ce qui fait d’eux des obscurantistes c’est-à-dire des gens incapables d’ingurgiter la pensée occidentale. Il faut les changer ; les transformer ; y enseigner le français et y pratiquer une éducation à l’occidentale. Oui ! Les ‘’daaras’’ dérangent et donc nous arrangent, justement parce qu’ils dérangent. « L’islam n’a pas encore montré toutes ses virtualités en Afrique » Disait Cheikh Anta Diop. Il savait, le visionnaire, que, quand notre société déstructurée tanguera vers la dérive, la religion aidera à redresser la barre.’’ Bravo ! L’ONG Jamra, véritable sentinelle de nos valeurs ! Quant à celles et ceux qui n’ont fait ni l’école française, (où l’on enseigne déjà la sexualité sous l’appellation ‘’santé de la reproduction’’) ni les daara, il faut les atteindre par les médias et les relais communautaires. C’est pour cette frange de la population qu’on fait les ‘’badianous gokh, les associations féminines villageoises et les émissions sur la sexualité. Mais, ils n’ignorent pas qu’au Sénégal, il se passe un évènement religieux tous les deux mois. Et puisqu’à l’occasion, cela occupe les esprits un mois avant et un mois après, il est infructueux de diffuser dans ces intervalles, des idées autres que celles qui correspondent à nos Maagal, nos Gamu, nos Korite, nos Tabaski, nos Tamxarit… Par contre, ce moment-ci, situé entre le Gamou et le prochain Ramadan est une période creuse, d’ici Porokhane, l’Appel… On est loin de tout événement religieux. C’est pourquoi, ces jours-ci, ils rassemblent toutes leurs forces qu’ils déploient, tous azimuts ! Tirs groupés !!! Tenez ! Dans l’intervalle d’une semaine ; RFI a invité une jeune étudiante de Kolda qui forme des associations villageoises pour dérouler le programme que nous connaissons. Au même moment, la RTS diffuse des images de filles embarquées dans les environs de Kolda avec, en soutien, des boutiques de droit. France 24 annonce une émission sur la sexualité au Sénégal. On commence une émission sur la sexologie à la RSI. La RTS fait un plateau sur l’avarice des hommes dans le ménage… Des médecins en conclave parlent de PMA (Procréation médicalement assistée) même pour les célibataires. Des goorjigeens ‘’hommes-femmes’’ se marient à deux brassées d’ici et nous envoient les images pour nous narguer. Au même moment, on demande publiquement la légalisation du chanvre indien. Et puis, on passe une émission à la télé RTS1 sur le projet ‘’badianou gokh’’ ces femmes, âgées en milieu rural, de plus en plus jeunes en milieu urbain qui font du porte à porte pour intervenir dans la vie des jeunes couples, interpellent les jeunes filles pour transmettre avec beaucoup de pédagogie le message des occidentaux tournant autour des points habituels qui sont…..Planning familial, césariennes à tout bout de champ, violences faites aux femmes, le corps de la femme lui appartient, ne pas dépendre de l’homme, chercher son propre plaisir, lutter contre les mariages précoces, apprendre à l’adolescente comment pratiquer sa sexualité sans tomber enceinte etc. Dans le discours ambiant des ‘’intellectuelles’’, on entend clairement : « L’homme est une option, le mariage, une sous-option » … Tout cela en une semaine. N’est-ce pas un plan bien élaboré que l’on déroule, aisément ? Amis d’Occident, ce que vous appelez’’ sexualité’’ ; c’est une affaire de cœur et d’esprit, au-delà de toute animalité. Nous savons y faire. Laissez-nous avec nos femmes que nous aimons tant ! Et puis, RTS, je me permets de vous poser une question :</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Quand le bébé nait et que sa mère lui donne le sein, qui lui apprend à téter ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484945540._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Mes propos en errance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">18&nbsp; /&nbsp; 12&nbsp; / 2019</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Démocratie là ! C’est quoi même ? »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Je causais avec un ami, hors du Sénégal, chez moi, quelque part en Afrique. Son père que j’appellerai ici Papa Koulibaly, appuyé sur la balustrade qui surplombait notre position, nous a longuement suivis, avec une oreille bien attentive. Nous parlions de démocratie en Afrique. Soudainement, le vieux nous posa une question : « Mais, démocratie là ! C’est quoi même ? » C’est moi qu’il regardait en nous interrogeant. Comme quoi, c’est de moi qu’il attendait une réponse plus que de son fils. De deux choses l’une : ou bien il avait déjà posé cette question à mon ami sans avoir une réponse satisfaisante, ou bien, sachant qu’on n’est jamais prophète chez soi, il me faisait confiance plus qu’à son fils. De toute façon, nous nous sommes accordés, mon pote et moi, dans les multiples réponses que nous lui avons fournies, en ‘’ français facile’’ : « Dans la démocratie, c’est le peuple qui décide. La démocratie, c’est quand chacun dit ce qu’il veut sans être inquiété. Dans la démocratie, ce que le peuple veut, c’est ça que les dirigeants font. Dans la démocratie, y a pas de roi. Le pouvoir est transmis par élection… » Croyez-moi, nous avons pu énumérer ce jour-là, toutes les sortes de définition que vous auriez trouvées vous-même. Il faut dire que si l’on suit bien la logique de Boileau, la chose est aussi floue que la notion de ‘’Liberté’’. Parce que quand même, ‘’ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement. Et les mots pour le dire, arrivent aisément’’. Il nous a écoutés, le temps de débiter toute notre phraséologie, pour ensuite nous quitter, remuant la tête de gauche à droite. Il disait en allant : « Depuis que c’est entré ici, y a pas de paix dans le pays. Beaucoup de gens meurent pour le bénéfice de quelques-uns seulement. Y a trop de biens, mais c’est pour certains seulement. Vous-là, vous ne pouvez pas trouver autre chose pour que les gens vivent en paix ? » Alors, avec beaucoup de zèle, nous avons essayé de lui montrer que la Démocratie, c’est le moindre mal. Qu’il n’y a pas meilleur système actuellement. Mais, cette fois-là, il n’a pas eu la patience de nous écouter pérorer avec notre verbiage creux. Il est parti, discrètement. Nous avons tellement ri de lui ! Ah ! Le vieux ! Il n’a pas compris ! Ah ! Le vieux ! Il est dépassé ! etc. Quelques jours après, la réflexion du vieux Koulibaly me revint comme un subit coup de fouet. Puis, elle s’installa dans ma conscience sous la forme d’une question lancinante, me lacérant de sa pointe pertinente. J’y pensais longuement, douloureusement. Et j’eus honte, foncièrement honte, d’avoir ri de lui. De Papa Koulibaly ou de nous, qui devait rire de son prochain ? Nous, prétendus intellectuels africains, avons reçu une théorie débouchant sur un système politique choisi pour nous par l’Occident, on l’appelle ‘’Démocratie’’. Le vieux, quant à lui, a pris le temps de réfléchir sur ce même régime politique et, après l’avoir jugé par ses résultats en Afrique, a constaté qu’il fait beaucoup de dégâts et produit trop d’inégalités. Alors, il nous demande de réfléchir pour trouver un système plus adapté à nos réalités et moins générateur d’inégalités sociales. Et nous voilà, riant de lui, à gorges déployées. Fi ! Honte à nous. L’idée me vint d’étudier sérieusement la question. Il fallut d’abord tenter un exercice de compréhension du concept même de ‘’démocratie’’. Pour cela, je me suis mis sérieusement à revisiter mes propres connaissances dans le domaine. Elles sont minces. Que chacun essaie de s’y mettre et on se rendra compte qu’il y a une multitude de définitions, la plupart, très bidon. La plus révoltante est ‘’gouvernement du peuple par le peuple.’’ Souvent, on étale une kyrielle de libertés toutes nulles. Autant le dire, mes maigres connaissances sur le sujet ne me donnaient aucune satisfaction. Alors, je me mis studieusement à une recherche active. Ça a consisté, à prime abord en une consultation tous azimuts d’ouvrages de droit comparé (histoire du droit). La Grèce antique avec surtout ses trois cités-états (Athènes, Sparte et Corinthe), connus par leur pratique de ce qu’on appelle ‘’la démocratie directe’’, la Rome antique et ses comices ; c’est de là, nous dit-on, que tout est venu. J’ai poursuivi avec une documentation sur le web, et pour finir tout, sachant comme on le dit, que neuf dixième de la connaissance s’acquiert dans la causerie, j’ai suscité des débats avec plus ‘’sachants’’ que moi autour du vocable ‘’démocratie’’. Après, j’ai pu en avoir une compréhension nette, ce qui m’a permis d’éclairer ma religion. La première chose que j’ai retenue est qu’on situe l’origine de ce système en Grèce alors qu’en réalité, le grec Solon (De 640 à 558 avant J.C.) qui fut à l’origine de beaucoup de mesures visant à rapprocher le pouvoir du peuple, au point qu’on le considère comme le père de la démocratie, voyageait beaucoup et a pu se rendre en Egypte où il a eu à constater le respect de cette notion d’égalité entre les êtres humains. Il y découvre la notion de démocratie et constata même que le droit de grève y était reconnu. Ce n’est donc pas l’Europe qui a appris la notion de démocratie à l’Afrique, mais bien le contraire. La deuxième chose est qu’aussi bien à Rome qu’en Grèce, les femmes, les esclaves et les métèques étaient exclus du système. La démocratie dont s’agit donc ne profitait pas à tous les citoyens. De ce point de vue, le système était plutôt clivant, il faut le reconnaître. Reste à voir ce que ce système dit démocratique a apporté aux citoyens. Quel a été le bénéfice pour le peuple ? Où cela a-t-il mené ? Partout dans ces entités, le désordre s’est installé avec des saccages et des troubles. Et, ce n’est pas là que le progrès général de l’humanité se signale le plus aujourd’hui. Pensant bien faire, le penseur J. J. Rousseau introduisit dans sa théorie pour l’édification d’un Etat, émanation d’une société approbatrice, la notion d’une volonté générale, fondement d’un contrat social, base légitime des actes de gouvernement. La volonté générale, c’est ce que tout citoyen devrait vouloir pour le bien de tous. C’est dans ce bien pour tous que je trouverai mon bonheur individuel. La paix sociale ne doit en rien, se sacrifier pour la satisfaction d’un bonheur individuel quelconque. La volonté générale nous éloigne ainsi du libéralisme individualiste. De même, elle est différente de ce que l’on appelle maintenant volonté populaire, notion ambiguë, non définie qui prête à confusion. En tout cas, ça fait penser à la foule, cette masse bigarrée, manipulable et influençable. La volonté générale, implique les valeurs, croyances, mœurs, coutumes, qui sous-tendent la commune volonté de vivre ensemble. Ce ne peut être le vouloir d’une entité étrangère, basé sur des valeurs importées avec la force des vagues d’une mer en furie. Les révolutionnaires français ont détourné la théorie de Rousseau au bénéfice de la bourgeoisie. Celle-ci s’appuya sur le peuple pour renverser la monarchie, combattre l’aristocratie. Après, cette même bourgeoisie s’est installée au pouvoir et pour légitimer sa position, justifia tout par l’instauration de la ‘’démocratie’’ dite représentative. Ce qui veut dire simplement que, tout le peuple ne pouvant pas siéger à l’assemblée pour décider, il désigne ses représentants, les députés, comme ses mandataires. Là aussi, on fait appel à un autre penseur, en l’occurrence Montesquieu pour matérialiser l’équilibre des trois pouvoirs : le législateur (pouvoir législatif) vote les lois qui doivent s’appliquer à tous, le Président de la République aidé de son gouvernement (pouvoir exécutif) applique et fait appliquer ces lois, le juge (pouvoir judiciaire) vérifie la régularité de ces lois par rapport à la constitution et fait respecter leur application par le citoyen mais aussi par l’Etat. Pour qu’il y ait équilibre, on en convient, il ne faut pas que l’un des trois pouvoirs ait une emprise sur l’autre. Chacun d’entre nous peut considérer ce qui se passe chez lui pour voir si ce système est appliqué ou même s’il est applicable sans tricherie organisée à grande échelle, de la plus basse à la plus haute strate des institutions qui nous gouvernent. Les assemblées légifèrent selon les décisions de l’exécutif qui indique au judiciaire le chemin à suivre pour trancher les litiges. C’est ça la réalité. C’est quoi donc la démocratie ? A y regarder de très près, tout n’est que tromperie. L’Etat fédéral, les ‘’Etats Unis d’Amérique’’ pratique un système qui dérive de son histoire. Ce système est basé sur une double méfiance : méfiance vis-à-vis de l’ancienne puissance colonisatrice d’une part, mais méfiance aussi à l’encontre du pouvoir fédéral central. On se rappelle les guerres d’indépendance qui ont débouché sur un compromis constitutionnel propre au pays de l’oncle Sam. Dans ce pays, à l’occasion d’élections présidentielles, on peut avoir numériquement un nombre d’électeurs plus élevé que pour son adversaire et perdre devant lui du fait du système des grands électeurs. Vieux Koulibaly : « Vraiment, démocratie c’est pas démocratie ». En Angleterre, il n’y a pas de constitution écrite. Des coutumes et des traditions consacrées y ont valeur constitutionnelle. Ce pays est pourtant l’un des plus stables au monde. On pourrait citer bien d’autres pays. Les plus stables sont ceux qui ont adopté des systèmes politiques en fonction de leur histoire, leurs coutumes, leurs traditions etc. Qu’en est-il de nous, en Afrique ? Eh ! Pour la plupart des pays africains francophones, leur histoire est celle de l’Hexagone, leur tradition, celle de la France, et leurs coutumes sont celles de la Gaule. Ce que nous balance l’ancien colonisateur, d’avant ou d’après La Baule, n’est que supercherie. En fait, le jeu est faussé dès le départ. D’abord, comment devenir député ? Qui détient le pouvoir judiciaire ? Comment être membre de l’exécutif ? Pour être député, il faut briguer le suffrage du peuple. Quel est l’élément du peuple qui peut être élu dans nos systèmes dits démocratiques sans être en possession d’importantes sommes d’argent à distribuer aux électeurs ? Le candidat incapable de financer ses influents électeurs est simplement pris comme un fou à lier. Pour être Président de la République sous nos cieux, il faut posséder un parti politique, gouffre financier sans fond, tout le monde le sait. Donc, là aussi, il faut être bien nanti. Quant au juge qui est doté d’un salaire élevé pour le mettre à l’abri du besoin, ce qui lui évite la tentation d’être corrompu et qui est en principe inamovible, il est le sous-ordre de l’exécutif et d’un autre côté, du pouvoir financier. Alors ! Puisque tout revient à l’argent, ce n’est pas de la démocratie mais simplement de ‘’la ploutocratie’’ c’est-à-dire le gouvernement par les plus fortunés ! Pour corroborer tout ça, demandez-vous où les partis politiques prennent-ils leur argent ? La France qui nous enquiquine ! Sarkozy, a des déboires avec la justice pour ça. Il pompait de l’argent partout, même en Afrique, dit-on. Jacques Chirac, Fillon…et bien d’autres, ou tous. En Afrique, pour financer son parti, on signe des accords avec de grands financiers qui viennent réclamer leur part du gâteau dès que Monsieur est élu. On leur donne des marchés juteux. Dans tout ce que nous venons de dire, où est le peuple ? Où est la volonté générale ? La démocratie ? Je devine, Papa Koulibaly, le regard malicieux, me disant « Vraiment, démocratie, c’est pas démocratie. » Le plus grave est que, nos assemblées ne votent pas selon la volonté générale de nos peuples mais ratifient des conventions signées à l’international par nos gouvernants, selon la volonté de puissantes lobbies. Et pour veiller à l’application de ces conventions, au nom de la démocratie, de puissantes ONG sont mises sur place par ces mêmes lobbies. Elles sont tellement dotées de moyens et tellement homologuées par l’Occident, que les pouvoirs publics africains les redoutent. Voilà les gardiens de la ‘’démocratie’’ importée par laquelle, nos valeurs sociales sont bafouées, nos biens pillés, nos gouvernants terrorisés. Tant que l’Occident a ce qu’elle veut chez nous, les ONG pactisent avec les pouvoirs locaux. Puisque notre Président est ‘’à tu et à toi’’ avec le gouvernement français, Guy Marius Sagna et ses amis n’ont qu’à croupir en prison, les ONG-là ne bougeront pas ou ne le feront que timidement, pour juste donner le change. Par contre, si les intérêts des occidentaux étaient menacés, tous les moyens seraient bons pour soulever ’’démocratiquement’’ le peuple. Souvent on importe des militants par centaines, comme cinquième colonne, pour venir grossir les rangs des manifestants. Est-ce démocratique qu’un groupe d’individus impose à tout un peuple son bon vouloir ? C’est au nom de la démocratie que l’on a tué Lumumba pour installer le collaborationniste Mobutu. La démocratie a fusillé Thomas Sankara pour mettre en selle le valet Blaise. La démocratie a fait lyncher Khadafi, à mort, pour pomper le pétrole de la Libye qui s’en va en Occident, au prix qu’ils veulent, au moment où le pays est installé dans un chaos de fin du monde. Saddam Hussein également a fait les frais de la démocratie, pour le pétrole irakien tant prisé. Tenez ! C’est au nom de la démocratie qu’on a coupé le Soudan en deux. A ce jour, le sud gorgé de pétrole est à la disposition des occidentaux au moment où nos frères se chamaillent entre eux…C’est au nom de la démocratie qu’on a bombardé le palais du Président Gbagbo. Qu’on l’a trouvé dans sa chambre, en pyjama avec sa femme, pour le livrer à de jeunes soldats choisis pour leur ignorance et leur férocité. Oui ! La démocratie voulait que son frère, ami de la France officielle, avocat zélé du diable C.F.A prenne les choses en main pour ramener la Côte d’Ivoire dans le giron français dont l’éloignait le FPI. C’est au nom de la démocratie qu’on passe notre vie à faire des élections, les unes plus fausses que les autres. Le Président africain a un an pour s’installer, déminer le palais, laver tout à grande eau, prendre ses marques. Ensuite, il a une autre année pour assurer ses arrières, placer ses hommes, caser ses parents et ses amis. Puis il se ménage une année de travail de sorte à satisfaire son orgueil. Les deux années qui restent de son mandat, il les consacre à la préparation des élections suivantes. Durant ces échéances à grand enjeu, que de grabuges ! Que de dépenses, sur le dos du peuple ! Voilà pourquoi, comme le disait le vieux Koulibaly, « Depuis qu’il y a ça ici, y a plus de paix dans le pays. » Ce qu’il nous faut, au lieu de leur ‘’démocratie’’, c’est la constitution d’une entité viable, stable et souveraine dont la gouvernance obéira à notre propre volonté générale, tendue vers le progrès et la justice, en vue de l’instauration d’une paix durable. Pour cela, on fera un clin d’œil à notre propre passé et on forgera des idées nouvelles. S’agissant du passé, rappelons-nous qu’en 1235, presque cinq siècles avant la révolution française, des guerriers, chasseurs de leur état, réunis autour de Soundjata Keita proclamaient l’égalité de valeur pour tout humain face à son prochain, les devoirs du fils envers ses géniteurs, les devoirs de tout habitant du royaume envers sa patrie, l’interdiction de procéder à la captivité pour acquérir des esclaves, la lutte contre la faim… « L’essence de l’esclavage est éteinte ce jour, d’un mur à l’autre du Manden… …Chacun dispose désormais de sa personne… …Chacun est libre de ses actes, dans le respect des interdits des lois de la Patrie… Tel est le sermon du Manden à l’adresse des oreilles du monde entier. » Qui a dit mieux ? Thierno Souleymane Baal, souverain dans le Fouta théocratique de 1770 à 1780, encore une fois, avant la révolution française, sentant sa mort prochaine, laissa à sa postérité entre autres, les recommandations suivantes : « &#8211; Détrônez tout imam dont vous voyez la fortune s’accroître. Combattez-le, expulsez-le s’il s’entête. -L’imam peut être choisi dans n’importe quelle tribu… Choisissez toujours un homme savant et travailleur… » On le voit bien : « On connaissait manière bien avant eux ! » Nous y reviendrons in sha Allah</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484880430._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Mes propos en errance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">20/11/2019</p>



<h3 class="wp-block-heading">‘’Exigences de liberté ou besoin de paix.’’</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Juste après la FATWA de Tivaoune, Monsieur le Président, vous avez dit au Maroc : « Le peuple a autant besoin de liberté que de pain quotidien. » Ce discours est certainement rédigé par un robespierrien, un dantonnien pour le plaisir de la macronie. Rappel : au nom de la liberté, les Robespierre, Danton et autres Saint Just ont fait guillotiner le roi Louis XVI avant d’être décapités eux-mêmes, au nom de cette prétendue liberté. « Les hommes naissent libres et égaux devant la loi. » Deux assertions toutes fausses. Je ne perdrai pas de temps à démonter le fourvoiement de la deuxième, l’actualité sénégalaise y répond suffisamment. C’est la Fontaine qui a raison : « La loi du plus fort est toujours la meilleure. » La justice est à deux vitesses. Arrêtons-nous à la première. « Les hommes naissent libres… » On nait donc libre. Monsieur le Président, croyez-vous à ça ? Au nom de qui avez-vous parlé ? A votre nom personnel ? Au nom du peuple sénégalais ? Au nom de la France ? La liberté come une opposition aux lois de la nature ? Une dénégation du déterminisme ? Une rébellion face à la religion ? Liberté ! Si, à la naissance on laissait le bébé à sa liberté, il mourrait en peu de temps, de faim, de soif, de manque d’attention… Décidément, il a besoin de chacun et tous le font. En cela, l’homme est un être social. Il doit sa création à Dieu. Sa réalisation en tant qu’être humain à un ensemble de facteurs à la fois exogènes et endogènes dus aux autres. Il a fallu un père, une mère et un environnement socioculturel pour que l’enfant, de par la volonté divine, vienne en ce monde si étrange pour lui qu’il se met à pleurer à tue-tête. Et, toute sa vie durant, il dépendra des conditions qui ont suscité sa naissance et son façonnement. La graine d’arachide enfouie sous terre, germe et par tropisme, s’expose à la chaleur du soleil, à l’humidité et à la fraicheur de l’air. Son existence dépend d’un ensemble de conditions qui, combinées font d’elle ce qu’elle deviendra. Et Dieu sait que cet ensemble présidera à sa maturation ainsi qu’à sa récolte, moment sublime et culminant. Tel, l’individu et sa société. Il ne s’agit pas d’un déterminisme aveugle. Car le destin est un périmètre. Le périmètre est une ligne imaginaire à la périphérie d’une surface. On peut se mouvoir à l’intérieur et évoluer comme, à force d’efforts et de bénédictions, on peut le repousser puisque la fatalité, c’est l’excuse des personnes sans volonté. Je crois que la volonté est différente du désir et même du pouvoir dont on a pu en faire le corollaire. « Je veux donc je peux. » Faux. Le désir est spontané tandis que la volonté se forge. Le pouvoir s’acquiert par une procuration que Dieu délègue à sa guise. Entre le désir et la volonté, il y a le rêve, le réalisme et les valeurs. Vaste programme, vaste champ. Liberté ? De quelle liberté parlons-nous ? La notion de liberté peut être comprise comme synonyme d’une absence d’entraves, de contraintes quant aux désirs de chacun et leur réalisation. La liberté serait alors synonyme de ‘’licence’’ Or, dire oui à tout ce que l’on désire peut être également la manifestation d’un manque de liberté, d’une aliénation, être esclave de ses passions. Cette liberté-là, existerait-elle qu’elle serait licencieuse. Pour la rendre acceptable, on lui accole le principe de la responsabilité. Quelle est son étendue ? Son emprise sur l’individu ? On ne lui veut aucune limite en dehors de la volonté individuelle. C’est pourquoi Rousseau nous dit : « … l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté. » Mais, cette prescription que l’on impose à soi-même, est-elle arrimée à mes seuls désirs ? Ma volonté, peut-elle s’affranchir de la tutelle de ma société qui édicte ses propres règles, gage d’une harmonie sociale qu’un vilain désir individuel ne saurait rompre sans conséquence ? Le concept qu’ils ne veulent pas utiliser par peur de ses interdits, c’est la Morale perçue comme frein de la liberté. S’ils tiennent tant à la liberté, c’est pour la réalisation de leurs désirs les plus fous, leurs passions les plus pathologiques. Pourtant l’esclave est celui dont la volonté est aliénée… par la passion par exemple. « On n’est jamais libre. Soit on est en prison, soit la prison est en nous. » Nous dit Peh de Géo. Heureusement. Sinon où irait le monde ? Épicure, ce penseur diversement apprécié nous rassure : « Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder le bien inestimable qu’est la liberté » Il sait comme le wolof que ‘’l’homme est le remède de l’homme’’ et que par conséquent, l’on ne peut se suffire à soi-même. Rappelons-nous l’angoisse de Sully Prudhomme dans son songe ? « … Seul, abandonné de tout le genre humain Dont je trainais partout l’implacable anathème… » Il parait que les grecs auxquels se réfèrent encore aujourd’hui les penseurs occidentaux, parlaient peu de Liberté, considérant que l’homme devait refléter le cosmos plutôt que d’obéir à ses propres aspirations. Il semble que ce sont Kierkegaard, Heidegger et Jean Paul Sartre qui ont fait de la Liberté une réflexion centrale de la philosophie. Pourquoi ? En tout cas, la liberté est opposable à quelqu’un, à une force extérieure, un commandement. On l’oppose à Dieu et à la société. L’individu est sacré, il doit se soustraire aux contraintes de sa société, et s’émanciper de toute croyance religieuse. Conséquence, en Europe, il est ringard que d’être croyant, et le mariage entre homme et femme, base primaire de la famille est une institution bourgeoise dépassée. On ne dit plus mon épouse, on dit ma compagne parce qu’il n’y a pas de mariage entre eux. Par contre les hommes se marient entre eux et les femmes entre elles. Voilà où mène leur désir de liberté. J’ose croire que ce n’est pas de cette liberté que vous parliez, Monsieur le Président. Peut-être, diplomatie oblige, vous avez voulu rassurer nos partenaires français très portés à la défense des homosexuels que Serigne Babacar Sy a attaqués avec violence, à juste titre. Ce qu’il faudrait plutôt dire à Monsieur Macron, c’est qu’au Sénégal, chaque Calife général est un Souverain qui parle et agit au nom du peuple, en toute légitimité. D’ailleurs, si tant est que la liberté existe comme ils le prétendent, pourquoi ne voudraient-ils pas que nous les africains, nous n’en usions ? Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir la ‘’liberté’’ de leur dire, vos saletés-là, on n’en veut pas chez nous. Nous répétons à la France ce que Rousseau a dit à tout le monde : « La liberté consiste moins à faire sa volonté qu’à n’être soumis à celle d’autrui&#8230; » Ça c’est pour ceux qui veulent imposer leur volonté à l’Afrique. Quand ce sera entre nous, notre volonté commune s’imposera à toutes les individualités. Chez nous l’individu, dans son acception égoïste et perverse n’existe pas ou alors il est à combattre dans sa marginalité fautive. Le wolof par exemple voit d’un mauvais œil le désir de la liberté individuelle. ‘’Moom sa bopp’’ (N’appartenir rien qu’à soi) est péjoratif. En revanche, elle chante le bonheur que procure la liberté d’un peuple, vis-à-vis des forces étrangères dominatrices. ‘’Moom sa reew.’’ (L’indépendance vaut tous les sacrifices) C’est ce qui avait motivé la lutte des peuples africains pour l’indépendance. « Nous préférons la liberté dans la misère à l’opulence dans l’esclavage. » Sékou Touré avait raison. C’était un cri du cœur. Mais la Guinée a connu la misère et non la liberté car le pays était emprisonné à l’intérieur de ses frontières. L’impérialisme lui donnait journellement des coups de boutoir, asphyxiant son économie, infestant la place de mercenaires et d’agents de la 5ème colonne, assoiffant et affamant le peuple. Et comme disait Félix Houphouët Boigny « Un homme qui a faim n’est pas un homme libre » C’est avec leur prétendue liberté que les occidentaux, la France au premier rang, ont la mainmise sur notre économie, notre culture et même notre santé. C’est maintenant eux qui fixent le nombre d’enfants que nous devons avoir par famille pour, amoindrir la masse des migrants à la base. Et puis, c’est eux qui sont libres chez nous et pas nous chez eux. Je crois qu’il est temps qu’on leur laisse leur ‘’liberté’’ et qu’on prenne un concept qui sied mieux à nos réalités : la Paix. Quand le français (et la plupart des européens) vous salue, il vous souhaite un bon jour. L’africain, en général, vous demande si vous avez la paix. En wolof, en pulaar, en soussou, en malinké la salutation se passe autour du mot paix ? Parce que chez nous, la paix est fondamentale, C’est le lit de la société ou elle installe son harmonie. Même quand on se sépare d’avec quelqu’un, on lui souhaite la paix. La paix donc doit être le moteur de nos actes et de notre pensée. Mais la paix a ses corollaires. Ce lui qui contrevient à l’harmonie de la société est en rupture avec le besoin de paix. IL faut l’empêcher de nuire…Si les biens de la société sont trop mal répartis, il y a fracture à la paix. S’il y a impunité ou injustice, il y a insécurité, donc absence de paix. Voilà ce qu’il nous faut. Un système basé sur la recherche de la paix et non un système basé sur la quête de la liberté. Nous savons depuis Lacordaire qu’entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui libère. Mettez un chat libre dans un poulailler libre et attendez le résultat. Chers représentants du peuple, vous qui faites les lois, c’est à vous que Mirabeau s’adressait quand il disait « Nous sommes là par la volonté du peuple. Nous n’en sortirons pas par la force des baïonnettes ». Faites des lois pour protéger notre paix, gage de l’équilibre de notre société. Cette prétendue liberté, source de troubles et de perturbations fait le jeu de l’Occident. Ils nous recolonisent avec des conventions qui les arrangent et des ONG qui surveillent leur application. Ces ONG occidentales ou leurs ramifications soulèvent les foules au nom de la liberté, uniquement quand leurs intérêts sont en jeu. Méfions-nous d’elles, opposons à leurs exigences de liberté, notre besoin de paix sociale. Monsieur le Président de la République, très humblement, je vous demande de remplacer l’expression ’’Le peuple a besoin de liberté autant que de pain quotidien’’ par l’expression :’’Le peuple a besoin autant de pain que de paix pour le manger sereinement.’’ Et s’ils veulent nous imposer des choses contraires à nos valeurs, alors, comme le Président Lansana Conté avait dit à son Premier ministre, à propos d’une polémique sur le caractère toxique ou non des déchets déversés sur les plages de Conakry, il faut leur dire, au nom du peuple :</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Toxiques ou pas, il faut enlever. »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484880318._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Mes propos en errance.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">08/11/2019</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un autre pan de notre histoire.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Chaque communauté humaine a besoin d’un idéal religieux pour se donner une raison d’être, rechercher l’élévation et l’excellence morale, répondre aux questions les plus profondes qu’elle se pose sur la création, les créatures et le Créateur. En Afrique, quelles que soient les formes qu’aient pu revêtir les pratiques religieuses, celles-ci ont toujours été une source d’équilibre de la société. Il y a eu beaucoup de confusion sur le caractère monothéiste ou polythéiste des religions africaines. Laissons ce débat aux spécialistes. Au Sénégal, à partir de ce que nous tenons de nos grands-parents et de nos parents, de par ce que nous avons appris dans les livres et selon ce qui nous a été transmis par les autres canaux de communication, le monothéisme a toujours dominé dans nos croyances. Selon le Professeur Assane Sylla, chez les wolofs « Yalla, l’Être suprême, n’a aucune commune mesure avec les autres esprits appelés tantôt Tuur, (esprit allié à une famille), tantôt Rab (Nom générique de tous les génies). La même situation se rencontre dans toutes les autres ethnies du Sénégal et des environs. L’observateur habitué aux schèmes occidentaux peut facilement prendre des intercesseurs pour des dieux. L’Islam s’est installé aisément dans notre pays. Cheikh Anta Diop parle de « … parenté métaphysique entre les croyances africaines et la tradition musulmane. » Assane Sylla abonde dans le même sens en précisant que « … le code de vie morale de l’islam ne pouvait que trouver un écho favorable chez un peuple dont le génie tout entier était orienté vers la recherche de la perfection morale. » Cependant, malgré cette facilité de pénétration dans les cœurs et les esprits, il est resté dans un coin sombre de notre âme d’africains, quelques propensions à des pratiques païennes. Mais l’islam est une religion souple, nos guides, des sages bien éclairés. Toute âme étant vulnérable aux inclinations perverses et aux influences néfastes, des saints parmi nos anciens se constituèrent en dernier maillon de la chaîne, entre les enseignements du prophète (P.S.L.) et le fidèle musulman. Pour cela, la Tijaaniya et la qadriya sont venues au Sénégal par le Maghreb, la Mauritanie et le Mouridisme est né sur place. A Kahone, capitale du royaume du Saloum, se pratiquait du 16ème siècle à une époque récente, un rituel païen devenu festivités à tendance profane où, en marge des prédictions bien connues des sérères, était organisée une jouissance collective, sorte de bal masqué, où se mêlaient hommes et femmes, dans un anonymat suspect. C’était le Gamou de Kahone. A l’occasion, on festoyait, dit-on, masqués, avec tout ce que cela laisse deviner comme libertinage. Alhaaj Malick Sy, pratiquant la pédagogie par absorption adaptée à la psychologie du sénégalais croyant mais néophyte beaucoup habitué à ses anciennes pratiques, eut l’intelligence divinement inspirée d’opérer un détournement d’objectif. Désormais, le Gamou ne sera plus une fête païenne où se mêleraient beuveries et amoralité, mais l’occasion de commémorer d’une façon bien organisée, l’anniversaire de la naissance du prophète Muhammad (P.S.L.). Il aurait pu édicter une fatwa, il serait suivi, pour interdire la manifestation peu orthodoxe pour un adepte de l’islam. Mais il a préféré contourner le dessein, sublimer l’appellation qui désormais désignait cette nuit bénie, qui précéda l’arrivée sur terre du vénéré prophète Muhammad (P.S.L.) Cet événement qui commémore l’avènement du prophète de l’islam (P.S.L) le 12 Rabbial awal (3e. mois du calendrier musulman) n’a pas connu la même fortune partout dans les foyers islamiques. En effet s’il a été fêté en Egypte dès le 4e siècle de l’ère musulmane et au Maroc depuis 1292, cela se faisait de façon austère et discrète. Les chiites par exemple, célébraient l’évènement par des processions, la journée, dans la cour du souverain, en présence du calife. En Arabie Saoudite, il ne faisait officiellement l’objet d’aucune festivité, vu que, ne figurant ni dans le coran ni dans les recommandations explicites ou implicites du prophète, c’était considéré comme du ‘’bidhaa’’ (innovation blâmable). Ce n’est qu’en 2017 qu’on le fêta à la Mecque de façon grandiose comme en a témoigné feu Sidy Lamine Niass, le 30 Novembre de cette même année. Soulignons, en passant que le Président Kadhafi avait commencé à célébrer l’événement grandement en Libye et dans d’autres pays en partenariat avec La ligue populaire des tribus du Grand Sahara en 2006. Après cette alchimie entre Maouloud et Gamou, Maodo Malick Sy a réussi autre chose. Il est parvenu à en faire l’occasion d’assises théologiques pendant lesquelles il rencontrait les muqqadims formés par ses soins, qu’on estimait à plus de sept cents, disséminés sur les territoires sénégalais, maliens, guinéens et gambiens. A l’orée des séances de QASIDA AL BURDA, moments de récitals du poème mythique de Sidy Sharafeddin al Boussiry, temps d’exaltation du Seigneur de l’univers, il les recevait individuellement ou en groupes, pour, d’une part recueillir des informations sur la marche de la Tariqa Tijaaniyya dans leurs localités respectives, mais aussi pour donner des consignes et des recommandations en plus de la mise à niveau théologique de ses plénipotentiaires. Cette pratique, basée sur le Gamou, contribua ainsi de façon significative, à propager la Tariqa et à implanter l’islam jusque dans de lointaines contrées. Aujourd’hui, c’est par grappes humaines que des fidèles du Sénégal et de la diaspora, se rendent à Tivaoune à l’occasion du Gamou que l’on fête par ailleurs partout au Sénégal, dans de nombreux pays d’Afrique et du monde. Chez nous, les autres foyers de la Tariqa Tijaaniyya s’y mettent avec entrain et ferveur, à Kaolack, à Médina Baay, à Médina Gounass, à Dakar, à Louga, au Fouta …Les mourides ou disciples de Cheikh Ahmadou Bamba, donnent à l’évènement toute la dimension qu’il mérite, aussi bien à Touba que partout ailleurs. Cela dit, qu’est-ce que la Tijaaniyya et qui était Elhaaj Malick Sy ? La Tijaaniyya que je rechigne à appeler confrérie, terme utilisé par les agents de la colonisation française, tentés de les assimiler aux monastères chrétiens ou aux autres groupes dont les pratiques rappellent les sectes. Je préfère garder le terme arabe Tariqa que l’on traduit par voie. Le Cheikh Ahmad Tijaan, à quarante-six ans, lors d’une retraite spirituelle, eut une expérience mystique en rencontrant le prophète Muhammad (P.S.L.), dans une vision éveillée. Il lui promit d’être son intercesseur privilégié et pour ses fidèles auprès d’Allah. Huit ans après, le 18 safar de l’an 1214 de l’hégire, il reçoit du même prophète (P.S.L.) le statut d’intermédiaire entre lui, Muhammad (P.S.L.) et les autres musulmans. C’est ainsi qu’il fonda la Tariqa qui porte son nom : la Tijaaniyya. Il fut contraint à l’exil par les autorités algériennes de l’époque, que les mouvements de foule qui convergeaient vers le saint homme rendaient paranoïaques. Il s’installa à Fès au Maroc. A l’occasion du commerce transsaharien, la Tijaaniyya fut introduite en Mauritanie, dans la Sénégambie, au Mali, au Burkina Faso… Oumar Fuutiwu Tall, chef de guerre, souverain du Fuuta Toro, érudit musulman, adepte de la Tijaaniyya, se rendit en pèlerinage à la Mecque où il reçut de la part de Muhammad al Ghali, un des premiers disciples de Cheikh Ahmad Tijaan, le titre de calife de la Tariqa pour le Soudan, entendez l’Afrique de l’ouest.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Au Sénégal deux dynasties héritèrent du flambeau de la Tijaaniyya :</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8212; La famille Omérienne, issue de la propre descendance de Elhaaj Oumar Tall.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8212; La famille Sy de Tivaoune par le biais de Elhaaj Malick Sy.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Comment le relais est-il parvenu à ce dernier qui pourtant ne fait pas partie de la famille de Oumar Tall ? De façon mystique. A son retour de la Mecque où il séjourna pendant dix ans, Elhaaj Oumar recevait les fidèles de les toutes les contrées du pays venus solliciter ses prières et sa bénédiction. A l’occasion, la dame Fawade Wellé confia un pagne à son frère Alpha Mayoro Wellé, qui se rendait auprès du saint homme, à charge de le lui remettre de sa part comme cadeau sans manquer de préciser que si elle était un homme, elle viendrait avec lui participer à la guerre sainte, au jihad. Mais au moment du départ, par mégarde, le frère oublia d’emporter le pagne. Arrivé auprès de Elhaaj Oumar, celui-ci lui réclama le pagne laissé sur place mais qui lui avait été destiné. Stupéfaction ! Comment a-t-il su ? En tout cas, le sage homme réclama le pagne qui lui fut apporté. Puis, il prédit que de cette noble femme qui lui a envoyé ce cadeau comme le symbole d’un pacte mystique, naîtra un de ses successeurs pour la conduite de la Tariqa. A dix-huit ans, le jeune Malick Sy se sentit investi de la mission d’ancrage et de consolidation de la Tariqa dans son pays. Et se mit aux études de façon fervente en allant chercher le savoir dans de lointaines contrées comme la Mauritanie, la grande université de Pir, auprès de quelques érudits de Saint Louis, de Louga, de Djolof, du Fouta entre autres, avant de s’installer à Tivaoune, actuel capitale de la Tijaaniyya au Sénégal. Il effectua le pèlerinage à la Mecque pour la première fois en 1888 et, dit-on, en revint avec le titre de calife de la Tijaaniyya au Sénégal. Il quitta ce bas monde le 27 juin 1922 à l’âge de 67 ans.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Bon Gamou à tous.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484945554._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Mes propos en errance :</h3>



<p class="wp-block-paragraph">27/10/2019</p>



<h3 class="wp-block-heading">‘’ Qui nous a mis dans ça ? ’’</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Depuis quelques temps, nous tendons tous l’oreille pour capter la clameur qui nous vient de la République sœur de Guinée. Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé envisage une révision constitutionnelle en vue, dit-on, de s’accorder la faculté de briguer un troisième mandat. C’est le tollé. Et ça fait du grabuge. On commence à compter les morts. En ce même moment, on soupçonne les Présidents Alassane Ouattara et Macky Sall de nourrir l’intention secrète de vouloir rempiler à la fin de leur second mandat. On se souvient du cas spectaculaire du Président Abdoulaye Wade qui a tenté d’obtenir une rallonge avec mille arguties et beaucoup de dégâts ; en vain. Patrice Talon, actuel président du Bénin fait dans la diversion. Son discours actuel laisse apparaître des signes avant-coureurs d’une future révision constitutionnelle. Faure Gnassingbé s’enlise au trône depuis la mort de son père en 2005 tandis qu’en Mauritanie et au Niger, les chefs d’état ont mis en selle des dauphins ; l’un est élu sans sudation, l’autre s’apprête à se hisser sur le fauteuil tant convoité, le nécessaire est en train d’être fait pour que ça passe comme lettre à la poste. Assisterons-nous à un jeu à la Poutine-Medvedev ? Mets-toi là, le temps d’un mandat, et je reviens. Au Burkina, Compaoré a voulu forcer mais le peuple a réagi avec vigueur et détermination. En Centrafrique, c’est le désordre qui s’installe depuis le renversement de Bokassa par le gouvernement français : ‘’Opération Barracuda’’. Plus loin, les Présidents Paul Biya, Denis Sassou Nguesso et Idriss Déby sont confortablement installés depuis trente ans et plus, dans leur bergère si moelleuse. Leur cas est spécial, ils n’ont rien à craindre car ils sont potes avec la France. Traits caractéristiques de cet ensemble de pays : &#8212; ce sont des pays francophones d’Afrique. &#8212; Il est clairement spécifié dans leur constitution le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels. &#8212; La constitution est révisée pour amender cet article qui dérange ou pour déplacer la date d’application de cette disposition constitutionnelle. Au Sénégal, le régime de Maître Abdoulaye Wade avait initié une révision constitutionnelle en 2001 : durée du mandat : cinq ans, mandat renouvelable une seule fois. Mais comme ce champion des révisions constitutionnelles était le couturier aux ciseaux d’or pour tailler le costume constitutionnel à sa guise, il s’en est fait un de très étroit. Tout le monde l’a regardé faire. Le pantalon de Moriba finit par lui arriver aux genoux. Il n’en voulait plus. Révision du 7 Août 2018, la durée du mandat est portée à sept ans et en 2016 le septennat fut abandonné. Désormais, le mandat présidentiel est d’une durée de cinq ans, blanc-seing renouvelable une seule fois, avec la mention :’’ Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.’’ Ça, c’est la réplique de l’article 6 de la constitution française, votée juste un mois avant. Aucune disposition transitoire pour régler la question de la dévolution du pouvoir. Rien ne précise si cela s’applique dès le premier mandat de cinq ans ou non. Le mandat de sept ans, consommé avant la révision constitutionnelle, peut être considéré comme ne faisant pas partie du décompte. D’ailleurs, tout porte à croire que les partisans du président Macky Sall sont en train de se préparer pour s’engouffrer dans cette brèche. Un de ses conseillers à qui un journaliste demandait avec insistance si le Président allait briguer un troisième mandat avait répondu : « Il respectera la constitution ». On n’a pas prêté attention à cette réponse à la fois sibylline et ambiguë qui sonne comme une litote qui en dit long, long, long. Le Congo Brazzaville a révisé sa loi fondamentale en 2015 pour prévoir un mandat de cinq ans renouvelable deux fois. Le Président Sassou, réélu en 2016 est tranquille jusqu’en 2026. Après, on verra. Lui qui est arrivé au pouvoir par coup d’état en 1979, vaincu aux élections en 1992 par le Professeur Pascal Lissouba, il le dégagea du pouvoir par les armes en 1997. De sa maison, il pilonnait le palais avec une artillerie tellement lourde que tout le monde s’est demandé :’’Où a-t-il pris tout ça ?’’ Faure Gnassingbé a fait réviser sa constitution pour prévoir deux mandats de six ans, celui qu’il exerce à ce moment mis à part. Le Président Idris Déby Ipno, a fait réviser la constitution du Tchad par son assemblée nationale élargie à des personnes cooptées par son régime. But de l’opération, un mandat de six ans renouvelable une fois qui ne sera effectif qu’à partir de 2021. Sauf extraordinaire, Monsieur Déby est là jusqu’en 2033. Au Cameroun, Paul Biya est à son septième mandat. Ses relations avec l’ancienne puissance colonisatrice sont au beau fixe, donc, vogue la galère ! Au Burkina, la nouvelle constitution prévoit aussi un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. En Côte d’Ivoire, le mandat est renouvelable une fois avec une durée de cinq ans. Avec le principe de la non rétroactivité des lois et la suppression de la limite d’âge, le Président Ouattara a potentiellement dix ans devant lui depuis la révision de 2016. Donc, il pourra rester au pouvoir jusqu’en 2026. En Guinée, Alpha finit son deuxième mandat en 2020. Comme tous le autres, il se dit que deux mandats, c’est court. Qui est fou ? Selon la constitution guinéenne de 2010, nul ne peut dépasser deux mandats, consécutifs ou non. C’est ce verrou, certainement, qu’il envisage de faire sauter. S’y est-il pris trop tard ? En tout cas, il a les mêmes désirs, les mêmes ambitions que ses homologues. N’empêche, il court le risque d’apparaître comme le mouton noir de la bergerie. Il est actuellement trop visible, tout le monde l’a à l’œil. S’il s’en sort indemne, ce sera du pain béni pour ses pairs qui se préparent au jeu du troisième mandat. Mais s’il s’embourbe, il sera lâché par ses collègues et livré à ses ennemis ‘’intimes’’. Ça passe ou ça casse. Qui nous a mis dans ça ? Le Président Alpha Condé, rappelons-le, a des raisons de se méfier car, ne l’oublions pas, à propos du taux de natalité en Afrique, trop élevé, au goût de l’actuel Président français, il avait remonté les bretelles à celui-ci, trop jeune et peu expérimenté pour nous donner des leçons. A Abidjan, Le Président Alpha avait remis ça, en présence de Macron ainsi que tous ses pairs africains de l’ouest, en déclarant que l’Afrique doit couper le cordon ombilical qui le lie à la France dans une relation de dépendance. Et puis, il est trop ami avec la Chine… C’est beaucoup dé !!!!!!!!!!!!! L’orgueil gaulois est vindicatif. Sankara en a payé le prix. Recevant le Président François Mitterrand à Ouagadougou, il avait reproché au gouvernement français le fait de recevoir Peter Botha, artisan farouche de la politique discriminatoire de l’apartheid, sur le sol de l’hexagone, patrie dite des droits de l’homme. La réponse de Mitterrand avait sonné comme un avertissement : « Vous avez votre tempérament, j’ai le mien. » Et puis ses relations avec les pays de l’Est… Compaoré fit le boulot, on sait comment. Habré, au sortir du sommet de la Baule avait déclaré à des journalistes : « Chaque pays est souverain et par conséquent a la liberté de décider du régime politique qui lui convient. » Ajoutez à cela le souvenir de l’affaire Claustre et ses relations avec l’est ; c’était trop. L’aviation française a appuyé les troupes de Idriss Déby qui sont entrées à Ndjamena comme quand on se pavane dans un jardin de plaisance. Habré a échappé de justesse à la capture en traversant le fleuve et rejoindre Kouséry au Cameroun voisin, pour finalement se réfugier au Sénégal où on a fini par le capturer, le juger et le mettre hors d’état de nuire. Khadafi avait des projets grandioses pour l’Afrique surtout francophone : un satellite pouvant couvrir tous nos besoins de communication, une monnaie qui éliminerait le franc CFA, un financement autonome sans intérêts de projets structurants… Sarkozy décida de sa mort et des lybiens, aidés par lui, ont accompli la tâche. Laurent Gbagbo commençait à gêner avec ses velléités d’indépendance, sa volonté de sortir du CFA, de diversifier ses relations de sorte à sortir du pré carré français… L’aviation militaire français bombarde son palais, des chars de combat y pénètrent pour le capturer, l’humilier à la face du monde et… CPI !!!! On le devine, Le Président Alpha Condé est dans de beaux draps. On nous a mis dans ça, pour ça. Si tu es bien avec eux, fais dix-huit mandats ; ils ferment les yeux. Si tu es récalcitrant, dégage ! Oust ! Du balai ou on soulève le peuple ; cet exercice-là est un jeu d’enfant pour eux. Qui nous a mis dans ça ? Tout a commencé dans la période située après 2008. C’est en cette année-là, le 23 juillet, que, la France, suivant la marche de son évolution socio-politique, a cru devoir limiter le nombre de mandats présidentiels consécutifs, à deux par l’article 6 de sa constitution. Voilà ! Nous aussi, on s’y est mis tout en sachant que cela ne nous va pas. Un système politique, c’est pour un pays, l’aboutissement d’une évolution due à son histoire, sa géopolitique, ses parcours, son mode de pensée&#8230; La constitution française est faite pour la France et non pour l’Afrique. Bon ! L’Hexagone a fait son article 6 sur la limitation des mandats. Et elle a dit aux pays francophones d’Afrique, non sans une tape à l’épaule : « Alors ! Des articles comme le 6, vous en avez là ? Sûr qu’il vous en faut ! » Eh bien ! En vitesse, nous nous y mettons tous. Et on se gratte le cerveau pour voir comment calquer. Bien ! On fait nos articles pour limiter le nombre de mandats. ‘’Mettons sur papier pour nous conformer au vouloir français, après on passe à côté.’’ Et, c’est la traite des cerises pour les juristes, forts en galéjades, en gymnastique intellectuelle et en rhétorique de contorsionniste. Ce qu’ils ignorent c’est que l’occident a ses agents locaux qu’elle forme bien dans des séminaires et des ateliers. Ces ONG, se constituent en société civile accrochée à la botte et à la bourse de qui l’on sait. Ils installent la désordrocratie pour que leurs mentors puissent intervenir légitimement et dicter leurs lois dans le but de nous asservir davantage et pomper nos biens sans vergogne. Sans se presser, ces gens travaillent dans l’ombre pendant des années, puis un jour, sortent du bois, haranguent et drainent les foules. On voit même des acteurs culturels, révélés au monde entier par France inter et adoubés par les centres culturels français d’Afrique attaquer irrespectueusement Alpha Condé. Ils sont en mission commandée. Quand Nicolas Sarkozy a créé les conditions de l’assassinat de Khadaffi, où étaient-ils ? Qu’ont-ils fait ? Qu’ont-ils dit ? Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, incarcérés par la CPI dans les conditions que nous savons, sont acquittés, faute de preuve. Mais on les empêche de rentrer dans leur pays, de peur qu’ils ne dérangent Monsieur Ouattara. Ces chanteurs et ces mecs de la société civile, que ne prennent-ils l’avion pour aller dire à notre cousine Faatu Ben Souda d’arrêter de pourrir la vie à ces braves frères africains ? Pourquoi ne font-ils pas vent debout contre ces mesures scélérates ? Qu’ils restent tranquilles. On les observe. Abdoulaye Wade avait refoulé l’un d’eux, Kabila en avait emprisonnés. Mais puisqu’on leur tient bride, ils sont lancés dans une course à l’échalote. C’est fini, ils suivent le doigt du maître, tête baissée. Qu’en sera-t-il pour le dirigeant historique de la F.E.A.N.F. ? Les ONG instrumentalisées par l’Occident se démènent. On est en train de compter les morts pour que s’il échoue, on l’amène à la CPI avec comme griefs, crimes contre l’humanité, viols en masse… Qu’Allah l’assiste. Eh ! Allah ! Qui nous a mis dans ça ? Nous dépensons beaucoup d’argent, énormément d’énergie et des océans de salive pour faire des constitutions, y mettre des lois comme celles de la France, trouver des voies de contournement, faire des détours malins, violer les chartes sans en avoir l’air, organiser des élections, les gagner vaille que vaille. Chirac disait : « Laissez-les gagner les élections, sinon, ils n’en organiseront plus. ». Vous le voyez donc, l’essentiel pour eux, c’est qu’on les organise, que ce soit franc, sincère ou non. Et, comble de voyeurisme, ce sont ces mêmes occidentaux, pas la France la dernière, qui viennent surveiller les élections et dire si c’est correct, transparent ou non. Alors ! Quand on est en odeur de sainteté avec eux, on les organise et on les gagne. L’Union européenne déclare ‘Les élections se sont passées sans incidents de nature à entacher leur régularité’’ Et patati et patata ! Toute cette peine sur le dos du peuple… La francophonie, c’est aussi cela. Ce n’est pas seulement parler le français mais c’est aussi faire ce que veut le Français, quoi que cela puisse nous coûter. Ce qui nous a mis dans l’affaire des deux mandats là, c’est rien que ça. C’est ça même ! Pourquoi on nous a mis dans ça ? Deux mandats ??? Point ! Pas de virgule ! Est-ce que c’est africain ? À cause de ça là, la case de Birama brûle partout en Afrique. À cause de ça, on se déteste, on se hait, on s’entretue. Les opposants qui sont reçus nuitamment dans les ambassades des pays occidentaux et qui s’expriment aisément, à des moments choisis par le Quai d’Orsey, à France inter, tv 5 et France 24, ne sont-ils pas les pièces manquantes du puzzle ? Et si le tout faisait l’équipe choc de la France-Afrique newlook ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">C’est eux qui nous ont mis dans ça. Walaay !</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484879894._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">14/10/2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mes propos en errance.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Un pan de notre histoire.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Quand on s’installe, illégalement sur un territoire étranger et qu’on s’accapare indûment les biens des autochtones, on ne dort tranquille que si l’on est écervelé. Le colonisateur français, intrus, envahisseur des terres africaines, n’était pas un blasé, un sans-souci. Il était à la fois schizophrène et paranoïaque. Refusant la sujétion, l’asservissement, l’humiliation et le vol organisé de leurs richesses, partout en Afrique, des hommes et des femmes héroïques, se sont insurgés contre le projet colonial. Ils ont vaillamment résisté en se battant qui, avec des sagaies, qui avec la hache ou le coupe-coupe, qui avec la flèche empoisonnée, qui avec le fusil, inventant des ruses et des tactiques telle que celle de la terre brûlée, qui même par la force de la plume. Dès lors, l’intrus orgueilleux, cupide et arrogant se mit à frapper à gauche et à droite, voyant toujours et partout des ennemis. C’est ainsi que le jeudi 19 Septembre 1895, ils embarquèrent, de Dakar, dans un bateau, un homme de Dieu, un ascète septuagénaire, pour le lointain Gabon, sous le prétexte qu’ils auraient appris que le marabout préparait la guerre sainte. Qu’il se serait mis à accumuler des armes, à préparer des provisions pour une campagne de belligérance. Que n’ont-ils pas vérifié ? Faire des enquêtes ? Perquisitionner ? Ils auraient compris que, l’homme dont s’agit n’avait que sa plume, instrument sublime au service du prophète Muhammad, (P.S.L) Le saint homme, conscient de la mission divine qui venait de lui être confiée, entreprit son apostolat en acceptant son sort avec la sérénité d’un doctrinaire de premier ordre. Durant sept ans, ils le tinrent éloigné des siens dans des lieux tellement incommodes que l’on peut se demander si ses bourreaux étaient pourvus d’une once d’humanité, cette qualité dont ils se vantent tant. Comment peut-on retenir dans une solitude absolue, un sahélien de 74 ans au cœur de la forêt équatoriale, avec ses pluies quotidiennes, sa moiteur, ses animaux sauvages et ses petites bêtes, pendant cinq ans ? Il planta quatre arbres sur un rectangle, représentation mentale d’une mosquée pour ses prières, ils détruisirent tout, question de le décourager à pratiquer sa religion. Ce qu’ils ignoraient, c’est qu’à cet endroit précis serait construite une mosquée. Ce qui est fait. Dans ce milieu hostile de Mayamba se trouve aujourd’hui une imposante mosquée. De même, la mosquée centrale de Libreville est édifiée là où il faisait sa prière durant les trois premiers mois de son arrivée. Puis, comme si tout cela ne suffisait pas, on l’incarcéra encore dans une autre localité du Gabon, à Lambaréné, pendant 2 ans, dans un camp militaire. Où est le fameux humanisme dont ils se targuent à nous tympaniser ? Ils ont tout essayé : l’intimidation, l’humiliation, les supplices pour ébrécher sa foi. Rien n’y fit. De guerre lasse, ils le ramenèrent le 11 Novembre 1902. Triomphe pour le Serviteur du Prophète, tête basse pour ses persécuteurs venus sur nos terres nous ‘’civiliser’’. Ils sont encore là, pour nous apprendre à respecter les droits de l’homme. En attendant, Allah a rétribué à Cheikh Ahmadou Bamba le tribut de sa mission bien accomplie. Le ‘’mouridya’’, (confrérie fondée par lui), se répand dans le monde entier, de jour en jour et chaque année, à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire du départ pour l’exil, des millions de musulmans de toutes les confréries et des milliers de chrétiens du Sénégal s’y rendent pour célébrer l’événement. Cette année, ça se passe le jeudi le 17 Octobre.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Bon Magal à tous ! Ila Touba !</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484879756._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Mes propos en errance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">30&nbsp; /&nbsp; 09&nbsp; 2019</p>



<h3 class="wp-block-heading">‘’Laïcité ?! C’est une question de choix. Laissez-nous faire.’’</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Le français en tant que langue a été l’outil de communication par lequel, l’Église chrétienne et l’État français ont d’un côté évangélisé, de l’autre, colonisé une bonne partie de l’Afrique. S’il a pu ainsi servir de vecteur de transmission entre Dieu et nos âmes, que le Seigneur en soit loué, il a aussi servi à nous asservir l’esprit. « L’école où je pousse nos enfants tuera en eux ce que nous aimons et conservons avec soin, à juste titre. » Une visionnaire, la Grande Royale. Pour soumettre les rois et les peuples africains, les français ont employé divers moyens dont la trahison, les armes et surtout l’école. C’est là que l’on nous a appris à nier nos dieux, à ignorer notre culture et à oublier nos propres langues. Avec la stratégie du symbole, on nous a foutu durablement, dans le subconscient, le complexe de parler nos langues nationales qualifiées alors de vernaculaires. Tout le monde sait que toute langue est le véhicule d’une culture, c’est-à-dire un ensemble de comportements, d’idées, d’expressions de la pensée, de manières de vivre&#8230; Autant dire que ces faits de civilisation sont le résultat d’une accumulation de pratiques dictées par une histoire, une géographie, une éducation, une réflexion philosophico-morale… Le français nous est venu, portant sur son flanc, tout son passé de dialectes abâtardis, d’emprunts, de guerres souvent perdues, de tumultes internes, de révolutions, de dictatures, de réformes, de tâtonnements, de perdition, d’aveuglement, etc. Nous, on a tout pris. On continue à tout prendre, sans bien y réfléchir. En français, quand un colon israélien fusille un jeune palestinien, on dit : ‘’ Il l’a abattu.’’ Nos journalistes reprennent ‘’Il l’a abattu’’ Quand un palestinien poignarde à mort un israélien, ‘’il l’a lâchement assassiné’’. Nous répétons : ‘’Il l’a lâchement assassiné’’. Quand les militants corses s‘opposent à la France officielle, ce sont ‘’des rebelles, de dangereux séparatistes’’. Quand des séparatistes de Syrte se soulèvent contre Tripoli, ce sont ’’des insurgés’’ alors que l’armée régulière lybienne est appelée ‘’Forces de Khadaffi’’. Si une fille en France porte un vêtement moulant, transparent et étriqué qui expose tout son corps, elle fait preuve de liberté. Quand elle se couvre la tête et met une robe qui dépasse ses genoux, elle est soumise ; elle n’est pas libre. Faire de l’exhibitionnisme, ça fait bon genre, s’habiller décemment est un fait à proscrire. Voyeurisme occidental ? En gros, soyez du côté de leurs mœurs même perverses, vous serez bien traité par leurs mots. Mettez-vous en face, leurs mots vous maltraitent pour que vous vous dénudiez. C’est de bonne guerre ! Me dira-t-on. Le drame, c’est que nous les africains, nous mettions à répéter tout ce qu’ils nous balancent. A ‘’ l’indépendance’’, nos constitutions et nos lois furent toutes rédigées en français avec tous les ingrédients de la culture française. Nous ne créons pas. Nous n’inventons pas. Nous faisons plutôt montre de zèle en se faisant plus français que les français. Or, on aura beau faire la mouche du coche, cela ne nous avancera guère. Ferdinand Buisson nommé en 1879 par Jules Ferry alors Ministre de l’instruction publique à la Direction de l’enseignement primaire écrivait : « La laïcité ou la neutralité de l’école à tous les degrés n’est autre chose que l’application à l’école du régime qui a prévalu dans toutes nos institutions sociales. Nous sommes partis, comme la plupart des peuples, d’un état de choses qui consistait essentiellement dans la confusion de tous les pouvoirs et de tous les domaines, dans la subordination de toutes les autorités à une autorité unique, celle de la religion. Ce n’est que par le lent travail des siècles que peu à peu les diverses fonctions de la vie publique se sont distinguées, séparées les unes des autres et affranchies de la tutelle étroite de l’Église. » Paul Bert, rapporteur de la commission des lois à l’Assemblée Nationale française déclarait : « Il y a d’abord la laïcité des programmes, ou la suppression de l’enseignement religieux dans l’école publique. Il y a, d’autre part, la laïcité du personnel, qui consiste à remettre les écoles publiques, dans leur ensemble, aux mains d’instituteurs laïques. »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Il est donc absolument clair ici, que la motivation de la laïcité était pour l’école, de prendre ses distances par rapport à l’église. Il fallait se départir de deux choses :</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8211;L’enseignement religieux à l’école publique.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">&#8211;Le Personnel religieux dans l’enseignement public.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">L’école publique donc devait recruter ses propres enseignants qui n’appartiennent pas à l’église et dispenser un programme scolaire dénoué de tous aspects religieux. Quid de l’école privée ? Rien ni personne ne lui interdit d’aménager dans ses programmes un enseignement à caractère religieux. « L’instruction religieuse ne sera plus donnée dans les écoles primaires publiques des divers ordres ; elle sera facultative dans les écoles privées. Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants, telle instruction religieuse que bon leur semblera. » Dixit Paul Bert. Au Sénégal, eh ! Bien ! Même chose. « Article 4. (Loi n° 2004-37 du 15 décembre 2004) L’Éducation nationale est laïque : elle respecte et garantit à tous les niveaux, la liberté de conscience des citoyens. Au sein des établissements publics et privés d’enseignement, dans le respect du principe de laïcité de l’État, une éducation religieuse optionnelle peut être proposée. Les parents choisissent librement d’inscrire ou non leurs enfants à cet enseignement. » L’on peut se demander : « C’est quoi le problème ? » Je m’en vais l’aborder, mais non sans quelques préalables. Je suis musulman de naissance, de choix, de foi profonde. Cependant, une bonne partie de ma famille est chrétienne et j’ai des amis de cette confession religieuse. Petite anecdote, j’ai une cousine très amie à qui je demande, dans les moments difficiles, d’apporter des cierges à l’église, afin de prier pour moi. Que l’on ne m’installe donc pas dans une polémique entre religions différentes. Le fait est que, nulle part dans la nomenclature définie ci-haut, on ne voit l’expression ‘’Écoles religieuses.’’ Il ne s’agit plus que d’écoles laïques, que d’écoles de la République, qu’elles soient publiques ou privées, que d’Éducation Nationale. Une école religieuse peut-elle être laïque ? Est-ce un paradoxe de la langue ou bien on nous piège par les mots ? Dès lors qu’une école relève de l’Éducation Nationale, elle est laïque. Elle ne pourra être ni catholique ni musulmane, ni juive. Comment une école religieuse, qui n’est donc pas laïque, peut-elle- se prévaloir de la laïcité, pour interdire tel ou te signe religieux dans son enceinte ? Cela n’a pas de sens ! Un Daara est une école coranique régie par des principes islamiques et qui dispense un enseignement religieux. De même une école catholique doit être une école qui dispense un enseignement religieux et qui est régie par des règles définies par l’église. Une école peut porter le nom d’un saint, juif, musulman ou chrétien sans sortir du cadre laïc défini par la constitution et les lois. C’est cela la vérité. Si l’État sénégalais subventionne ou admet au sein de l’Éducation Nationale des écoles catholiques, il doit aussi en faire de même avec les Daaras du pays. Si non, c’est deux poids, deux mesures. Comment, dans un pays comme le Sénégal, pays à majorité musulmane, peut-on se targuer du caractère religieux de son école pour l’interdire à des enfants de la Nation, sous prétexte qu’elles sont ‘’voilées’’ ? Essayons de voir la question de près. Tout le long des débats sur cette question, j’ai écouté, observé, demandé, enquêté pour connaître la position officielle de l’église. Circonspect et très discret comme à son habitude, le Clergé catholique a fait dans la grandeur. La seule fois que, Vatican, par la voix de son Nonce apostolique est intervenu, c’était pour calmer le jeu. Preuve que le problème n’est pas d’origine ‘’vaticane’’. On le sait bien, l’Église compose bien avec les autres religions et respecte la laïcité, telle que définie plus haut. Aux États-Unis, en Angleterre et dans bien des pays occidentaux, musulmans et chrétiens adoptent un vivre ensemble impeccable sans égard à leurs vêtements ou autres attirails dans les écoles comme dans d’autres lieux publics. En Afrique, cela se passe ainsi, en tout cas, autour de nous. Ce qui s’est passé au Sénégal, c’est le fait d’agents islamophobes comme on en voit partout. Ils cherchent le prétexte, façon Sarkozy, pour combattre l’islam. Rappelons que la France a deux armées en Afrique : sa troupe de soldats et sa meute ‘’d’éduqués’’. Ces derniers, se signalent de temps en temps, quand ils osent le faire ; quand le contexte s’y prête. Ils sont alors plus zélés que les anti bougnouls. De voir les musulmans de plus en plus nombreux, ça leur fend le cœur. Les voilà qui crient au scandale pour un foulard, un simple fichu en coton ou en matière synthétique. Consulté en 1989 par Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, le Conseil d’État français a rendu un avis, faisant valoir que le port d’insignes religieux n’est pas a priori une entorse à la laïcité, à condition que les personnes concernées s’interdisent tout prosélytisme et remplissent normalement leurs obligations scolaires, sans troubler l’ordre public. Cette position a été réaffirmée par François Bayrou, nommé ministre de l’Éducation nationale en 1993, et elle a fondé la jurisprudence des tribunaux administratifs chaque fois qu’ils ont été saisis du règlement d’un établissement interdisant le port du voile ou d’une décision d’exclusion prononcée à l’encontre d’une élève. Alors, c’est où le problème ? De qui se moque-t-on ? D’ailleurs, le débat est ailleurs. Il est d’ordre sémantique. Pourquoi nomme-t-on ‘’voile’’ un simple foulard ? Ce que les religieuses catholiques portent sur la tête (Cela leur couvre les cheveux et les oreilles), c’est un foulard. Quand une musulmane porte la même chose, c’est un voile. Un voile, renvoie nécessairement à l’image d’un visage couvert par un tissu transparent. Cela s’appelle burqa ou niqab… Alors, si un foulard couvre la tête et laisse le visage découvert, s’il est appelé voile, c’est qu’il y a une volonté manifeste de stigmatisation. Le drame, c’est que nous-mêmes, nous nous y mettons. Pourquoi ? Et même si une élève portait une burqa, un niqab, un tchador, etc. En quoi cela gênerait-il ? Selon leur culture, des femmes arabes portent des vêtements qui leur couvrent le corps d’une façon spécifique. Comme du reste, une vieille européenne porte une jupe courte qui expose une trop grande partie de son corps. Aucune femme sénégalaise de son âge ne le ferait ! C’est répréhensible ! Mais, on vous laisse faire !</h3>



<h3 class="wp-block-heading">C’est une question de choix. Alors ! Laissez-nous faire ! C’est une question de choix.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484945588._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">« Mes bonnes feuilles » et « Mes propos en errance »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">27&nbsp; /&nbsp; 08 / 2019</p>



<h3 class="wp-block-heading">Salaam, les amis.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Après une plus ou moins courte pause due à des contraintes provenant d’événements familiaux et sociaux, voici, à nouveau, ‘’Les chroniques de Mbegaan Koddu.’’ Je ne saurais assez remercier tous les amis qui qui me font le plaisir de lire les textes que je publie chaque semaine. Mention spéciale à ceux qui réagissent d’une façon ou d’une autre. J’ai remarqué que, durant cette trêve, certains, de nouveaux amis, se sont mis à aimer la page. J’ai pris ça comme un encouragement, question de me dire : « Camarade, faut pas lâcher ? » Cela me touche et me revigore. D’autres m’ont contacté, personnellement pour me faire part de leurs avis sur mes chroniques et me communiquer leurs idées sur les questions que j’ai pu aborder à ce jour. C’est vraiment enrichissant et c’est stimulant. Surtout, j’en ai le cœur net, je ne prêche pas dans le désert. Cela dit, une question est souvent revenue pendant ces échanges. Vu son importance, j’ai décidé de vous la livrer ici. Ce que faisant, je vous rapporterai aussi la réponse ponctuelle que j’ai toujours donnée à cette question. Évidemment, de cette façon, elle sera plus élaborée. « Pourquoi tu ne fais pas de critique littéraire ? » Quelqu’un a ajouté : « Tu caresses toujours les auteurs dans le sens du poil. » Pour que nous soyons tous au même niveau de compréhension, essayons d’avoir la même acception des termes employés. Une critique littéraire est comprise comme l’analyse d’une œuvre en littérature, qui débouche sur son évaluation. Il s’agit généralement d’une étude portée sur l’ouvrage ; ses tenants, ses aboutissants, sa trame, ses personnages, les idées exprimées là-dedans, les silences, les failles, les faiblesses, la portée de l’œuvre, sa valeur littéraire… Tout est passé au crible. On évalue, on juge… On dit souvent que « Le critique littéraire a un pouvoir de consécration et un pouvoir de rejet ou de discrédit. » En somme, il peut mettre un auteur au firmament de la gloire, comme il peut le détruire en quelques mots, pour de bon. Les poussées destructrices et déstabilisatrices de Éric Zemmour sont craintes par beaucoup d’auteurs. Je l’ai vu personnellement déstabiliser un jeune rappeur qui a fait l’effort d’écrire un roman. Il lui a dit : ‘’ Ce livre est trop bien écrit pour un débutant.’’ Comprenez : ‘’On l’a écrit pour vous.’’ En revanche, sans la critique, ‘’Les soleils des indépendances d’Amadou Kourouma’’ n’aurait pas eu le succès qu’il a connu. En fait, la pratique nous fait distinguer deux types de critiques littéraires : &#8212; La critique journalistique &#8212; La critique universitaire La critique journalistique consiste généralement en des comptes rendus de livres dans la presse. Tandis que la critique universitaire ou didactique est l’œuvre d’hommes de lettres, souvent plus aptes à ‘’détricoter le pull’’ que d’écrire un livre. J’en connais qui n’écriront jamais un livre, tellement ils en savent tout. L’écriture est une aventure. Et, ils en connaissent si bien les techniques, les pièges et autres entrelacs qu’il ne se risqueront jamais de produire un livre qui nécessairement présenterait des failles. Chers amis, il est d’ores et déjà aisé de comprendre pourquoi je ne fais pas de critique littéraire. Je ne suis ni journaliste, ni animateur, ni universitaire. Je suis un écrivain, membre du B.E.N. de la CO.N.E.E.S. dont la devise est : « Pour la promotion du livre et la valorisation de son auteur. » Pour coller à cette devise, je publie d’une part des ’’Bonnes feuilles’’ et d’autre part des ‘’Propos en errance’’ ‘’ Les bonnes feuilles’’ sont dans le domaine de l’édition, des extraits de livres récemment publiés ou sur le point de l’être que l’on diffuse à des fins de promotion. Dans ‘’Mes bonnes feuilles’’, avec le style qui est le mien, de brefs extraits de l’œuvre sont insérés dans le portrait de l’auteur. Le but est de promouvoir le livre et en même temps, célébrer l’auteur. Et, croyez-moi, à chaque fois que je le fais, je me sens très bien. Je crois que dire du bien des autres, si ce n’est pas de la flagornerie, ça fait du bien à soi-même. Et puis, la pédagogie de l’exemple voudrait que, les qualités aussi bien littéraires qu’humaines, mises en exergue et magnifiées chez les uns soient des leçons pour les autres. Revisitez mes bonnes feuilles. Vous y trouverez vos propres qualités et mes défauts, la caisse pleine à ras bord. Et puis chers amis, ne nous y trompons pas, notre personnalité d’africain n’est pas identique à celle de l’occidental. Pourquoi veut-on qu’on fasse la même chose qu’eux ? En France par exemple pendant une séance de dédicace vous voyez surtout l’auteur signer des exemplaires de son livre. Tandis que chez nous tout se passe comme dans un baptême. Les griots, les parents, les amis tout le monde passe pour faire des témoignages élogieux à l’endroit de l’auteur. La critique publique ne cadre pas très bien avec nos us et coutumes. Le wolof dit : « Fu jàmm yeendu, nita fa xam lumu waxul » « Si l’harmonie règne dans un milieu, c’est que l’on s’y est gardé de dire ce que l’on sait de l’autre. » Tout de même, la critique est nécessaire à la littérature comme dans bien des domaines. Je l’admets. C’est pourquoi je dis que le champ est libre. Souvent ceux qui parlent de critique littéraire sont ceux-là mêmes qui sont présumés en avoir la compétence. Qu’ils s’y mettent. Envoyez-nous des critiques signées, nous les publierons. Quant à moi, dès lors que la maison d’édition a su faire le tri pour séparer la bonne graine de l’ivraie en ce qui concerne le caractère publiable de l’œuvre, celle-ci a droit à mes bonnes feuilles si les circonstances nous mettent en connexion. Passons aux ‘’Propos en errance’’. C’est un espace dans lequel, je tente de me libérer d’une pensée unique qui tient à me condamner à l’aliénation mentale. C’est ici que je me mets en errance, sans aller à l’aveuglette, dans une aventure qui m’éloigne de la superstructure idéologique installée depuis des siècles, sans cesse renouvelée, inlassablement recyclée, de plus en plus sournoise, chaque jour plus nocive. Je cherche des voies de rupture et je suis heureux de constater que beaucoup d’amis ont envie comme moi de décaper leur esprit, d’enlever la couche d ’acceptation qui y est répandue, en faire le deuil et renouveler leur intelligence en fonction des intérêts de notre très chère Afrique.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">A ce niveau, vous avez pu lire : &#8211; Sur l’Éducation (Les mots sont des pièges) &#8211; L’autonomisation de la femme &#8211; Illusion de l’africanité / Littérature monde</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Parce que c’est un appel du devoir, in sha Allah, vous en lirez d’autres.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484879251._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Illusions de l’Africanité ?! Littérature monde ?!</h3>



<p class="wp-block-paragraph">04/08/2019</p>



<h3 class="wp-block-heading">Si la colonisation portugaise fut la plus stupide de par son entêtement, la colonisation française a été la plus douloureuse et la plus pernicieuse. Les anglais et autres belges, qui, comme le voulait leur logique, ont transporté nos biens et tué nos frères, se sont quand même appuyés sur des structures traditionnelles pour administrer leurs colonies. Confiance minimum ? Exploitation rationnelle ? En ce moment, les français avaient préféré venir s’installer sur place, eux-mêmes, avec bottes, casques et guêtres. Mais aussi avec l’école dont ne voulait pas la Grande Royale, l’école où elle poussa quand même les petits dillobés, terreau fertile, esprit neuf auquel on suggéra et insuffla l’acceptation de la supériorité du blanc sur tous les plans, surtout dans le domaine de la pensée. Ainsi, ils ont réussi à faire de nous, élèves de Jules Ferry, des êtres hybrides qu’eux les plus ‘’malins’’, peinent à accepter dans leur cercle. Senghor, Damas, Césaire et les autres ont ému l’humanité entière par leurs complaintes, leurs supplications pour qu’ils acceptent que, quoique noirs, nous avions une culture avant leur arrivée chez nous et qu’ils en avaient arrêté le développement linéaire. Senghor, le sérère qui, ‘’parmi les pays d’Europe mettait la France à la droite du Père’’, est allé jusqu’à proposer que l’Afrique apporte le rythme à l’Europe, « … comme le pauvre qui donne son dernier vêtement… » Ndeysaan ! Pathétique ! Ils se sont fendu d’un sourire entendu « Oui ! Grands Poètes ! C’est très bien. Vous parlez bien français. Francophonie ! Francofolie ! » Cheikh Anta Diop s’est démené, en se formant dans toutes les disciplines universitaires qui pouvaient lui permettre de construire des connaissances pointues et de se doter d’aptitudes scientifiques propres à forger des outils pédagogiques appropriés à l’effet d’amener l’homme noir, l’africain, à recouvrer sa dignité et toute sa dignité. Il se sacrifiait, se privait, allant jusqu’à mettre sa famille dans une situation de gêne financière. L’Occident lui faisait la torture de réfuter malhonnêtement ses démonstrations, allant jusqu’à fabriquer des squelettes en caoutchouc pour blanchir des momies noires. Ils l’ont contrarié, exaspéré, tourmenté, agacé, avec parfois une sombre volonté de le pousser au suicide. L’ancien talibé, le dernier des Mohicans a longtemps tenu, héroïquement, tant qu’il a pu. Son cœur a fini par céder. Théophile Obenga ! Mes condoléances. Il est parti, aussi prématurément que le petit lait versé sur le sol éploré de Thieytou avec sa science, ses convictions fortes et son patriotisme sans fard. Les vérités qu’il nous a apportées avant de s’en aller ?! On n’en gagne ni le Goncourt, ni le Renaudot, ni même le prix de l’académie française. Donc, on les range dans les tiroirs de l’oubli et on joue le jeu du Dominateur pour mendier sa reconnaissance. N’est-ce pas ce qui nous vaut l’impertinence de quelques formules telles que’ ’Illusion de l’africanité’’ ‘’Littérature monde’’… L’assimilation a fait son œuvre, en fabriquant des ’’ éduqués’’. Montrez des velléités d’émancipation. Ce sont des africains en chair et en os plus qu’en esprit, qui se mettront au travers de votre chemin. En bien ‘’éduqués’’, ils vous démontreront avec force exégèse et large érudition que ce n’est pas du tout possible de se libérer ? Ce n’est même pas bien. D’ailleurs à quoi bon ? C’est la France qui est Dieu sur terre. Elle mène au paradis ou à l’enfer…. Ils font la mouche du coche quoi. Mdr. Et puis, Le drame !? Ça continue ! On dit Philosophie africaine. C’est Non ! Ce n’est pas possible. L’ethnophilosophie, d’accord mais une pensée philosophique africaine, Non ! Assane Sylla, un sage, a produit une œuvre monumentale, méconnue de nos jeunes, qu’il a intitulée timidement « Philosophie morale des wolofs. » Que nos jeunes le lisent pour se décomplexer. On dit Culture africaine ! Ça jamais. Il n’y a pas une culture africaine mais plusieurs cultures africaines car il y a plusieurs Afriques. En ce moment, pour tout l’Occident, on ne parle que d’une culture judéo-chrétienne. Là, il y a une culture, une seule, à travers continents Musique africaine. Ah ! Non. C’est la musique du monde ! Bon d’accord mais il y a une littérature africaine ! Non plus. Il faut dire ‘’Littérature monde’’. Il faut abandonner ‘’l’illusion de l’africanité’’ pour prôner ‘’une littérature monde.’’ Non ! Je regrette. Il n’y a pas d’illusion dans mon africanité et mon africanité n’est pas illusoire. L’illusion, c’est l’universalité qui m’ignore. L’illusoire, c’est quand l’universalité piétine mon identité. L’illusion de l’universalité, c’est quand, complexée, la petite journaliste se fait une tête de blanche, mime des manières de caucasiennes et grasseye toutes les langues de la terre. L’illusion de l’universalité, c’est quand, souffrant du syndrome de l’imitation, un dirigeant d’une équipe nationale africaine, auréolé de tous les mérites de la gloire de ses joueurs, se sachant ciblé par les caméras du monde entier, a eu honte de se montrer en petit boubou car ça ferait trop africain. Il a préféré mettre la chemise blanche par laquelle se distingue encore Hervé Renard. Singerie ! L’habit ne fait pas le moine, il le désigne. Le sorcier blanc était encore là avec son éternelle chemise blanche. L’illusion de l’universel tourmente le jeune africain qu’on invite à la télé. Son calvaire, c’est toujours, où trouver un joli costume-cravate pour l’émission. L’illusion de l’universalité, c’est Auchan, c’est LU, aux produits douteux, le pauvre petit salarié, poussant un chariot pour faire bon chic bon genre, au détriment du commerce de mon frère ruiné dans un an. S’est-on demandé ce que serait la France sans l’Afrique ? Un tout petit pays sans ressources ni débouchés commerciaux. C’est le dédain de mon africanité qui fait la grandeur de la France. Ne l’oublions pas. L’illusion de l’universalité, c’est l’ensemble de ces institutions tropicalisées que nous a léguées le colonisateur. C’est par là qu’on nous manipule. Toute la civilisation destructrice de notre société nous est imposée sous forme de conventions que ratifient à longueur de journées nos institutions…fortes. Monsieur Obama l’Afrique n’a pas besoin d’institutions fortes que l’Occident manipule à sa guise. Nous avons besoin d’hommes forts capables de dire : Non ! Des hommes forts en mesure de déboulonner ce système qui nous obère et nous humilie. D’hommes forts à même d’exonder mon continent qui patauge encore dans les dédales boueux de la recolonisation. On le voit bien. Ma littérature n’est pas ‘’monde’’. Elle est africaine et africaniste car visant à libérer mon continent de sa sujétion surtout mentale qui dure depuis des siècles. Rêve ! Prétention ! Oui ! Toute œuvre est d’abord rêve. « Fais de ta vie un rêve, de ton rêve, la réalité » Saint Exupéry. Je rêve, non sans plume. Nombreux l’ont fait avant moi, nombreux le font avec moi, chacun à sa façon, nombreux le feront après moi, chacun à sa manière. En terre africaine, la France a deux armées : la troupe de ses soldats et la meute de ses ‘’éduqués’’. Je sais qu’en même que tous mes camarades dans ce combat, je ferai toujours face à la deuxième armée coloniale, la plus dangereuse. Qu’ils montent les statuts ! On les déboulonne. Nous ne mettrons jamais notre africanité en sourdine pour éviter d’agacer ‘’l’homme universel’’ qui ne cesse de postuler que l’africain n’est pas entré dans l’histoire ? Le discours est le même de Hegel à Sarkozy. Range ton africanité, répète ce que je te dis, on est ensemble. Mon africanité est pour moi ce que le lait est au beurre de vache. Comment m’en départir quand j’écris ? Mon frère, toi qui te dilues dans la’’ littérature monde’’, comment pourras-tu décaper ton esprit pour enlever la couche d’assimilation qui la couvre ? Je crois que le temps est venu pour nous africains, de débarrasser notre esprit, de cette couche de logique nuisible qui le couvre depuis l’installation de la première école française sur notre sol. Cet implant, nous devons nous en débarrasser et en faire le deuil pour toujours. En tout cas, moi Muntu, moi Ubuntu, moi des rizières et des champs de mil, moi le mouton noir sacrifié à l’autel de la fraternité, je suis armé de ma plume et puis, casqué de sa mine. Je tire sur qui, fauve ou mauve, rompra l’assemblée familiale. Ce qu’il faut que je fasse, chose à laquelle je m’emploie, c’est que, de frère à sœur et à frère, que l’on se parle sans Barkan, ni Épervier, ni Loup méchant tapi dans l’ombre de ma pauvreté qui les fait vivre et grandir. L’instant est d’attaque ! Nous devons à l’Afrique une littérature de combat pour, au moins, lui rendre la monnaie de sa pièce. Quand nous étudiions avec des lampes-tempêtes, l’Afrique saignait dans le but de nous nourrir et nous pousser à étudier pour que nous apprenions « à lier le bois au bois « à vaincre sans avoir raison » comme a fait le ‘’blanc ‘’ face à nos ancêtres. Tourner le dos à l’Afrique, c’est trahir nos ancêtres. Sacrilège !</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu.</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484879203._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">21 / 7 / 2019</h3>



<h3 class="wp-block-heading">L’autonomisation des femmes.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">« Suzana était une bonne épouse auparavant. Je lui disais : ‘’ Suzana donne-moi de l’eau ‘’ Elle m’apportait de l’eau à boire. De l’eau très claire hein ! De l’eau très bonne. Seulement, depuis quelques temps, ces gens-là, Ils ont apporté la condition féminine. … Et depuis, toutes les femmes de notre village Parlent seulement de la condition féminine… Maintenant, je dis à Suzana : ‘’ Donne-moi à manger, j’ai faim ‘’ Elle me parle seulement de la condition féminine … Il faut te dire que ma condition masculine est devenue très malheureuse ici…</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Ainsi chantait feu, le talentueux Francis Bebey en 1976 déjà. À l’époque, jeunes et personnes âgées, nous l’écoutions en souriant. Aujourd’hui, on se rappelle en maudissant. Ah ! Si l’on n’y prend garde ! De la condition féminine à la domination féminine, il n’y a que l’autonomisation de la femme, étape que nous sommes en train de franchir. » Ah ! L’Afrique ! Ah ! Les africains ! Que nous arrive-t-il ? Est-ce du côté de Cham alors ? C’est quoi ce qui nous arrive ? En 2013 au Sénégal le nombre de divorces a atteint 126 286. On le voit, le taux d’instabilité des couples est devenu très élevé. Rien qu’à Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a eu à prononcer 1775 divorces. Faut-il se taire ? Chez nous, les gens qui s’occupent, par des chroniques ou autres articles, à la réflexion, on dit d’eux ceci ou cela : « Ils sont prétentieux. Ils font étalage de leurs connaissances. Ils pensent posséder quelque science, alors qu’il n’en est rien. Ce qu’ils disent, tout le monde le sait. Ils tympanisent les gens. »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">À ceux-là, avec un bon accent ivoirien, nous dirons : « Paaardon ! Passez votre chemin et laissez-nous. » D’autres disent : « C’est vrai ce que disent ces gens-là. Mais à quoi ça sert ? Laissons ces choses-là ! Prenons la vie du bon côté et vivons-la. » Ces bonnes gens, pleines de bonne foi qui, à la limite nous plaignent, nous les ‘’grandes gueules’’ ou ‘’forts en thèmes’’, j’ai envie de leur dire deux mots en guise d Pendant tout ce temps, nous prenions la vie du bon côté, nous la vivions simplement. Ils nous vendaient des pacotilles contre des humains en excellente santé, nos propres frères et nos propres sœurs qu’ils revendaient en Amérique, s’ils ne les jetaient pas en mer. Le commerce de ces esclaves, devenu très fructueux, il fallait susciter des guerres pour multiplier les prisonniers qui devenaient automatiquement captifs à vendre.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Pendant tout ce temps, nous prenions la vie du bon côté, nous la vivions simplement. Ils nous vendaient des pacotilles contre des humains en excellente santé, nos propres frères et nos propres sœurs qu’ils revendaient en Amérique, s’ils ne les jetaient pas en mer. Le commerce de ces esclaves, devenu très fructueux, il fallait susciter des guerres pour multiplier les prisonniers qui devenaient automatiquement captifs à vendre. Pendant ce temps, nous prenions toujours la vie du bon côté. Nous la vivions simplement. Ils ont signé des pactes avec nos rois sans se soucier de les respecter. Ils les trahissaient en les captivant, les déportant s’ils ne les tuaient pas tout bonnement. Samory Touré, Elhadj Omar Tall, Lat Dior Diop, Ahmadou de Ségou, ont tous fini par leurs mains. Tenez ! Dina Salifou, le roi Nalou, ils l’ont invité à un cocktail dans leur bateau pour fêter leur nouvelle amitié. Celui-ci, naïvement, les rejoignit avec pompe au large. Ils ont levé l’ancre pour l’amener ainsi en captivité. Quelle trahison ! Pendant ce temps, les autres prenaient la vie du bon côté. On la vivait simplement.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Un beau jour, ils nous apportent la condition féminine. Question de monter la femme contre l’homme. On apprend à nos femmes que nous leur pompons l’air. Qu’on les persécute, on leur montre tout sauf l’amour. Bref, elles souffrent à cause de nous. Alors, les couples se disloquent, les liens se brisent, tout vole en éclat et on se presse de faire des statistiques sur les cas de divorce, leurs causes et conséquences. Pendant ce temps, nous prenons la vie du bon côté. On la vit quoi ! Condition féminine ? C’est trop peu demander. Ce qu’il faut, c’est la libération de la femme. Il faut remettre en cause le patriarcat. Les hommes ont assez dominé. Il faut inverser la tendance. En attendant, il faut tout foutre en l’air, en commençant par la famille, cette cellule rétrograde. On parle même de déjudiciarisation du divorce par consentement mutuel. Pour qu’on puisse rompre vite quoi ! On ne dit plus son mari ou sa femme, on dit son compagnon ou sa compagne. On ne se marie plus, on se pacse (quel flou !) en attendant le mariage pour tous qui permet des unions contre-nature : femme et femme ou homme et homme. C’est la liberté sexuelle. La femme doit disposer de son corps, en faire ce qu’elle veut. Donc, en réalité, le mariage ne l’arrange plus. Il faut décourager les mariages ou agir pour les rompre. #Me too ! #Balance ton porc ! En occident, les hommes craignent les femmes. Ils sont terrorisés. Ils sont démasculinisés. Et c’est ce qui nous attend. Alors que chez-nous, les peuls disent : « L’homme ose. » Le soussou « Un homme ne doit pas avoir peur. » Le wolof « L’homme, c’est l’audace. » C’est comme cela que les femmes nous aiment, pas en freluquet. Dignes femmes de chez nous ! Soyez fières de vos modèles. Celles qui nous ont valu notre stabilité. Elles n’avaient jamais revendiqué une quelconque hypothétique liberté. Elles savaient que l’équilibre de la société dépendait d’elles. Leur patience leur a valu une belle renommée. Rappelez-vous Adam et Ève. Ils vivaient heureux dans le jardin d’Éden ! Satan est venu leur miroiter une vie plus belle. La suite, vous la connaissez mieux que moi. Ils viennent à nous avec leurs idées jusque dans nos écoles, dans nos familles avec leur argent, leurs films et les pièces de théâtre que nous jouons pour eux, dans le but de lancer nos propres enfants sur le chemin de la perdition. On nous fait voter des lois pour interdire le mariage précoce. Ce n’est pas bon. Mais en même temps, ils tiennent à ce qu’on respecte les droits sexuels et de la reproduction de la jeune fille en lui donnant des moyens contraceptifs et en lui permettant d’avorter. Aidez-moi à comprendre. Ma logique est perturbée. Une fille à qui on interdit de se marier parce qu’elle est trop jeune, comment peut-elle avoir besoin de pilule ou d’avortement ? Aidez-moi à comprendre. Lisez ceci : « La France continuera donc d’encourager les États membres à faire des droits sexuels et reproductifs une priorité. Éliminer les barrières légales à l’accès des femmes et des adolescentes à une contraception efficace et un avortement sécurisé … La reconnaissance universelle des droits sexuels et reproductifs conditionne la réalisation de tous les autres… Nations Unies 15 mars 2017 Mme Laurence Rossignol Ministre française des Familles, de l’Enfance et des droits des femmes. Dans une revue qui paraissait dans les années 80, figurait un article dans lequel une sociologue faisait le compte rendu de sa conversation avec une femme africaine excisée. Elle lui avait demandé si elle était heureuse dans sa vie de couple. La dame lui avait répondu qu’elle était heureuse puisqu’elle aimait son mari qui l’adorait. Qu’ils avaient des enfants merveilleux etc. Elle insista pour lui demander si elle connaissait l’orgasme. « Bien sûr, c’est quand je suis satisfaite. » Avait-elle répondu. L’auteur de l’article lui expliqua ce qui est réellement l’orgasme. Alors la femme ouvrit de gros yeux, ahurie, éberluée. Vous et moi, nous devinons les conséquences de cet entretien. La vie de cette femme, ne sera plus la même. Elle va chercher en vain cet orgasme, toute sa vie. Sa vie va basculer. Elle risque de mettre la pression sur son mari jusqu’à la rupture si elle ne va pas tout bonnement voir ailleurs. Pourtant, cet orgasme-là, même la sociologue qui le lui a fait miroiter ne l’a jamais connu. Ce n’est que son propre fantasme qu’elle projette sur cette pauvre dame. Si la femme occidentale est plus heureuse que l’africaine sexuellement, à quoi servent les magasins d’objets sexuels ? Les sex-shops ? Les godes, les chaines, les cravaches, … Des femmes qui utilisent</h3>



<h3 class="wp-block-heading">On autonomise nos femmes en les comblant de moyens financiers pour qu’elles n’aient plus besoin de nous. On exige de nous la parité dans tout ce que nous faisons (même l’Union africaine s’y est pliée). Pourtant, tout le monde le sait, aucune discrimination n’est acceptable même si on la qualifie de positive. La logique du système libéral qui nous régit veut que tout se gagne par le mérite. L’exception devrait être ce que je me permets d’appeler ‘’équité compensatoire’’. Valable pour ce qui ont un handicap… Femme d’Afrique, tu as dans le cœur ce que son esprit a perdu, la sérénité. Laisse-lui sa frénésie… Intellectuel africain, le temps est venu de décaper ton esprit. Il faut enlever la couche de rouille que le vent du Nord y a déposée, pour y mettre une nouvelle bien à toi. Mon ami d’occident, tu as ouvert la boîte de pandore, mais l’espérance est restée au fond du panier. L’Afrique résistera comme Racines de Baobab, aux multiples assauts de l’Écume de Mer. In sha Allah.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://cdn.simplesite.com/i/f5/8d/284852684651728373/i284852689484879030._szw1280h1280_.jpg" alt=""/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">04 /06/ 2019 Les mots sont des pièges…</h3>



<h3 class="wp-block-heading">L’éducation.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Une fois, j’ai entendu Madame Aminata Traoré, écrivaine malienne, femme politique, le regard quelque peu malicieux, dire à un journaliste de son pays, à l’occasion d’une interview : « Attention ! Les mots sont des pièges ! »</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Personnellement, j’ai longtemps réfléchi à cette alerte. Et si les mots étaient des pièges pour nous les africains qui nous exprimons dans une langue nôtre qui n’est pas la nôtre ? Combien y a-t-il de mots français qu’on nous balance avec une connotation orientée ? Essayer de les citer ici, nous éloignerait sans doute du sujet que nous avons l’intention d’aborder dans le cadre de cette chronique. Ce qui assurément, nous planterait au cœur de la souricière. Attention au piège !</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Une autre malienne, tout aussi valeureuse que la première, du nom de Adam Ba Konaré, historienne, écrivaine, ex Première Dame du Mali, à l’occasion d’une émission radio, a fait l’objet d’une remarque fortement chargée : « Madame, comment une femme féministe, éduquée peut-elle s’attacher à la tradition ? » Comme nous le savons, le ‘’féminisme’’, c’est un engagement volontaire pour une cause… On peut s’en défaire quand on veut. Par contre, l’éducation, c’est un ensemble d’actions, soutenues par des moyens surtout pédagogiques, basées sur une démarche à la fois socio-affective et cognitive pour faire de l’enfant, le futur adulte, bon membre de sa société.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Quoi ?! C’est quoi cette définition ? De quoi je me mêle ? Je pourrais répondre simplement, de ce qui me regarde. Comment peut-on opposer Éducation à Tradition ? Il est clair que, pour le français qui nous parle, celui qui, chez nous en Afrique, décide de ce que nous devons faire et de ce que nous ne devons pas faire, être éduqué, c’est être diplômé de l’École française. Donc, on ne peut être éduqué que si l’on a fréquenté l’école française. Déduction, tous ceux qui ne sont pas passés par la case ‘’École occidentale’’ sont non éduqués, c’est-à-dire sans éducation.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Consultez le dictionnaire français que vous voulez, vous verrez toujours que, Éducation vient de du latin educatio, lui-même dérivé de ex-ducere avec comme sens, guider, hors de, (entendre ici, hors de la maison). En somme, de tous temps, et en tous lieux, l’éducation a pour but d’amener l’enfant hors de sa famille, le guider, l’accompagner et l’aider à intégrer sa société. En somme, qu’il puisse vivre en harmonie avec sa société. Ce qui est renforcé par le mot pédagogue, d’origine grecque, la personne qui tenait la main de l’enfant pour le mener hors de la maison ;</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Quid du ‘’selbé’’ alors ? Ce tuteur qui suivait les enfants de la même classe d’âge dans la case des circoncis ? En Afrique, il n’y avait pas meilleur pédagogue que celui-là qui, bien préparé par les anciens, mettait les initiés dans des situations-problèmes avec des équations à résoudre par le moyen de la réflexion personnelle en plus des exercices pour le courage, l’abnégation, la capacité à l’abstinence… C’est la colonisation qui a arrêté le développement linéaire de la civilisation africaine. Et tout cela est parti. L’enfant en sortait adulte dans l’esprit, attaché à sa famille, patriote, prêt à affronter toutes les épreuves de la vie avec un esprit doté d’une capacité de réflexion et d’analyse remarquable.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Tout le monde sait que, dans des pays comme le Sénégal que je connais mieux, les acteurs socio-économiques les plus entreprenants sont des ex talibés. Alors que les  »détourneurs » de deniers publics, les roublards de grande envergure sont issus de l’école française initiée par le colonisateur dont l’unique souci était d’avoir sur place des agents capables de pérenniser son système. Touchez aux intérêts des français, ce sont des africains qui vont vous attaquer sans attendre. Ils sont bien formés Non ? Ils sont leurs ‘’éduqués’’. Et si les mots étaient des pièges ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Et puis, ne confondons pas talibés et enfants de la rue. Chez nous, comme partout dans le monde, il y a des enfants de la rue ; ces abandonnés du système capitaliste. Alors les ONG mal intentionnées qui tiennent à démontrer que nos talibés n’apprennent même pas le coran dans les daaras, ramassent des enfants en rupture de famille et leur demandent de réciter telle ou telle sourate. C’est malhonnête.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">De grâce, faisons le distinguo entre taalibe et enfants de la rue. Laissons les premiers suivre leur éducation et aidons les autres à trouver leur place dans la société car voilà les non-éduqués. Quant à nos ‘’mal éduqués’’ c’est-à-dire, les gens ‘’éduqués’’ selon les schèmes occidentaux et qui ont l’esprit tellement formaté qu’ils crachent sur notre culture qu’ils méprisent, notre société les recyclera.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Éducation ! L’enjeu est capital. « Il faut mettre tous les enfants d’Afrique à l’école de l’ex colonisateur, de sorte qu’ils se rangent sans difficulté, à la mondialisation, c’est à dire l’acceptation de leur sujétion. Tous ceux qui se situent hors du système scolaire actuel sont potentiellement dangereux, car, leur esprit n’étant pas formaté pour recevoir la culture dominante de l’ancien colonisateur, ils pourraient s’opposer à l’actuelle recolonisation qui se passe dans les esprits.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Les talibés ?! Voilà les plus grands ennemis ; ce sont de futurs talibans. Il ne faut surtout pas les laisser faire. Arrachez-les des Daaras, mettez-les à l’école française. Les enfants talibés, ils sont malheureux, leurs parents sont irresponsables… Et patati et patata ! » Message bien reçu. Tous ceux qui ont fait l’école française, ‘’leurs éduqués’’ qui ont donc l’esprit bien formaté à la sauce gaullienne se mettent à répéter : « Oui ! Les enfants talibés, ce n’est pas bon. Demander l’aumône, ce n’est pas bon. » Les quelques maîtres arabisants, qui avaient temporairement échappé au système, se font rattraper par des séminaires à forts per diem. Les voilà qui complotent au sujet de Daaras modernes. Daaras modernes ? Quelle absurdité ! C’est comme si, vous allez à Paris et que vous transformiez les écoles qui s’y trouvent, en classes coraniques. Qui va l’accepter ? Daaras modernes, c’est tout faire pour que l’enfant talibé soit imbu de culture française tel que l’est déjà son frère assis sur les bancs des ‘’éduqués’’ de Jules Ferry. Et si les mots étaient des pièges</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Ah ! Cette école qui éduque nos enfants !</h3>



<h3 class="wp-block-heading">De J. J. Rousseau à Philippe Mérieux en passant par M. Montessori, il faut aller avec l’enfant selon sa nature, toujours le cajoler, l’amuser, le chatouiller. Ne jamais le châtier Alors que nous savons tous, et Rousseau l’a admis plus tard, que l’enfant couve en lui-même quelques perversités tenaces qu’il faut extirper dès le plus jeune âge. Ce à quoi s’employaient les maîtres coraniques.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Pour ceux qui s’évertuent à penser pour nous, à nos lieu et place, c’est la Liberté dès le berceau. Pour nous en Afrique, c’est la soumission envers les parents dès le début. Si nous jugeons par les résultats, nous n’avons rien à regretter. Car du côté des mœurs, nos valeurs morales nous gardent de bien des turpitudes.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Ils ont supprimé l’enseignement de la morale à l’école. En cause, ses interdits. On la remplace par le ‘’vivre ensemble’’ avec comme corollaire, la tolérance. Ne condamne jamais l’autre quoiqu’il fasse. Plus de morale sociale. Plus de contrôle social. L’intention ici est claire, faire accepter au futur adulte ce que sa société actuelle rejette : une paire d’hommes qui vivent ensemble comme mari et femme, une paire de femmes qui vivent comme femme et mari ! Catastrophe ! N’est-ce pas ? Eh bien ! ‘’Le vivre ensemble’’ le permet, tandis que la morale l’interdit. Et si les mots étaient des pièges ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Ils disent ‘’Éducation sexuelle’’ à l’école ! Nous disons Non ! Ils changent les termes : « Santé de la reproduction » Pour enseigner quoi ? « Comment les adolescentes doivent faire pour ne pas tomber en grossesse. Il ne s’agit pas de serrer les cuisses car c’est la libération sexuelle dès l’enfance. Le propos porte sur le préservatif, la pilule classique et la pilule du lendemain. « Les filles ne doivent pas se marier tôt. Le mariage précoce ! Jamais ! On vole à l’enfant sa jeunesse. Son corps n’est pas préparé pour des relations conjugales. Mais, en attendant, elle peut se livrer aux garçons, à condition de se protéger contre le v.i.h sida et d’éviter une grossesse précoce. » Cette logique-là, pouvons-nous l’accepter ? En tout cas, nous cautionnons. Pour quelques sous, nous sacrifions notre jeunesse. En avons-nous droit ? Le jeu, en vaut-il la chandelle ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Dans une autre discipline : ’’ Le vivre dans son milieu’’ on apprend aux enfants, que faire beaucoup d’enfants entraîne la promiscuité, signe de pauvreté. Solution ? Limiter les naissances. Pour cela, utiliser le préservatif, les pilules et autres moyens contraceptifs.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Même dans l’enseignement de l’histoire, ils ont commencé à parler de culture de la paix. Évoquer certains épisodes de notre histoire qui valorisent nos vaillants ancêtres, c’est appeler à la haine. On nous prend pour des cons à ce point-là. Les atrocités qu’ils ont commises, il ne faut plus en parler. La paix ! Et si les mots étaient des pièges ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Et si nous autres africains, prenions le temps et le courage de décaper notre esprit, d’enlever la couche d’asservissement qui le rouille pour repenser notre système éducatif nous-mêmes, en fonction de nos besoins et de notre culture ? Et si nous commencions par redéfinir nos objectifs éducationnels. Et si nous révisions le profil de sortie de notre élève-étudiant ? L’enfant que nous mettons à l’école à six ans, qui voudra-t-on qu’il devienne dix-huit-ans après ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Un ‘’éduqué’’ imbu de sa personne, arrogant, en quête éternelle de liberté, tendu vers la culture occidentale ou un bâtisseur du genre asiatique fidèle à sa culture mais bien au fait des connaissances scientifiques et technologiques de même que les compétences qui en découlent.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Des africains fiers de l’être, qui fabriquent une fusée qui les propulse dans l’espace ! Pourquoi pas ? Cela ne sera sans doute jamais possible avec notre école actuelle consommatrice de programmes d’aliénation culturelle et de servitude mentale. C’est l’école de leurs ‘’éduqués’’.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Madame Aminata Traoré, l’altermondialiste ! Et si les mots étaient des pièges ?</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Mbegaan Koddu</h3>
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		<title>Les Editions Seguima</title>
		<link>https://seguima-vision.com/les-editions-seguima/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 15:21:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[Les valeurs africaines à l&#8217;honneur ! Pour la journée de la femme africaine A toutes les femmes africaines, d’ici et d’ailleurs. Spéciale dédicace à Pauline Ongono Femme africaine Si j’étais poète, je laisserais ma plume Cavaler sans mors ni brides, crinière au vent, Vers la vallée sans fin des espoirs que tu sèmes Par le sourire apaisant de ton regard si duveteux. Si j’étais poète, j’engagerais ma plume Au service des rêves, les câlins et les badins, De ton sommeil de l’aube dans des draps insomniaques Témoins de cet amour né des tourbillons de dame Pandore. Quand le cœur s’engage en palpitant, l’esprit, vite, s’éclipse. Si j’étais poète, je viendrais quérir sans cesse, La présence subséquente de ta senteur balsamique Sur les bords meurtris de mon existence humaine Qui n’a de sens ni de réels dérivatifs, Que si toi et moi, on adresse à la vie, un ‘’Oui’’ solidaire. Si j’étais poète, j’enjamberais les nuées sauvages De mes pensées du matin couplées à celles du soir Pour dire haut et fort, que le noir n’est pas crépuscule, Le blanc n’est pas pâleur, le jaune n’est pas maïs putride. Mais, Femme Africaine, telle, je le jure, tu es la plus belle. Waly Ndour Les Editions Séguima<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/les-editions-seguima/></div>]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Les valeurs africaines à l&rsquo;honneur !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la journée de la femme africaine A toutes les femmes africaines, d’ici et d’ailleurs. Spéciale dédicace à Pauline Ongono Femme africaine Si j’étais poète, je laisserais ma plume Cavaler sans mors ni brides, crinière au vent, Vers la vallée sans fin des espoirs que tu sèmes Par le sourire apaisant de ton regard si duveteux. Si j’étais poète, j’engagerais ma plume Au service des rêves, les câlins et les badins, De ton sommeil de l’aube dans des draps insomniaques Témoins de cet amour né des tourbillons de dame Pandore. Quand le cœur s’engage en palpitant, l’esprit, vite, s’éclipse. Si j’étais poète, je viendrais quérir sans cesse, La présence subséquente de ta senteur balsamique Sur les bords meurtris de mon existence humaine Qui n’a de sens ni de réels dérivatifs, Que si toi et moi, on adresse à la vie, un ‘’Oui’’ solidaire. Si j’étais poète, j’enjamberais les nuées sauvages De mes pensées du matin couplées à celles du soir Pour dire haut et fort, que le noir n’est pas crépuscule, Le blanc n’est pas pâleur, le jaune n’est pas maïs putride. Mais, Femme Africaine, telle, je le jure, tu es la plus belle. Waly Ndour Les Editions Séguima</p>
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