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	<title>Les Chroniques de Mbegaan Koddu Archives - Seguima Vision</title>
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	<description>La panafricaine du Livre</description>
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	<title>Les Chroniques de Mbegaan Koddu Archives - Seguima Vision</title>
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		<title>Njaakër : un lexique Wolof-Français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Nov 2023 20:46:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Comme les autres langues africaines, le wolof s’appuie  beaucoup sur un imaginaire puisé dans l’univers des animaux. Ces êtres non humains permettent, (certes à leur  insu) de construire des histoires, d’inventer des proverbes, de prononcer des sentences, d’édicter des règles etc. Rien de gratuit. L'intention est pédagogique. Les animaux domestiques donnent l’occasion  d’exprimer des désirs de façon allusive, de magnifier des qualités ou de signaler des défauts. « Noble comme le cheval. » ; « Aussi généreuse qu'une vache » ; « Canaille comme un chien » etc. Même nos fantasmes y passent car, si le bouc est content de la chèvre c'est pour sa "disponibilité ponctuelle" ; sa queue est courte, bien repliée …<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/njaaker-un-lexique-wolof-francais/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-9ea9de3557edab6b4469dff93e6affdc wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph">Pour parler et écrire correctement le wolof, voici <strong>Njaakër</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">                                                               <strong>   Le mot de l’éditeur</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Aucune civilisation n’est supérieure à une autre. Chaque langue véhicule une culture et révèle une civilisation.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Comme les autres langues africaines, le wolof s’appuie beaucoup sur un imaginaire puisé dans l’univers des animaux. Ces êtres non humains permettent, (certes à leur &nbsp;insu) de construire des histoires, d’inventer des proverbes, de prononcer des sentences, d’édicter des règles etc. Rien de gratuit. L&rsquo;intention est pédagogique. Les animaux domestiques donnent l’occasion&nbsp; d’exprimer des désirs de façon allusive, de magnifier des qualités ou de signaler des défauts. «&nbsp;Noble comme le cheval.&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;Aussi généreuse qu&rsquo;une vache&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;Canaille comme un chien&nbsp;» etc. Même nos fantasmes y passent car, si le bouc est content de la chèvre c&rsquo;est pour sa « disponibilité ponctuelle »&nbsp;; sa queue est courte, bien repliée </strong>…</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Ces beautés de la langue aiguisent l&rsquo;intelligence et aèrent l&rsquo;esprit. Quand le wolof est bien parlé ou correctement écrit, cela réveille en nous, notre authenticité, cette &nbsp;merveille que certains d’entre nous repoussent dans le subconscient, refuge désespéré pour complexés et aliénés. Parler correctement le wolof, c’est avoir l&rsquo;air d&rsquo;un zonard ou d&rsquo;un villageois récemment arrivé en ville. C’est pourquoi de nos jours, le wolof est massacré, malmené, galvaudé et dévalorisé aussi bien à la radio, que sur les &nbsp;plateaux de télé ainsi que dans le net, par des professionnels de la parole qui, malheureusement, sèment ainsi la mauvaise graine.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>La subtilité et la créativité du Wolof sont noyées dans une francisation éhontée de la langue&#8230; Heureusement que selon la volonté divine, le remède est &nbsp;une plante qui pousse toujours à proximité du mal. &nbsp;A l&rsquo;IFAN, des hommes de culture, des chercheurs, ont mesuré l&rsquo;ampleur du mal. Ils ne prétendent pas soigner, d’un seul coup, tout le mal fait à la langue la plus parlée &nbsp;au Sénégal. Ce sont des scientifiques, donc, des hommes &nbsp;et des femmes très méthodiques. Comme le rat de La Fontaine qui, à force de grignoter la chaîne, a réussi, au &nbsp;bout de l&rsquo;effort à libérer le lion, ils pansent les contours de la plaie avec douceur et intelligence. Ils nous offrent &nbsp;ici un pan vivant de la culture wolof. C’est l’occasion de bénéficier d’importantes acquisitions nécessaires à un bon emploi et à une écriture correcte du wolof. Les auteurs de cet ouvrage ont produit un document aussi précieux qu’efficace que, personnellement, j’ai l’énorme plaisir d’éditer.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Le Ministère de la Culture et du Patrimoine historique ferait œuvre grandement utile à la nation sénégalaise en &nbsp;distribuant largement des exemplaires de ce livre pour que tous les communicants des médias ainsi que ceux des institutions publiques en disposent, chacun à portée&nbsp;de main pour que notre belle et riche langue soit réhabilitée dans toute sa noblesse. La renaissance culturelle africaine passera par là au Sénégal.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;     <strong> Bon vent à <em>Les mille mots de… Njaakër&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;                                  BRAVO à </em>Ëttub Xalima ak Xel</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">&nbsp;&nbsp; &nbsp;                                                                      <strong>  Waly Ndour</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Directeur des Editions SEGUIMA</strong></p>
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		<title>                     Si je peux me permettre …</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 05:39:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Les INSTITUTIONS doivent agir pour le PEUPLE. Elles ne doivent pas agir face au PEUPLE et contre lui.<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/si-je-peux-me-permettre/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>France-Afrique</em></strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Les livres saints nous parlent en paraboles. Les Africains aiment les métaphores, les langages imagés. La citoyenne africaine du Burkina Faso, Rahim Wende Elda Kaoma, divinement inspirée, a symbolisé par une image simple, une exigence essentielle des peuples d’Afrique vis-à-vis des pays occidentaux. A l’occasion du sommet de Montpellier, elle a dit au Président Macron, le regardant dans le blanc des yeux&nbsp;: «&nbsp;Si les relations entre les pays d’Afrique et la France étaient une marmite, sachez qu’elle est très sale. Il faut la récurer… Si vous refusez de la laver, alors je ne mangerai pas…&nbsp;»</strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong><em>Sénégal</em></strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Si dans notre pays, les relations entre les institutions républicaines et le peuple étaient une marmite, alors il ne conviendrait ni de la laver encore ou de toujours la récurer. Le temps est venu de la changer. La crasse et la rouille la rendent exécrable. On constate que, quand les institutions décident, le peuple conteste et résiste. Il y a lieu de faire un pas de côté et de reconsidérer les relations INSTITUTIONS/PEUPLE, dans une autre marmite. Si on continue à préparer dans ce même ustensile sale et rouillé, la jeunesse de notre pays ne mangera pas, les femmes non plus, encore moins moi du troisième âge. Que l’on change de marmite. C’est la nouvelle exigence. La cocotte neuve doit être faite dans un métal RESISTANT aux affres des agressions occidentales, REFRACTAIRE à la corruption, à la concussion, à la gabegie, à l’injustice et à la coercition inutile. Elle ne doit contenir que nos poissons et les légumes de notre terroir et servir les intérêts de toute la nation. Enfin, au moment du repas, que tout le monde soit convié. Pourquoi les uns et pas les autres&nbsp;?</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">D’un autre côté, les pauvres ont assez souffert d’enrichir des gens qui usent de roublardises, dans le cadre de conclaves malsains dont le seul but est de pérenniser un système qui rend les riches plus riches, les pauvres plus pauvres.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Les INSTITUTIONS doivent agir pour le PEUPLE. Elles ne doivent pas agir face au PEUPLE et contre lui.</p>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size wp-block-paragraph">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;A bon entendeur, ô sagesse&nbsp;! Qu’Allah nous guide.</p>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size wp-block-paragraph">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mbegaan Koddu&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>SELON MA CONVICTION</title>
		<link>https://seguima-vision.com/selon-ma-conviction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 18:04:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Aux yeux de tous, nation sénégalaise et communauté internationale, vous apparaîtrez comme celui qui met les intérêts du peuple au-dessus de ses propres avantages et de son orgueil personnel. Ainsi, en Mars 2024, si vous vous promenez dans les rues de Dakar, la population vous sautera au cou et vous embrassera avec amour. Puis, avec la bénédiction de tout un pays, le prochain Président de la République initiera ou accompagnera toute démarche visant à vous faire occuper une station élevée dans une institution internationale.
Par contre, si vous empruntez une autre voie, la sortie sera difficile, l’avenir sombre.<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/selon-ma-conviction/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour rappel :<br />
&#8211; Les terribles événements de Mars 2021 n’avaient pas pour cause directe les incertitudes liées à une hypothétique troisième candidature. Les émeutiers étaient outrés par l’arrestation d’un homme politique : Monsieur Ousmane Sonko.<br />
&#8211; Les manifestations sanglantes de Juin 2023 n’étaient pas la conséquence immédiate d’une potentielle candidature pour un troisième mandat. Ceux qui étaient dans la rue protestaient contre la condamnation judiciaire d’un leader politique : Monsieur Ousmane Sonko.<br />
De Mamadou Dia à nos jours, aucun autre homme politique n’a été autant défendu par le peuple sénégalais.<br />
&#8211; Le concert des casseroles qui a tapé longuement sur le tympan du Sénégal, c’est Monsieur Ousmane Sonko.<br />
&#8211; Celui qui a fait grimper le prix du mil pour avoir induit le challenge de la galette au mil, c’est Monsieur Ousmane Sonko.<br />
Son charisme a atteint un niveau que nul ne peut négliger.<br />
Pourtant, si l’on se fie à l’ambiance générale qui règne dans le landerneau politique sénégalais, il se dégage une volonté manifeste de faire les élections de 2024 sans Monsieur Ousmane Sonko.<br />
Aucune explication, aucune communication, aucune gesticulation ne fera gober cela par le peuple. Laver et blanchir ceux qui avaient été condamnés, vilipendés et voués aux gémonies, en même temps, ostraciser celui que le peuple adoube, justement pour sa probité (vu son parcours et son discours), est-ce faisable ? Est-ce acceptable ?<br />
Monsieur le Président de la République, n’écoutez pas le chant des sirènes. Prêtez l’oreille à cette autre voix, désintéressée, qui vous veut du bien autant qu’à Monsieur Ousmane Sonko et à la nation sénégalaise.<br />
1- Faites libérer tous ceux qui sont emprisonnés pour des motifs liés à l’activité politique<br />
2- Agissez pour que soient levées les barricades de Cité Keur Gorgui<br />
3- Donnez carte blanche à qui de droit pour des démarches tendant à vous connecter à votre principal opposant.<br />
Aux yeux de tous, nation sénégalaise et communauté internationale, vous apparaîtrez comme celui qui met les intérêts du peuple au-dessus de ses propres avantages et de son orgueil personnel. Ainsi, en Mars 2024, si vous vous promenez dans les rues de Dakar, la population vous sautera au cou et vous embrassera avec amour. Puis, avec la bénédiction de tout un pays, le prochain Président de la République initiera ou accompagnera toute démarche visant à vous faire occuper une station élevée dans une institution internationale.<br />
Par contre, si vous empruntez une autre voie, la sortie sera difficile, l’avenir sombre.<br />
A bon entendeur, ô sagesse ! Qu’Allah nous guide.<br />
Mbegaan Koddu</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ces parents qu&#8217;on expulse&#8230;</title>
		<link>https://seguima-vision.com/ces-parents-quon-expulse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jun 2023 12:22:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Je suis sénégalais de sang et d'adhésion, guinéen de cœur.
J'ai fréquenté quelques pays africains, mais j'ai passé le temps de ma jeunesse en Guinée où j'ai fondé une famille avant de rentrer au Sénégal avec elle. A Kamsar, Sangarédi et Fria, j'ai travaillé dans des positions de responsabilité en parfaite entente avec nos parents du terroir. Je m'y sentais chez moi au point que je me faisais appeler Guinégalais. Par principe, je me procurais toujours une carte consulaire. Mais je n'ai jamais eu besoin de l'utiliser. Ma carte nationale d'identité sénégalaise m'a toujours servi , même à la banque.<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/ces-parents-quon-expulse/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis sénégalais de sang et d&rsquo;adhésion, guinéen de cœur.<br />
J&rsquo;ai fréquenté quelques pays africains, mais j&rsquo;ai passé le temps de ma jeunesse en Guinée où j&rsquo;ai fondé une famille avant de rentrer au Sénégal avec elle. A Kamsar, Sangarédi et Fria, j&rsquo;ai travaillé dans des positions de responsabilité en parfaite entente avec nos parents du terroir. Je m&rsquo;y sentais chez moi au point que je me faisais appeler Guinégalais. Par principe, je me procurais toujours une carte consulaire. Mais je n&rsquo;ai jamais eu besoin de l&rsquo;utiliser. Ma carte nationale d&rsquo;identité sénégalaise m&rsquo;a toujours servi , même à la banque.<br />
Ayant un peu circulé dans la sous-région, j&rsquo;ai compris pourquoi Cheikh Anta Diop disait que l&rsquo; Afrique doit se mettre sur la pente de son destin fédéral. La Sénégambie, les deux Guinées et le Mali sont liés par un destin commun. C&rsquo;est un même Peuple. Voilà pourquoi, quand j&rsquo;ai créé ma maison d&rsquo;édition, j&rsquo;ai choisi le sigle : SEGUIMA (Sénégal-Guinée-Mali). Alors, on peut comprendre combien j&rsquo;ai le cœur meurtri de voir des parents guinéens expulsés du Sénégal. Ça me fend le cœur au point où je n&rsquo;en dors pas. C&rsquo;est regrettable.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>LA GUERRE DES SEXES N’AURA PAS LIEU</title>
		<link>https://seguima-vision.com/la-guerre-des-sexes-naura-pas-lieu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 May 2023 02:28:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Le fait est, Monsieur le Président, que le jeune inspecteur Mbong Taqe est marqué par sa formation. Il est de cette espèce rare de jeunes qui intègrent la police par vocation et non pour chercher un gagne-pain. Avant de s’engager dans le corps, il a d’abord obtenu une licence en psychologie et un master en criminologie. Dans son commissariat d’affectation, il était chargé des mœurs. Ce problème de viol était donc de son rayon. Il s’y investit et trouva très vite que le dossier comportait beaucoup d’incohérences. <div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/la-guerre-des-sexes-naura-pas-lieu/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Un procès pour viol</strong> <strong>présumé.</strong></p>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size wp-block-paragraph">(<strong>Compte rendu d’une audience au tribunal de Callefour.</strong>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Le Tribunal&nbsp;!&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la salle se leva dans un bruissement de vagues marines. C’est comme si les habitants d’un gros village s’étaient levés tous à la fois. La salle était aussi pleine qu’un œuf de perdrix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tenue d’apparat, toge noire pan blanc huilé, manches longues et volumineuses en soie, le juge et ses assesseurs firent leur entrée dans une ambiance de divine solennité. Cela préfigurait le jugement dernier. C’était Dieu et ses anges, face à aux petits humains, rien que des sujets soumis. Tout le monde debout&nbsp;! Et sans le moindre bonnet, s’il vous plaît&nbsp;! Chacun retint son souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’huissier qui venait de mobiliser l’assistance disparut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Vous pouvez vous asseoir&nbsp;!&nbsp;» Fit le Dieu du moment, après avoir promené un regard circulaire dans la salle, pour se convaincre de sa propre contenance qu’il voulait sans doute, auguste et magistrale. Pour le public de la salle, c’était la sortie du purgatoire. Le relâchement était palpable. L’on se mit à inspirer fortement et même à murmurer quelque chose dans l’oreille du voisin. Ouf&nbsp;! On venait d’être libérés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président du Tribunal mit ses lunettes. Le visage doux à la gravité empreinte, il feuilletait le volumineux dossier qu’il avait sous les yeux. L’avocat général, une dame de grande de taille, plutôt coquette, retroussait de temps en temps les larges pans de sa robe qui lui allait fort bien. Elle était maquillée sans exagération, mais avec un goût d’aristocrate. La noirceur de ses cils et sourcils sublimait son regard tandis que ses lèvres semblaient être mises en valeur sans couleur voyante. Son petit mouchoir de tête légèrement mis sur le côté cassait quelque peu sa correction de sage.&nbsp; L’avocate de la partie civile était du genre femme battante, petite de taille, cheveux coupés ras sans mouchoir de tête, regard de fauve dans un visage d’ange. Ses boucles d’oreille étaient tellement discrètes qu’elles étaient presque invisibles. Elle n’a ni le temps, ni l’envie de se faire belle. Ça se voit tout de suite. Ses va et vient, sa gestuelle, tout en elle annonçait une envie d’en découdre. Elle revisitait son dossier tandis que l’avocat de la défense, la cinquantaine bien sonnée, mimique rare, très concentré, chuchotait quelques mots à son client ou lui tendait l’oreille pour l’écouter avec une attention soutenue. Par moments, il relevait la tête pour balayer l’assistance d’un regard d’hypnotiseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Accusé, à la barre&nbsp;!<strong>&nbsp;»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sarsan se leva de façon laborieuse, ne tenant que sur une jambe et ne disposant que d’un bras. Avant de faire un pas, il jeta coup d’œil à son avocat qui lui sourit en lui faisant signe d’y aller sans crainte. Tous les regards étaient braqués sur cet éclopé qui allait, s’appuyant de son bras droit sur sa béquille qui lui tenait de jambe droite, le chicot de son bras gauche ne pouvait se balancer, tellement il était court.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On le regardait bouche bée avec un sentiment diffus. Le vigoureux Sarsan Guignard d’il y a quelques années, l’ancien militaire, le sergent au physique d’athlète, ce jour-là aussi diminué&nbsp;qu’un pigeon blessé aux deux pattes et à l’aile droite ! Cela suscitait vraiment la pitié. Mais en même temps, peut-on avoir une empathie quelconque pour un père qui viole sa fille&nbsp;? «&nbsp;Oui&nbsp;! Sa belle-fille, c’est quand même sa fille&nbsp;!&nbsp;» Disait-on.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’imperium du juge, la touchante fragilité d’un homme qui n’était plus qu’une piètre caricature de lui-même. Sarsan était physiquement amoindri de façon incapacitante et moralement atteint de la manière la plus avilissante que l’on puisse humainement supporter. Un moment, il pointa sur le juge un regard irisé de multiples formes émotionnelles où se mêlaient honte, dégoût, colère, révolte… Puis, il baissa les yeux. C’est alors que se produisit dans son cerveau comme un bourdonnement tumultueux et assommant qui, tout d’un coup, lui anéantit l’esprit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’écroula par terre. Aussitôt, l’interprète et l’huissier se précipitèrent et, précautionneusement, l’aidèrent à se relever. Ils le tenaient comme les tuteurs d’une plante à protéger. Son unique jambe tremblotait…</p>



<p class="wp-block-paragraph">On suspendit la séance pendant un long moment. Puis, quand elle fut reprise, on trouva une chaise à l’accusé. Assis sur son siège, la jambe tendue pour éviter l’ankylose, il écoutait la prévention du juge, répondant d’abord aux questions de celui-ci, puis à celles de l’avocat général ainsi qu’à celles des autres avocats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les témoins passèrent et narrèrent l‘événement, parfois par l’entremise de l’interprète. En même temps, ils ont répondu aux questions du Tribunal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier témoin, une dame mûre, déclara&nbsp;avoir rencontré la nommée Saradia Labaado qu’elle connaissait déjà, vers le crépuscule. Selon elle, la fille venait du centre-ville, tout en pleurs et marchait péniblement en écartant les jambes. A sa question, la fille a répondu qu’on venait de la violer.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une deuxième femme affirma avoir aperçu de loin ce qui devait être la scène du viol. «&nbsp;La lumière des lampadaires n’était pas suffisante pour qu’elle pût distinguer nettement le visage du violeur, mais pour sûr, c’était Sarsan Guignard. L’homme en question était grand de taille, comme lui. Exactement comme lui.&nbsp;Et il était en tenue de surveillant. Il l’avait plaquée contre le mur de la Banque.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis ce fut le tour du Commissaire de Police qui a mené les enquêtes préliminaires. Il déclara&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Au début, il était sur le point d’avouer les faits. Mais Inspecteur Mbong Taqe a cru bon le faire assister d’un avocat. Depuis l’entrée de ce dernier dans le dossier, le Sieur Guignard nie tout. Cependant, tout l’accuse&nbsp;: surtout les témoignages et le certificat médical. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commissaire eut à répondre à deux questions de l’avocat de la défense&nbsp;: «&nbsp;Reconnaissez-vous avoir dessaisi l’Inspecteur Mbong Taqe du dossier&nbsp;?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Oui. Fit l’officier en se tournant, non sans morgue, vers l’avocat.</li>



<li>Pourquoi&nbsp;? Renchérit Maître Koota.</li>



<li>Pour des raisons d’efficacité et de rapidité.&nbsp;» Asséna le chef des policiers.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Après cette réponse, l’avocat déclara au juge qu’il n’avait plus de question à lui poser. On pria Monsieur le Commissaire de retourner à sa place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, ce fut le tour de l’expert psychiatre qui passa pour affirmer que Sarsan Guignard était en bonne santé mentale au moment des faits, son discernement n’ayant pas été aboli. Il était donc en mesure de recevoir une sanction pénale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’expert, l’avocat de la partie civile se leva et se mit à intervenir.&nbsp; Tout bruit venait de cesser. Sa voix au timbre masculin domina le prétoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Monsieur le Président, cet homme qui fait le supplicié avec ses faux airs, est en réalité un monstre, un violeur, un pédophile incestueux. La société civile, ici présente, verrait d’un bon œil qu’il meure en prison car un prédateur pareil, dès que libéré, son instinct de violeur le poussera, de prime à bord, à traquer une nouvelle proie à pénétrer. Il serait bon de l’astreindre non à un repos biologique ou à une quelconque castration, mais à un sevrage définitif, ce qui serait une judicieuse mise en œuvre de la loi sur la criminalisation du viol que tout Séguima approuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Mais, Monsieur le Président, si je suis là, c’est surtout pour défendre ce qui reste de la vie de la victime, ma cliente. Que va devenir cette jeune Saradia Labaado ? On lui a volé son enfance, sa joie de vivre, son avenir. Orpheline d’un père très aimant, elle est violée par le nouveau mari de sa mère. La voici traumatisée à vie par un viol, cet acte ignoble qui a entraîné chez elle une déficience psychique notoire. C’est ce qui ressort des examens psychiatriques auxquels elle est régulièrement soumise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, ce que nous révèle l’actualité est difficile à admettre, mais les faits sont têtus&nbsp;: tel a égorgé sa femme pour des histoires de « Tu n’as pas mis assez de sucre dans mon café ». Un autre plante soixante-quatre coups de couteau dans le corps de sa pauvre compagne parce que celle-ci l’avait quitté pour vivre avec qui elle veut. Voyez cette fille qu’on a trouvée vierge à sa mort, qui a résisté à son agresseur au prix de sa vie. La presse quotidienne foisonne de faits divers les plus poignants, les uns que les autres. Il ne se passe pas un jour sans qu’on ne nous parle d’un homme qui tue une femme. L’homme est redevenu ce qu’il était avant, un mâle dominant qui tue pour du sexe. On dirait que quand il se réveille le matin, la chose à laquelle l’homme pense en premier, c’est comment faire souffrir une femme, de quelle manière en tuer une…Que de violences basées sur le genre&nbsp;! Heureusement que, s’adressant à ce qui lui reste d’humain, la loi est là pour le dissuader ou pour le sanctionner quand il cède à son instinct d’animal de brousse. Pour que cessent toutes les formes de violences, de la plus sordide à la mieux élaborée du genre&nbsp;: « Donne-moi à boire ». Monsieur le Président, il faut que la loi s’applique sur toute sa rigueur. Que les mâles se mettent dans la tête pour de bon que leur soi-disant arme de destruction massive qu’ils ont sous la braguette ne nous soumet plus au syndrome de Stockholm comme jadis. Nous nous mettions à genoux, la calebasse d’eau sur la tête et ils nous crachaient dessus. Cela est fini, car, le système patriarcal qu’ils avaient inventé pour nous dominer vit ses derniers jours. Femmes, nous allons dominer. D’ailleurs, notre bonheur, nous savons le trouver maintenant, même sans eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, vous voudrez bien pardonner ces quelques envolées. Les circonstances font qu’aujourd’hui, je suis l’avocate de toutes les femmes. Cela dit, le souci du législateur est de faire régner l’ordre et la paix dans la société pour que tous, nous puissions communier dans un « vivre ensemble » harmonieux. Voilà pourquoi, Monsieur le Président, il vous permet d’éloigner&nbsp;le diabolique Sarsan Guignard de la société où il risque de continuer à faire du mal à des filles innocentes comme Saradia Labaado. En effet, l’expertise psychiatrique présente un homme jouissant de toutes ses facultés mentales, mais timide et lunatique, capable du meilleur comme du pire. Cette fois, il a montré son sale caractère, celui d’un violeur, peut-être occasionnel. Rien ne nous dit d’ailleurs qu’il en est à sa première forfaiture. En tout cas, il ne peut nullement se dérober. Personne ne peut nier l’évidence. Tout l’accuse&nbsp;: les faits sont tangibles, les témoignages sont probants, le certificat médical est convaincant. Il importe maintenant de l’empêcher de le faire à nouveau, car, nous le savons tous, le viol est une véritable catastrophe. Il produit des ravages psychologiques irrémédiables. Cette fille-là est marquée pour de bon. Le reste de sa vie, elle connaîtra, cauchemars, perturbations psychologiques, sexualité anormale, aboulie, tantôt anhédonie, tantôt hyper sexualité, problèmes relationnels de toutes sortes. Voilà pourquoi le législateur a cru bon de criminaliser l’acte de viol défini par l’article 19-58 du Code Pénal comme&nbsp;: « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature que ce soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte menace ou surprise. » Dans le cas d’espèce, tous les éléments de l’infraction sont réunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vais conclure, Monsieur le Président, en demandant qu’il soit donné à ma cliente la chance de se restructurer, de s’accepter en tant que femme, de cesser de se culpabiliser. Pour cela, sont nécessaires un suivi psychiatrique et une réalisation sociale. Ce qui ne saurait se faire sans revenu financier. L’argent ne lui rendra pas sa dignité mais il lui permettra de se soigner et de réaliser quelques projets qui lui permettront, de temps en temps, d’oublier son malheur. C’est pourquoi, Monsieur le Président, je demande pour ma cliente une indemnité compensatoire, en sus du pretium doloris, de vingt millions d’ECOs. Sachant compter sur votre sens élevé de la justice, Monsieur le Président, nous nourrissons l’espoir que votre décision, redonnera à Saradia Labaado un goût naturel à la vie. Ce qui, aux yeux des institutions internationales et de tous les citoyens du monde qui nous regardent en live, ne fera que grandir notre institution judiciaire dont le rôle d’avant-garde dans la sous-région est connu et reconnu.&nbsp;Monsieur le Président, nous sommes en danger&nbsp;! Sauvez-nous&nbsp;! » C’était son dernier mot. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle alla s’asseoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment décrire l’attitude du juge, face à cet appel au secours&nbsp;où l’humour le disputait au pathétique ? Avec un air entendu, le Président du Tribunal, le sourire engageant, lui a répondit&nbsp;: «&nbsp;Merci Maître&nbsp;! »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le visage de l’avocate se dérida. Etait-ce parce qu’elle devinait dans la posture du juge, une promesse de protection ? Ou, simplement, était-elle satisfaite de sa plaidoirie&nbsp;? En tout cas, on ne voyait pas ses dents, mais ses yeux souriaient, brillant comme un verre en cristal taillé à la meule. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Retournée à sa place, toute rassérénée, son visage révélait la douceur d’une tranquillité retrouvée. On vit alors, se dégageant d’elle, comme à son insu, un charme ravalé, une beauté longtemps contenue, refoulée, malmenée ou négligée au prix d’une masculinité revendiquée avec hargne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce fut au tour de Madame l’avocat général, de prendre la parole. Elle ne se fit pas prier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Elle se leva, dans une attitude à allure princière, dominant l’espace de sa grande taille. Sa prestance empreinte d’une féminité naturelle, dégageait à la fois dignité, élégance et assurance. Elle fit ses développements dans une voix neutre, sans aucune charge émotive. «&nbsp;Notre société, suivant les convulsions d’une civilisation dominante dite universelle, elle-même en décadence, subit un phénomène non maîtrisé, de perte drastique des valeurs qui l’ont fondée. L’anormal est devenu la norme. Dans la nouvelle conscience humaine, ce qui était permis est interdit et ce qui était interdit est permis. C’est l’inversion des valeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, voilà la nouvelle donne qui nous amène au procès de ce matin. Il ne s’agit pas d’une opposition frontale entre les hommes et les femmes. Les hommes étant des prédateurs dangereux et les femmes une espèce fragile à protéger. Non&nbsp;! Il faut surtout se démarquer du schéma trop réducteur et rigoureusement manichéen de genres humains antagoniques&nbsp;: l’un, fort et méchant, l’autre faible et bonne. Santi subito pour les femmes, la géhenne tout de suite pour les hommes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dont il s’agit, c’est une organisation sociale qui se délite&nbsp;; le groupe social est traumatisé par tous ces meurtres en série, ces assassinats en répétition, ces cas de viol récurrents dans tous les genres. Il y a juste quelques jours, ici dans cette même salle, nous avons traité du cas d’une dame qui a tué son mari d’un coup de fusil. Et personne parmi nous n’a oublié cette autre femme qui a ébouillanté sa voisine pour une banale histoire de jalousie basée malencontreusement sur une regrettable erreur. Et puis, il n’y a pas que les filles qui sont violées. Les garçons connaissent le même sort. Ils sont journellement violés sans qu’on s’en émeuve. Pourtant, les garçons victimes de ce fléau, vivent les mêmes chaos psychologiques que les filles qui sont dans leur cas. Dans le cas des garçons, sur quel genre ces violences sont-elles basées&nbsp;? Pourquoi ne pas accepter la vérité, à savoir que ces violences sont simplement le résultat des tensions d’une société en pleine crise&nbsp;?&nbsp; Elles ne sont pas sélectives. Elles s’abattent aussi bien sur les hommes que sur les femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, nous savons tous que la loi est là pour rétablir les équilibres. Pour cela, le législateur a répondu au souci du politique de renforcer le cadre légal de la répression des infractions à connotation sexuelle. L’article 254 du Code de Procédure Pénale prévoit une peine plafond « réclusion criminelle de dix à 20 ans sans possibilité de réduction » mais cela dans des cas bien spécifiés que l’on ne retrouve pas dans l’affaire qui nous occupe ce matin. En effet, il n’y a eu ni mutilation, ni séquestration et la victime, bien que mineure au moment des faits, avait plus de 13 ans. Dès lors, notre affaire tombe sous le coup de l’article 143 qui prévoit 5 ans minimum et 10 ans au maximum. Le principe de la confusion des peines aidant, le prévenu, coupable à la fois de viol et de pédophilie, ne peut encourir plus que ce maximum de la peine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, cet homme qui est à la barre a violé sa belle-fille. Comme vous le savez, il est difficile, en matière de viol, d’apporter une preuve irréfutable. Cependant, en l’espèce, le coupable est tout désigné à la fois, par la victime, les témoins et les faits. C’est ce que l’enquête de police, le certificat médical et les conclusions du juge d’instruction ont révélé sans aucune ambiguïté. Dès lors, on est en face d’un faisceau d’indices concordants qui accablent impitoyablement le prévenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Monsieur le Président, il est constant que notre littérature constitutionnelle actualisée en fonction des avancées démocratiques, a marqué une réelle évolution sémantique sur le plan de la légistique&nbsp;: «&nbsp;La justice est rendue au nom du peuple, pour le peuple.&nbsp;»&nbsp; Cela doit produire sur nous, praticiens du droit, l’effet d’une piqûre de rappel. La justice que nous rendons doit correspondre à l’aspiration du peuple qui évolue dans le cadre d’une société, selon une culture donnée. Plus la société avance, plus elle se corrompt et se détruit. Mais le point d’équilibre, c’est l’intersection des valeurs qui fondent notre perception humaine de la vie. Il faut y rester vaille que vaille pour ne pas sombrer dans le chaos. Je dis ici, aujourd’hui, au nom de la société que je représente, que l’harmonie vaut mieux que le désordre, quoi qu’elle puisse nous coûter, en termes de sacrifices.&nbsp; D’ailleurs, nous faisons confiance à la nature. Elle reprend toujours ses droits. Partout où l’humain fait des ruines, elle remet l’esthétique avec éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, tout bon jugement est un produit rendu sur commande du peuple et non sur la prescription d’une frange partout minoritaire qui, nantie de forces surréelles, pollue la planète par les émanations des larves indécentes qu’elle projette comme un météore qui traverse l’atmosphère qu’elle détruit à dessein. Voyez-vous, Monsieur le Président, J’ai peur qu’en suivant certaines théories, qui vont jusqu’à remettre en cause le patriarcat, gage de stabilité, qu’on en vienne à opposer un genre contre un autre, les hommes contre les femmes, dans une lutte insensée pour le pouvoir. Alors, que veut le peuple, dans le cas d’espèce&nbsp;? Que le coupable paye pour sa faute et non pour toutes les fautes de tous les hommes. Il est essentiel que le sujet en faute effectue personnellement le parcours de sa propre contrition. Le sieur Sarsan doit payer en tant que Monsieur Guignard, ayant violé sa belle-fille et non en tant que mouton noir de la bergerie qui doit payer pour tous les péchés du genre auquel il appartient. Et pour cela, voyant qu’il a déjà purgé quatre ans de détention préventive en sus de la sanction que le peuple lui a infligée avant l’intervention de la police, je préfère ne pas ajouter à la surpopulation carcérale avec un présumé coupable sur lequel se sont manifestées toutes les fonctions de la peine, pas la dissuasion la moindre. Et puisque l’enquête de personnalité révèle qu’en société comme en prison, il a un bon « vivre ensemble », nous n’avons rien à craindre de cet homme qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Il y a le droit, il y a l’émotion que suscite la vue de cet homme qui a subi la vindicte populaire, qui a été lynché par une foule en colère au point de le rendre aujourd’hui impotent et humilié.&nbsp; Néanmoins, je ne vais pas faillir à ma tâche en tant qu’organe de poursuite mais aussi, gardien des libertés individuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, je requiers pour l’accusé une peine de prison de 5 ans dont un an avec sursis. Ce qui aurait pour conséquence son élargissement immédiat. J’en ai fini.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle se rassit, fière d’avoir défendu sa société avec verve et compétence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A nouveau régna un silence de cathédrale. Pas pour longtemps, car, du côté opposé à celui de l’avocat de la partie civile, un homme en robe noire s’était levé.&nbsp; Il avait une ride plongeante qui lui creusait profondément le front. Son teint mi-figue mi-raisin contrastait d’avec la rougeur de ses yeux qui projetaient un regard perçant. Il faut le dire tout de suite, le personnage exhalait ce genre de maintien dont ne sont capables que les gens d’une expérience avérée. Il venait de fermer un classeur qu’il poussa tranquillement vers sa droite. Puis, il se leva. D’une voix grave, dans une attitude majestueuse de tribun, il se mit à parler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Monsieur le Président&nbsp;! La guerre des genres n’aura pas lieu. Elle ne remplacera pas la lutte des classes. Je m’en vais mettre tout le monde à l’aise. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">En disant cela, Maître Goorgi Koota pivota sur ses talons, fit signe à l’huissier qui entra dans la sphère sacrée suivi de deux agents de sécurité qui transportaient un large tableau en contreplaqué reposant sur un chevalet à la base solide. Ils le posèrent côté entrée, de telle manière que tout le monde pût y voir et ils s’en allèrent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maître Koota pria les deux protagonistes de se mettre en scène. Il leur demanda de considérer le tableau comme le mur de la banque qui avait abrité « leurs ébats. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avocat de la partie civile voulut protester objectant que la reconstitution des faits doit être assujettie à un certain formalisme. Maître Koota lui rétorqua que justement, il ne s’agissait pas d’une reconstitution puisqu’il n’y avait pas de transport sur les lieux, mais d’une simple simulation pour aider à la manifestation de la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le juge donc laissa faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Mademoiselle Saradia Labaado ! Fit l’avocat de la défense. Voici le mur de la banque contre lequel Monsieur Sarsan Guignard t’a violée, le cinquième jour du deuxième mois de l’année des inondations récurrentes. Reprenez la position qu’il vous a fait prendre ce jour-là. »&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle se mit à hésiter, jetant des coups d’œil de gauche à droite. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il vous avait plaquée contre le mur, n’est-ce pas&nbsp;?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Oui&nbsp;! Répondit la fille, sans hésiter.</li>



<li>Alors, adossez-vous contre le mur. Quant à vous, Monsieur Sarsan Guignard, mettez-vous sur elle, exactement, comme ce jour-là&nbsp;! On vous a vus faisant l’acte, en position debout&nbsp;!&nbsp;»</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Bien appuyé sur sa béquille, Sarsan Guignard s’affala sur la fille, son ventre contre la tête de celle-ci. Saradia entreprit de dégager sa tête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle se mit à bouger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Voyez&nbsp;! Monsieur le Président.&nbsp;» S’exclama le vieil avocat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Comment dans cette posture, cet homme si géant de taille, peut-il entretenir des relations sexuelles avec cette fille dont la tête atteint à peine le nombril de mon client&nbsp;?&nbsp;» L’accusé recula, puis, considérant la fille d’un regard attendri, lui dit, d’une voix doucereuse&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Saradia ! Dis la vérité&nbsp;! »<br>Sur le coup, la fille s’affaissa, s’accroupit et éclata en sanglots. On l’entendit marmonner quelques mots inaudibles de loin.&nbsp;«&nbsp;Dis ça au juge&nbsp;!&nbsp;» Pria Sarsan.&nbsp; Alors, la fille laissa échapper&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;J’ai fait ça pour me venger contre ma mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tu as fait quoi&nbsp;? Demanda le juge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je l’ai accusé parce qu’il devait épouser ma mère. Il ne m’a pas violée. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">A ces mots, Maître Koota revint sur le devant de la scène, l’air triomphant&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Monsieur le Président, je vais poursuivre ma plaidoirie en narrant le reste. Que l’on retire le dispositif.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Murmures dans la salle pendant qu’on emportait le contre-plaqué qui, tout à l’heure, avait fait figure de mur, pendant la simulation. Le Président parvint à obtenir le silence. L’avocat poursuivit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Le dossier, au début, avait été confié au redoutable inspecteur <a>Mbong Taqe</a>, enquêteur consciencieux, féru de criminologie. Il découvrit que l’affaire comportait des zones d’ombre et tenta de les élucider. A sa grande déception, il a été dessaisi de l’affaire jugée trop sensible car la période électorale était proche. Il ne fallait donc pas fâcher les féministes, qui, grâce à un lobbying engageant, peut organiser les femmes en un électorat important. Le Commissaire arguait qu’il s’agissait de désigner un coupable et qu’il était tout trouvé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait est, Monsieur le Président, que le jeune inspecteur Mbong Taqe est marqué par sa formation. Il est de cette espèce rare de jeunes qui intègrent la police par vocation et non pour chercher un gagne-pain. Avant de s’engager dans le corps, il a d’abord obtenu une licence en psychologie et un master en criminologie. Dans son commissariat d’affectation, il était chargé des mœurs. Ce problème de viol était donc de son rayon. Il s’y investit et trouva très vite que le dossier comportait beaucoup d’incohérences.&nbsp;Le mur sur lequel étaient censés s’adosser le violeur et sa victime était revêtu, le lendemain du jour du supposé forfait, de la même couche de poussière à l’emplacement indiquée. La taille du Sieur Guignard et celle de Saradia ne leur permettaient pas de pratiquer une partie sexuelle en station debout contrairement à l’affirmation du témoin n 2. Le planning de travail et le rapport de service de la compagnie de surveillance où travaille mon client indiquaient clairement qu’il n’avait pas travaillé ce jour-là et ne pouvait donc être, en principe, en tenue de service.&nbsp; Le 1<sup>er</sup> témoin affirme que l’enfant lui a dit qu’elle venait d’être violée. Pourtant, la mère de Saradia a déclaré simplement que l’enfant lui avait appris, au cours d’une banale discussion, qu’elle n’était plus vierge et que c’était l’œuvre de son futur mari. Le certificat médical était signé par un certain Docteur Tappale dont le nom ne figurait pas dans le répertoire des médecins de la région. Il était fabriqué par le secrétariat de L’ONG « Pandore en action ». Nous y avons une taupe qui nous a vendu la mèche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Visiblement le fait de viol&nbsp;n’était pas établi. Mais alors, qu’est-ce qui a motivé cette accusation si fallacieuse&nbsp;? Tout vient à point nommé pour qui sait attendre. Je vous livre l’affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> En fait, l’enfant en voulait à sa mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A quatorze ans et demi, dotée d’un physique mature par les caprices de la nature, la petite Saradia Labaado, belle et joyeuse, reçoit une demande en mariage de son professeur de gymnastique. Elle est aux anges et rêve de vivre son bonheur avec celui que toutes les filles voulaient s’arracher. Mais voilà que la « tante du terroir » menace de porter plainte si ce mariage se réalise car la fille est mineure et le mariage des filles de moins de 18 ans est formellement interdit par notre législation. Déception et même déprime. Pour ménager la chèvre et le chou, la « tante du terroir » lui remet des préservatifs et lui conseille de rencontrer ce garçon qu’elle aime, sans crainte de grossesse ou de maladie. Mais le mariage précoce, non. Ce n’est pas bon. La fille alla voir le garçon avec ses petits plastiques. Catastrophe&nbsp;! Aux yeux de celui-ci, une fille avec des capotes, c’est la perdition. Dégoûté, il ne voulait plus voir son élève qu’il avait voulu épouser. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dernière commença à se morfondre. Sa mère ignorait sa souffrance, menant une vie très gaie notamment en entretenant une relation extra conjugale avec le pharmacien du quartier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Baaba Labaado, le père de Saradia Labaado meurt un matin dans des conditions suspectes. La fille soupçonne sa mère d’avoir abrégé la vie de son père devenu inutile depuis qu’il a perdu son travail il y avait de cela cinq ans. Elle l’a maintes fois vu écraser une substance rougeâtre dont elle ajoutait la poudre dans le jus de bissap de son père. Une fois, elle l’a interrogée à propos de cette mixture. Mais alors, elle l’a tellement rabrouée qu’elle n’osa plus en parler. Sevrée de l’affection de son père si aimant, Saradia était certaine que les agissements de sa mère n’étaient pas étrangers à la mort de son géniteur. Chagrin affectif atroce, sentiment de désamour pour sa mère, complexe du mal aimé etc. Elle se dit alors que personne ne l’aime, tout le monde la déteste. Devenue irascible, son irritabilité à fleur de peau eut l’effet d’éloigner d’elle ses amies et ses camarades. Toute seule, plongée dans une sombre schizophrénie, elle rumine sa colère et décide de se venger contre sa société que représentent sa mère et son amie, la tante du terroir. Il s’agit d’abord d’éviter que le pharmacien épouse sa mère pour remplacer son papa. Alors, avec application, elle se mit à séduire l’apothicaire. Mais quand elle apprit que sa maman avait arrêté avec lui, puis qu’ayant signé monogamie, il ne pouvait prendre une deuxième femme, elle s’éloigna de cet homme en quête de chair fraîche. Les tentatives du pharmacien pour garder Saradia comme maîtresse furent vaines. La fille le quitta sans hésiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, elle voit sa mère avec un nouvel homme, un vigile qui s’est signalé comme un prétendant à la main de sa mère. Alors, à la veille de l’officialisation à la mosquée de l’union entre Sarsan Guignard et sa mère, Saradia Labaado déclare à sa mère avoir perdu sa virginité par le fait du vigile qui allait l’épouser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, comme vous le savez, le psychopathe n’anticipe pas sur les conséquences de ses actes. Mademoiselle Labaado n’a pas pensé aux effets que pouvaient produire sa déclaration. Elle a simplement voulu faire mal à sa mère. Mais c’est la tante du terroir qui a diffusé la nouvelle du soi-disant viol dans les réseaux sociaux, a ameuté tout le quartier et a informé la police. Avant l’arrivée de celle-ci, suivie de celle des sapeurs-pompiers, la foule s’est jetée sur le présumé coupable qu’elle a massacré presque à mort. Sa jambe droite et son bras gauche ont été écrasés. Il a fallu les amputer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, tout à l’heure, vous allez prendre une décision fondée sur votre intime conviction. Comme vous le savez, Monsieur le Président, quand nous parlons français, nous employons des mots savants, des mots forts qui, vus à la loupe, font gros dans notre conscience. C’est quoi l’intime conviction&nbsp;? La base de la décision du juge&nbsp;? Est-elle hors de portée des influences&nbsp;? Ou bien son autonomie n’est-elle qu’illusoire&nbsp;? Si cet homme est devant nous aujourd’hui, diminué de moitié, c’est bien parce que tous ceux qui ont décidé de son sort, à l’insu de la justice institutionnelle, l’ont fait sous l’influence négative de la rumeur. La fille qui l’a accusé à tort l’a fait pour se venger contre sa mère, veuve noire, femme volage, égoïste, plus soucieuse de ses plaisirs personnels que de la vie de son mari et de l’éducation de sa propre fille. La tante du terroir est une femme sous influence irraisonnée, en quête de revenus et de reconnaissance sociale. Elle tuerait sa mère pour satisfaire les ONG qui l’emploient. Le commissaire a agi suivant les désirs de sa hiérarchie. La Responsable de L’ONG est l’esclave des financements qui lui viennent de l’étranger. Plus elle se mêle d’activités du même genre que celle qui nous occupe, plus, sa côte monte. Madame le Procureur défend les intérêts de la société sous l’œil du prince. Les avocats que nous sommes, vivons de litiges dans lesquels nous avons intérêt à tirer notre épingle du jeu. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président, vous êtes ici la seule personne à qui Dieu a délégué son pouvoir de juger. En userez-vous selon votre stricte intime conviction&nbsp;? Si tant est qu’elle puisse exister. Pour ainsi dire, si la Justice n’est pas juste, c’est elle-même qui a tort de n’être pas juste. La vérité est bonne à dire, même si elle nous dérange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce matin, comme j’ai l’habitude de le faire chaque jour, je lisais le Saint Coran. Vous savez quoi&nbsp;? J’ai pleuré à chaudes larmes. La cause&nbsp;? Je suis tombé sur la sourate 59, verset 22. Le Livre nous dit, parlant de Dieu&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Il est Celui qui connaît l’invisible et le visible, Celui qui sait l’inconnu et le connu.&nbsp;» Et le verset se termine par&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;… Il est le Clément, le Tout Miséricordieux. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis l’avocat se tourna vers le prévenu&nbsp;: «&nbsp;Et vous&nbsp;! Monsieur Sarsan&nbsp;Guignard ! Saurez-vous nous pardonner, nous autres humains&nbsp;?&nbsp;Nous ne sommes que des humains, souvent égarés par notre intime conviction. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, se tournant vers le juge, lui dit&nbsp;: «&nbsp;Merci Monsieur le Président.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment où il rejoignait sa place, le juge, n’ayant pu retenir ses larmes sortit un mouchoir tandis que le Procureur s’éventait activement à l’aide d’une feuille de papier plié en quatre. A ce moment, l’avocat de la partie civile, la mine tirée, faisait la moue en mâchant du chewing-gum.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est alors que le Commissaire, hors de lui, se dirigea promptement vers les dames assises derrière l’avocat de la partie civile. Il trouva la tante du terroir à qui il administra une gifle magistrale. La responsable de l’ONG « Pandore en action » tenta d’intervenir et reçut un coup de tête qui la fit basculer et s’écrouler par terre. Des femmes, comme un essaim d’abeilles s’agglutinèrent autour du Commissaire. Des hommes vinrent à la rescousse de l’officier de police. Agents pénitentiaires, vigiles, parents, amis et autres, chacun défendant son genre, s’acharnait à détruire l’autre. C’était la mêlée, un désordre indescriptible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’audience&nbsp;? Le juge et sa suite ont disparu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sarsan Guignard se planta alors au milieu de la salle, et, se tenant sur une jambe, brandissant sa béquille, il se mit à crier&nbsp;: «&nbsp;Mon verdict&nbsp;!!! Mon verdict&nbsp;!!! Mon verdict&nbsp;!!!&nbsp;»&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Aux dernières nouvelles, la Justice a décidé, <em>dans l’intérêt du prévenu lui-même</em>, dit-on, de le faire interner à l’asile des fous de Callefour…Les fous de Callefour, sont-ils des fous&nbsp;? </p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph">In<strong><em> Les fous de Callefour </em></strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Recueil de Nouvelles </strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Auteur : Peh de Géo</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Les Editions SEGUIMA (Mars 2022)</strong></p>
<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/la-guerre-des-sexes-naura-pas-lieu/></div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Intime conviction ?</title>
		<link>https://seguima-vision.com/intime-conviction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Apr 2023 15:59:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans la Nouvelle intitulée La guerre des ses sexes n’aura pas lieu, l’avocat de la défense concluait sa plaidoirie en ces termes :

« … Monsieur le Président. Tout à l’heure, vous allez prendre une décision fondée sur votre intime conviction. Comme vous le savez, Monsieur le Président, quand nous parlons français, nous employons des mots savants, des mots forts qui, vus à la loupe, font gros dans notre conscience. C’est quoi l’intime conviction ? La base de la décision du juge ? Est-elle hors de portée des influences ? Ou bien son autonomie n’est-elle qu’illusoire ?<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/intime-conviction/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Dans la Nouvelle intitulée <strong><em>La guerre des ses sexes n’aura pas lieu</em></strong>, l’avocat de la défense concluait sa plaidoirie en ces termes&nbsp;:</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">«&nbsp;… Monsieur le Président. Tout à l’heure, vous allez prendre une décision fondée sur votre intime conviction. Comme vous le savez, Monsieur le Président, quand nous parlons français, nous employons des mots savants, des mots forts qui, vus à la loupe, font gros dans notre conscience. C’est quoi l’intime conviction&nbsp;? La base de la décision du juge&nbsp;? Est-elle hors de portée des influences&nbsp;? Ou bien son autonomie n’est-elle qu’illusoire&nbsp;?</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">…………………………………………………………………………………………….</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Monsieur le Président, vous êtes ici la seule personne à qui Dieu a délégué son pouvoir de juger. En userez-vous selon votre stricte intime conviction&nbsp;? Si tant est qu’elle puisse exister. Pour ainsi dire, si la Justice n’est pas juste, c’est elle-même qui a tort de n’être pas juste. La vérité est bonne à dire, même si elle nous dérange.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Ce matin, comme j’ai l’habitude de le faire chaque jour, je lisais le Saint Coran. Vous savez quoi&nbsp;? J’ai pleuré à chaudes larmes. La cause&nbsp;? Je suis tombé sur la sourate 59, verset 22.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">&nbsp;Le Livre nous dit, parlant de Dieu<em>&nbsp;:&nbsp; »&nbsp;Il est Celui qui connaît l’<strong>invisible</strong> et le <strong>visible</strong>, Celui qui sait l’<strong>inconnu</strong> et le <strong>connu</strong>.&nbsp; » </em>Et le verset se termine par<em>&nbsp;:&nbsp;</em></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"> »&nbsp;<em>… Il est le <strong>Clément</strong>, le <strong>Tout Miséricordieux</strong>.</em> « </p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Puis l’avocat se tourna vers le prévenu&nbsp;: «&nbsp;Et vous&nbsp;! Monsieur Sarsan&nbsp;Guignard ! Saurez-vous nous pardonner, nous autres humains&nbsp;?&nbsp;Nous ne sommes que des humains, souvent égarés par notre intime conviction. » Puis, se tournant vers le juge, lui dit&nbsp;: «&nbsp;Merci Monsieur le Président.&nbsp;»</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Au moment où il rejoignait sa place, le juge, n’ayant pu retenir ses larmes sortit un mouchoir, tandis que le Procureur s’éventait activement à l’aide d’une feuille de papier plié en quatre…</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Extrait de la Nouvelle «&nbsp;La guerre des sexes n’aura pas lieu&nbsp;»</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Recueil de Nouvelles «&nbsp;Les fous de <em>Callefour&nbsp;</em>»</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">Peh de Géo</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Les Editions Séguima / 2021 Réédition 2022</p>


<figure class="wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="426" height="262" src="https://seguima-vision.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Intime conviction ?" style="object-fit:cover;" srcset="https://seguima-vision.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture.jpg 426w, https://seguima-vision.com/wp-content/uploads/2023/04/Capture-300x185.jpg 300w" sizes="(max-width: 426px) 100vw, 426px" /></figure><div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/intime-conviction/></div>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>A Madame la Première Dame du Sénégal</title>
		<link>https://seguima-vision.com/a-madame-la-premiere-dame-du-senegal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 07:19:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son roman Anthiou (Destin de femme), Peh de Géo fait dire à un de ses personnages : « On n’est jamais libre. Soit, on est en prison, soit la prison est en nous. »<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/a-madame-la-premiere-dame-du-senegal/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>En Afrique, de façon plus prononcée qu’ailleurs, il y a trois sortes de chefs d’Etat&nbsp;:</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li class="has-medium-font-size"><strong>Ceux qui s’éternisent au pouvoir (Leur règne est diversement apprécié)</strong></li>



<li class="has-medium-font-size"><strong>Ceux qui sortent à temps opportun par la grande porte (Leur légende est d’or)</strong></li>



<li class="has-medium-font-size"><strong>Ceux qui sont poussés vers une sortie peu honorable (Leur avenir est sombre)</strong></li>
</ul>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Dans les trois cas, c’est une personne qui, portée aux honneurs les plus éclatants de la République, à un moment crucial pour la Nation, prend une résolution définitive, irréversible, d’une portée historique.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Dans son roman <em>Anthiou</em> (Destin de femme), Peh de Géo fait dire à un de ses personnages&nbsp;: «&nbsp;On n’est jamais libre. Soit, on est en prison, soit la prison est en nous.&nbsp;» Certes, l’on peut disposer de l’autonomie de la volonté pour la prise de décision, mais notre décision est toujours soumise aux contraintes des influences, souvent plus insidieuses que franches. Notre propre psychologie est fondée sur notre culture et notre environnement lié aux contextes de tous ordres.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Dans les écrits des religions révélées, le plus souvent, la femme porte un destin fondateur. Son rôle est toujours primordial. Au niveau des royaumes et des empires, elle amène à la conquête ou à la défense des territoires. Elle n’est jamais absente.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une épouse devine l’intention de son mari et peut influer sur son engagement, même par un simple silence. Une Première Dame est l’être cher qui dispose du creux de l’oreille du Prince&nbsp;; destin noble, mais redoutable.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;Madame la Première Dame du Sénégal, le 8 Janvier 2022, je vous ai consacrée </strong><strong><em>Femme de l’année</em></strong><strong>. Les critères&nbsp;?</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li class="has-medium-font-size"><strong>Votre sens de la famille. Bac technique en main, vous aviez entamé des études de Génie électrique que vous avez dû arrêter pour vous occuper personnellement de votre premier enfant né en 1995.</strong></li>



<li class="has-medium-font-size"><strong>Votre humilité, votre simplicité et votre sociabilité. A l’occasion de cérémonies diverses, on a l’habitude de vous voir en banlieue, mêlée aux femmes ordinaires, légèrement habillée, de façon très colorée. Vos échappées solitaires pour faire les courses au marché, ou pour prier dans les mosquées, au grand dam de vos gardes du corps, sont connues de tous. On vous sait prompte à soutenir les malades et à aider les indigents.</strong></li>



<li class="has-medium-font-size"><strong>Votre <em>africanité</em> revendiquée, votre <em>sénégalité </em>affirmée.&nbsp; Le dîner du <em>Tamxarit</em> en famille, dans l’ambiance des encens du terroir, les mains teintes au henné, vos pas de danse <em>mbalax, </em>les réceptions à l’ambiance sénégalaise … Tous actes de libération culturelle.</strong></li>



<li class="has-medium-font-size"><strong>Enfin, la sagesse de vos propos quand, pendant l’euphorie des premières heures au Palais, vous avez dit à vos enfants&nbsp;que votre séjour en ces lieux ne saurait être éternel et que tout ou tard, le destin vous en éloignera.</strong></li>
</ul>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Pour tout cela, le peuple vous aime. Et, Madame, ce même peuple sait ce qu’il peut attendre de vous. Parlez et agissez dans le sens de l’histoire. A ce tournant décisif de notre légende, les annales sont ouvertes. L’écriture sur une page de l’histoire se fixe rapidement. Pourtant elle est toujours indélébile. Le passé n’est pas parti. Il loge encore dans les mémoires. Le futur est vite arrivé. Tout est présent. Seul l’instant est fugace. Que lira-t-on sur votre page&nbsp;?</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Qu’Allah vous inspire, qu’Il guide tous les protagonistes du champ politique et qu’Il préserve le Sénégal de tout tumulte destructeur.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Mbegaan Koddu</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Réplique à Cheikh Yérim Seck</title>
		<link>https://seguima-vision.com/idrissa-seck-doit-arreter-de-parler-le-francais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Feb 2023 19:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[« Idrissa Seck doit arrêter de parler le français.&#160;» Dixit C.Y.S. De par la volonté divine, je ne suis pas un admirateur de Monsieur Idrissa Seck. Ses idées en politique et ses démarches sont contraires à mes convictions. Mais je trouve son phrasé plus convaincant et plus plaisant que le vôtre. Il croit plus à la magie du verbe qu’il ne parade et ne plastronne. Il cherche plus à convaincre qu’à plaire. Idy est un sénégalais qui s’exprime en français, il ne parle pas le français. Nuance que vous saisissez vite, vu l’intelligence très supérieure à la moyenne dont vous bénéficiez. Chaque langue charrie les éléments de la culture qui l’a générée. Elle peut s’enrichir d’apports exogènes, mais son foyer d’origine la garde dans son sillage. Quand le français dit que Ousmane est éduqué, c’est par rapport à ses acquisitions en matière de culture française. Le petit Africain qui grandit dans la maison familiale, qui apprend la vie dans l’atelier de son père ne saurait être qualifié d’éduqué. Pourtant, suivant la culture africaine, que d’instruits ne sont pas éduqués ou mal éduqués&#160;! Je comprends maintenant pourquoi Alassane Ndao, cité par Assane Sylla (La philosophie morale des wolofs) disait ceci&#160;: «&#160;Nous ne devons pas attendre que d’autres qui n’ont pas vécu la même histoire que nous, qui ne sont pas concernés par les mêmes difficultés existentielles que nous, qui ne parlent pas nos langues maternelles, nous apportent des normes de pensée ou d’expression.&#160;» D’ailleurs, qui nous oblige à parler le français au lieu de parler en français&#160;? Notre complexe. Rien que notre complexe. C’est ce même complexe qui force certaines journalistes ou animatrices à s’affubler de cheveux postiches et à se tuer à s’exprimer dans un français de France sur le ton des parisiennes des bords de la Seine. Certaines poussent le bouchon jusqu’à grasseyer le wolof. Ça donne une Lilloise qui apprend le wolof. Catastrophe&#160;!!! Quand les français les regardent, ils rient sous cape. Pourquoi n’y a-t-il pas d’humoriste sénégalais au Parlement du rire&#160;? Est-ce parce qu’ils ne veulent pas parler le français africain&#160;?&#160;En tout cas, un Africain qui fait de l’humour dans un français de France, ça risque d’être fade. Personnellement, je suis transporté de bonheur quand j’entends les Ivoiriens dire «&#160;Cabri mort n’a pas peur de couteau&#160;», lorsque le Guinéen dit «&#160;Je t’ai absenté à la maison&#160;» quand le Camerounais dit «&#160;Mouillé, c’est mouillé. Y’a pas mouillé sec&#160;» etc. En même temps, je suis séduit par le bel accent sénégalais de la journaliste sportive Fatoumata Sané de la RTS, j’adore lire Ndèye Codou Fall et Yacine Sèye, toutes deux hautement diplômées (femmes éduquées&#160;! 😁). L’une écrit dans un wolof succulent, l’autre révèle fidèlement dans ses livres, ce qu’elle pense en wolof. N’en souffrent ni la sémantique, ni la syntaxe, encore moins l’orthographe. On appelle cela interférence linguistique. J’ai envie de dire résistance linguistique. Voilà le registre de Idrissa Seck. Bien des Africains s’y retrouvent. Monsieur Yérim, pas vous&#160;? Idy aurait pu dire à son interlocuteur «&#160;Ayez le dos large.&#160;» Il a dit «&#160;Elargis ta poitrine&#160;» (Yaatalal sa dënn). Il a pensé en wolof et s’est exprimé en français. Souplesse d’esprit. Bravo Idy. Monsieur Cheikh Yérim Seck. Vous dites que votre souci est d’épargner nos élèves qui risquent d’employer le mauvais français que parle Idy. Réactualisez vos paramètres. La référence pour les jeunes générations, ce n’est pas Senghor qui reste certainement votre modèle, mais Mamadou Dia et Cheikh Anta Diop qui sont montés au top, dans l’esprit de l’homosenegalensis dont vous parlez avec tant de crainte et pour cause. Le moment n’est pas à l’apprentissage d’un bon français, mais à l’acquisition de connaissances scientifiques sures arrimées aux valeurs africaines. Notre actuel souci doit être&#160;: «&#160;Comment produire ce que nous consommons, comment consommer ce que nous produisons et surtout comment défendre nos territoires ainsi que nos valeurs. Disons simplement, comment retrouver notre souveraineté.&#160;» A propos de Senghor, l’homme de culture le plus francisé d’Afrique, le dictionnaire français lui doit des mots comme Primature, Essencerie, Dibiterie … Sédar avait compris que le français de France ne peut pas exprimer notre vécu et nos ressentis d’Africains. L’académie française, pour enrichir sa langue, a suivi son regard. Monsieur Seck, en attendant que nous remplacions le français, langue de travail et de communication, par nos langues nationales, acceptez que l’on torde le cou à la langue de Vaugelas, pour lui faire dire ce que nous voulons qu’elle dise. C’est une étape importante, dans le processus de la décolonisation mentale des Africains. Mbegaan Koddu<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/idrissa-seck-doit-arreter-de-parler-le-francais/></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph" style="font-size:25px"><strong>« Idrissa Seck doit arrêter de parler le français.&nbsp;» Dixit C.Y.S.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">De par la volonté divine, je ne suis pas un admirateur de Monsieur Idrissa Seck. Ses idées en politique et ses démarches sont contraires à mes convictions. Mais je trouve son phrasé plus convaincant et plus plaisant que le vôtre. Il croit plus à la magie du verbe qu’il ne parade et ne plastronne. Il cherche plus à convaincre qu’à plaire. Idy est un sénégalais qui s’exprime <em><strong>en français</strong></em>, il ne parle pas <em><strong>le français</strong></em>. Nuance que vous saisissez vite, vu l’intelligence très supérieure à la moyenne dont vous bénéficiez.</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">Chaque langue charrie les éléments de la culture qui l’a générée. Elle peut s’enrichir d’apports exogènes, mais son foyer d’origine la garde dans son sillage. Quand le français dit que Ousmane est éduqué, c’est par rapport à ses acquisitions en matière de culture française. Le petit Africain qui grandit dans la maison familiale, qui apprend la vie dans l’atelier de son père ne saurait être qualifié d’éduqué.</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">Pourtant, suivant la culture africaine, que d’instruits ne sont pas éduqués ou mal éduqués&nbsp;! Je comprends maintenant pourquoi Alassane Ndao, cité par Assane Sylla (La philosophie morale des wolofs) disait ceci&nbsp;: «&nbsp;Nous ne devons pas attendre que d’autres qui n’ont pas vécu la même histoire que nous, qui ne sont pas concernés par les mêmes difficultés existentielles que nous, qui ne parlent pas nos langues maternelles, nous apportent des normes de pensée ou <em><strong>d’expression</strong></em>.&nbsp;»</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">D’ailleurs, qui nous oblige à parler <em><strong>le français</strong></em> au lieu de parler <em><strong>en français</strong></em>&nbsp;? Notre complexe. Rien que notre complexe. C’est ce même complexe qui force certaines journalistes ou animatrices à s’affubler de cheveux postiches et à se tuer à s’exprimer dans un français de France sur le ton des parisiennes des bords de la Seine. Certaines poussent le bouchon jusqu’à grasseyer le wolof. Ça donne une Lilloise qui apprend le wolof. Catastrophe&nbsp;!!! Quand les français les regardent, ils rient sous cape. Pourquoi n’y a-t-il pas d’humoriste sénégalais au Parlement du rire&nbsp;? Est-ce parce qu’ils ne veulent pas parler <em><strong>le français africain&nbsp;</strong></em><strong>?</strong>&nbsp;En tout cas, un Africain qui fait de l’humour dans un français de France, ça risque d’être fade.</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">Personnellement, je suis transporté de bonheur quand j’entends les Ivoiriens dire «&nbsp;<strong>Cabri mort n’a pas peur de couteau</strong>&nbsp;», lorsque le Guinéen dit «&nbsp;<strong>Je t’ai absenté à la maison</strong>&nbsp;» quand le Camerounais dit «&nbsp;<strong>Mouillé, c’est mouillé. Y’a pas mouillé sec</strong>&nbsp;» etc. En même temps, je suis séduit par le bel accent sénégalais de la journaliste sportive Fatoumata Sané de la RTS, j’adore lire Ndèye Codou Fall et Yacine Sèye, toutes deux hautement diplômées (femmes éduquées&nbsp;! <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f601.png" alt="😁" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />). L’une écrit dans un wolof succulent, l’autre révèle fidèlement dans ses livres, ce qu’elle pense en wolof. N’en souffrent ni la sémantique, ni la syntaxe, encore moins l’orthographe. On appelle cela <em><strong>interférence linguistique</strong></em>. J’ai envie de dire <em><strong>résistance linguistique</strong></em>. Voilà le registre de Idrissa Seck. Bien des Africains s’y retrouvent. Monsieur Yérim, pas vous&nbsp;?</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">Idy aurait pu dire à son interlocuteur «&nbsp;Ayez le dos large.&nbsp;» Il a dit «&nbsp;Elargis ta poitrine&nbsp;» (Yaatalal sa dënn). Il a pensé en wolof et s’est exprimé en français. Souplesse d’esprit. Bravo Idy.</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">Monsieur Cheikh Yérim Seck. Vous dites que votre souci est d’épargner nos élèves qui risquent d’employer le <em><strong>mauvais français</strong></em> que parle Idy. Réactualisez vos paramètres. La référence pour les jeunes générations, ce n’est pas Senghor qui reste certainement votre modèle, mais Mamadou Dia et Cheikh Anta Diop qui sont montés au top, dans l’esprit de l’<em><strong>homosenegalensis</strong></em> dont vous parlez avec tant de crainte et pour cause. Le moment n’est pas à l’apprentissage d’un <em><strong>bon français</strong></em>, mais à l’acquisition de connaissances scientifiques sures arrimées aux valeurs africaines. Notre actuel souci doit être&nbsp;: «&nbsp;Comment produire ce que nous consommons, comment consommer ce que nous produisons et surtout comment défendre nos territoires ainsi que nos valeurs. Disons simplement, comment retrouver notre souveraineté.&nbsp;»</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph"><a></a> A propos de Senghor, l’homme de culture le plus francisé d’Afrique, le dictionnaire français lui doit des mots comme <em><strong>Primature</strong></em>, <em><strong>Essencerie</strong></em>, <em><strong>Dibiterie</strong></em> … Sédar avait compris que le français de France ne peut pas exprimer notre vécu et nos ressentis d’Africains. L’académie française, pour enrichir sa langue, a suivi son regard.</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">Monsieur Seck, en attendant que nous remplacions le français, langue de travail et de communication, par nos langues nationales, acceptez que l’on torde le cou à la langue de Vaugelas, pour lui faire dire ce que nous voulons qu’elle dise. C’est une étape importante, dans le processus de la décolonisation mentale des Africains.</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">Mbegaan Koddu</p>
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		<title>Mes bonnes feuilles sur ‶ L’AUTRE ET MOI ″</title>
		<link>https://seguima-vision.com/mes-bonnes-feuilles-sur-%e2%80%b6-lautre-et-moi-%e2%80%b3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jan 2023 23:31:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[ » L&#8217;AUTRE ET MOI »Ce livre que Yacine Sèye tient entre ses mains est une nouvelle parution. Il est de Ismaila Niang, un jeune écrivain qui mérite d&#8217;être suivi.Le marqueur de l&#8217;histoire de l&#8217;évolution du monde met souvent en évidence le nom de ceux qui innovent, c&#8217;est à dire les penseurs ou hommes d&#8217;action qui osent faire un pas de côté par rapport aux sphères prédéfinies, pour inviter à regarder avec un nouvel œil.Ismaila Niang n&#8217;aime pas les barrières. Il s&#8217;oppose aux contraintes rédactionnelles habituellement respectées pour la forme romanesque. Il vide son ventre comme quelqu&#8217;un qui rend un mets indigeste. La forme est alors, brute et vraie. Il nous renvoie au baroque.Ce livre est un roman psychologique. Dès l’avant-propos, nous sommes avertis, ou plutôt, embringués. Heureusement qu&#8217;au bout, on ne regrette rien. Une œuvre intimiste qui frise l’autobiographie. Un dialogue intérieur à la fois oppressant et libérateur. Le personnage principal, adulte, effectue une descente en profondeur dans son âme juvénile pour se retrouver, se reconstruire, se reconnecter à son Moi véritable. Nous suivons les mouvements de son âme. Est-ce un récit autobiographique ? Une fiction ? De la fiction qui mène à l’introspection ? Quel talent ! Ismaila Niang déconcerte. Sa plume ne dénonce pas. Elle désinstalle le système du genre romanesque habituel, bouscule les règles de l’écriture. Le lecteur est complice, malgré lui, dès le départ. Roman ? Récit autobiographique ? Poésie ? Tout y est.Autre innovation, l&#8217;auteur milite, dans son livre, pour la valorisation des écrivains de son temps. Générosité ou esprit de corps, tous les membres créateurs de l&#8217;association « PARLONS POESIE » sont cités sur une page de l&#8217;œuvre, un livre qui nous entraîne dans une aventure exaltante.Avec Massamba, personnage principal du livre, nous avons embarqué dans un bus à la page 19, à Guy Murid, un quartier de la ville historique de Rufisque. La navette nous promène entre un passé tumultueux et un présent vaguement serein. Rêve ou réalité ? En tout cas, en même temps que Massamba, nous descendons du bus à la page 128 pour la cérémonie…Ce livre, captivant et facile à lire, invite à l’analyse réflexive de nos modes de vie…Bonne lecture.Waly Ndour.P.SOn peut le trouver à⦁ Librairie SEGUIMA / Malika Plage⦁ Librairie HARMATTAN / VDN- Rte de Ouakam⦁ Moukat Distribution / Liberté 1⦁ https://seguima-vision.com/ismaila-niang-%e2%80%b6-lautre-et-moi-%280%b3/⦁ https://seguima-vision.com/lautre-et-moi/⦁ https://www.youscribe.com/catalogue/ebooks/litterature/romans-et-nouvelles/l-autre-et-moi-3369638<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/mes-bonnes-feuilles-sur-%e2%80%b6-lautre-et-moi-%e2%80%b3/></div>]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://seguima-vision.com/wp-content/uploads/2023/01/Yacine-Seye-Marketing-Commercialisation-2.jpeg"><img decoding="async" src="https://seguima-vision.com/wp-content/uploads/2023/01/Yacine-Seye-Marketing-Commercialisation-2.jpeg" alt="" class="wp-image-1502" width="840" height="1009" srcset="https://seguima-vision.com/wp-content/uploads/2023/01/Yacine-Seye-Marketing-Commercialisation-2.jpeg 670w, https://seguima-vision.com/wp-content/uploads/2023/01/Yacine-Seye-Marketing-Commercialisation-2-250x300.jpeg 250w, https://seguima-vision.com/wp-content/uploads/2023/01/Yacine-Seye-Marketing-Commercialisation-2-300x360.jpeg 300w, https://seguima-vision.com/wp-content/uploads/2023/01/Yacine-Seye-Marketing-Commercialisation-2-600x721.jpeg 600w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /></a></figure>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph" style="font-size:25px"> » L&rsquo;AUTRE ET MOI »<br>Ce livre que Yacine Sèye tient entre ses mains est une nouvelle parution. Il est de Ismaila Niang, un jeune écrivain qui mérite d&rsquo;être suivi.<br>Le marqueur de l&rsquo;histoire de l&rsquo;évolution du monde met souvent en évidence le nom de ceux qui innovent, c&rsquo;est à dire les penseurs ou hommes d&rsquo;action qui osent faire un pas de côté par rapport aux sphères prédéfinies, pour inviter à regarder avec un nouvel œil.<br>Ismaila Niang n&rsquo;aime pas les barrières. Il s&rsquo;oppose aux contraintes rédactionnelles habituellement respectées pour la forme romanesque. Il vide son ventre comme quelqu&rsquo;un qui rend un mets indigeste. La forme est alors, brute et vraie. Il nous renvoie au baroque.<br>Ce livre est un roman psychologique. Dès l’avant-propos, nous sommes avertis, ou plutôt, embringués. Heureusement qu&rsquo;au bout, on ne regrette rien. Une œuvre intimiste qui frise l’autobiographie. Un dialogue intérieur à la fois oppressant et libérateur. Le personnage principal, adulte, effectue une descente en profondeur dans son âme juvénile pour se retrouver, se reconstruire, se reconnecter à son Moi véritable. Nous suivons les mouvements de son âme. Est-ce un récit autobiographique ? Une fiction ? De la fiction qui mène à l’introspection ? Quel talent ! Ismaila Niang déconcerte. Sa plume ne dénonce pas. Elle désinstalle le système du genre romanesque habituel, bouscule les règles de l’écriture. Le lecteur est complice, malgré lui, dès le départ. Roman ? Récit autobiographique ? Poésie ? Tout y est.<br>Autre innovation, l&rsquo;auteur milite, dans son livre, pour la valorisation des écrivains de son temps. Générosité ou esprit de corps, tous les membres créateurs de l&rsquo;association « PARLONS POESIE » sont cités sur une page de l&rsquo;œuvre, un livre qui nous entraîne dans une aventure exaltante.<br>Avec Massamba, personnage principal du livre, nous avons embarqué dans un bus à la page 19, à Guy Murid, un quartier de la ville historique de Rufisque. La navette nous promène entre un passé tumultueux et un présent vaguement serein. Rêve ou réalité ? En tout cas, en même temps que Massamba, nous descendons du bus à la page 128 pour la cérémonie…<br>Ce livre, captivant et facile à lire, invite à l’analyse réflexive de nos modes de vie…<br>Bonne lecture.<br><strong>Waly Ndour.</strong><br>P.S<br>On peut le trouver à<br>⦁ Librairie SEGUIMA / Malika Plage<br>⦁ Librairie HARMATTAN / VDN- Rte de Ouakam<br>⦁ Moukat Distribution / Liberté 1<br>⦁ <a href="https://seguima-vision.com/ismaila-niang-%e2%80%b6-lautre-et-moi-%280%b3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://seguima-vision.com/ismaila-niang-%e2%80%b6-lautre-et-moi-%280%b3/</a><br>⦁ <a href="https://seguima-vision.com/lautre-et-moi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://seguima-vision.com/lautre-et-moi/</a><br>⦁ <a href="https://www.youscribe.com/catalogue/ebooks/litterature/romans-et-nouvelles/l-autre-et-moi-3369638" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.youscribe.com/catalogue/ebooks/litterature/romans-et-nouvelles/l-autre-et-moi-3369638</a></p>
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		<title>Femme Africaine &#8211; Mbegaan Koddu</title>
		<link>https://seguima-vision.com/mbegaan-koddu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Seguima Vision]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 00:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Les Chroniques de Mbegaan Koddu]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour la journée de la femme africaine A toutes les femmes africaines, d’ici et d’ailleurs. Spéciale dédicace à Pauline Ongono Femme africaine Si j’étais poète, je laisserais ma plume Cavaler sans mors ni brides, crinière au vent, Vers la vallée sans fin des espoirs que tu sèmes Par le sourire apaisant de ton regard si duveteux. Si j’étais poète, j’engagerais ma plume Au service des rêves, les câlins et les badins, De ton sommeil de l’aube dans des draps insomniaques Témoins de cet amour né des tourbillons de dame Pandore. Quand le cœur s’engage en palpitant, l’esprit, vite, s’éclipse. Si j’étais poète, je viendrais quérir sans cesse, La présence subséquente de ta senteur balsamique Sur les bords meurtris de mon existence humaine Qui n’a de sens ni de réels dérivatifs, Que si toi et moi, on adresse à la vie, un ‘’Oui’’ solidaire. Si j’étais poète, j’enjamberais les nuées sauvages De mes pensées du matin couplées à celles du soir Pour dire haut et fort, que le noir n’est pas crépuscule, Le blanc n’est pas pâleur, le jaune n’est pas maïs putride. Mais, Femme Africaine, telle, je le jure, tu es la plus belle. Waly Ndour Les Editions Séguima<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" data-url=https://seguima-vision.com/mbegaan-koddu/></div>]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour la journée de la femme africaine A toutes les femmes africaines, d’ici et d’ailleurs. Spéciale dédicace à Pauline Ongono Femme africaine Si j’étais poète, je laisserais ma plume Cavaler sans mors ni brides, crinière au vent, Vers la vallée sans fin des espoirs que tu sèmes Par le sourire apaisant de ton regard si duveteux. Si j’étais poète, j’engagerais ma plume Au service des rêves, les câlins et les badins, De ton sommeil de l’aube dans des draps insomniaques Témoins de cet amour né des tourbillons de dame Pandore. Quand le cœur s’engage en palpitant, l’esprit, vite, s’éclipse. Si j’étais poète, je viendrais quérir sans cesse, La présence subséquente de ta senteur balsamique Sur les bords meurtris de mon existence humaine Qui n’a de sens ni de réels dérivatifs, Que si toi et moi, on adresse à la vie, un ‘’Oui’’ solidaire. Si j’étais poète, j’enjamberais les nuées sauvages De mes pensées du matin couplées à celles du soir Pour dire haut et fort, que le noir n’est pas crépuscule, Le blanc n’est pas pâleur, le jaune n’est pas maïs putride. Mais, Femme Africaine, telle, je le jure, tu es la plus belle. Waly Ndour Les Editions Séguima</p>
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