Seguima Vision

ALERTE A LA DIPLOMARIE SENEGALAISE !

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Ousmane SONKO Président du PASTEF, artisan de la Révolution sénégalaise a dit d’une voix hautement intelligible qu’en tant que patriotes, nous avons le devoir de signaler toute démarche ou action susceptible de nuire à l’entreprise de transformation systémique de notre pays et à notre idéal panafricaniste.

Alors, on s’y met de temps en temps pour remplir notre devoir. Un autre que lui l’aurait dit que je ne le suivrais pas. Mais lui mérite notre confiance car il a la vision de Cheikh Anta Diop, l’intrépidité de Sankara, le sens du don de soi de Lumumba, la générosité politique de Mamadou Dia et la force de conviction de Sékou Touré. Qu’Allah le protège.

J’alerte par rapport à la position du Sénégal vis-à-vis de nos frères de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Que le lecteur sache que l’auteur de ces lignes est le Directeur d’une Maison d’Edition qui a pour sigle SE.GUI.MA, une contraction de Sénégal-Guinées-Mali. Nous rêvions à la création de l’entreprise en 2019, d’une entité fédérative couvrant la Sénégambie, les 2 Guinées et le Mali. Cela fait que le 16 Septembre 2023 quand nous avons appris la naissance de l’AES, à SEGUIMA, nous avons exulté sans retenue. Cheikh Anta Diop serait là qu’on aurait vu son sourire si rare, gage d’une timidité qui n’est qu’humilité. En même temps que nous, l’Afrique entière a applaudi. Quid du Sénégal officiel ?

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye a entrepris des démarches pour réconcilier l’AES (ses membres) et la CEDEAO. La démarche était périlleuse du fait de la divergence extrême des positions. Et puis cette position de ‘’neutralité’’ qu’affichait le Président Diomaye, peu crédible aux yeux des Africains n’était pas pour arranger les choses. Pourtant, lors de sa prestation de serment il disait : «  J’entends clairement la voix des élites décomplexés qui disent haut et fort notre aspiration commune à plus de souveraineté, au développement et au bien-être. A côté de mes frères Africains, je réaffirme l’engagement su Sénégal à renforcer les efforts déployés pour … l’intégration africaine. » Alors, d’’’engagement’’ on est venu à ‘’neutralité’’. Pourquoi ? Et comme une neutralité cache toujours une position tendancieuse qui ne peut être que provisoire, le Sénégal officiel étonne et agace les souverainistes africains.

  • Une fois j’ai dénoncé la présence à Dakar de Serge Daniel qui diffuse ses propos haineux contre l’AES pour le compte de RFI. Est-il toujours là ?
  •      –    RFI Mandin kA et RFI Fulfulde émettaient aussi à partir de Dakar pour inonder les populations malienne, burkinabè et nigérienne d’informations fausses pour un but évident de manipulation. Est-ce que cela a changé ?
  •     – De même, Le Soleil, notre quotidien national fait le relai de l’Institut français dans sa communication. C’est contrariant.
  • Plus grave encore, RTS et Le Soleil nos deux vitrines info emploient le même narratif et la même phraséologie de RFI et France 24. Les régimes populaires et révolutionnaires du Burkina Faso, du Mali et Niger sont qualifiés de JUNTES. Quel que soit l’étymologie de ce mot, il est ici employé dans un sens péjoratif. C’est exaspérant. On sait que si la France ne commandite pas un coup d’état, ses auteurs sont appelés ‘’junte militaire’’. Quand c’est fait par leurs larbins, c’est ‘’les militaires au pouvoir’’ (Comme De gaulle quoi ! lol)

De grâce ne dites plus ‘’juntes de l’AES’’ car, pour ne pas rater ‘’la pente de notre destin fédéral’’ (CAD) nous devons nous approcher de l’AES. Or, on ne jette pas l’opprobre sur quelqu’un que l’on veut approcher. On pouvait titrer par exemple : « L’A.E.S quitte la C.P.I. »  Combien cela vous coûterait-il ?

Sachez que pour le moment, nous ne rassurons pas nos voisins du Mali qui ont tendance à ne pas faire confiance au Sénégal du fait de son accointance avec la France. Cette suspicion était à la base de la rupture de la Fédération du Mali, Senghor étant alors considéré comme un agent français. Aujourd’hui le Président Bassirou Diomaye Faye s’affiche trop avec le Président Macron et Macky Sall est toujours présent à Paris ou à New York, à chaque fois que Faye y est. Or, qui vous voit ‘’ami-ami’’ avec son ennemi se méfie de vous. Je précise que l’AES mène actuellement une guerre pour la survie qui lui a été imposée par des jihadistes sponsorisés. Pas plus tard qu’hier 23 Septembre, un porte-parole des Fronts de Libération de l’AZAWAD s’exprimait avec virulence, imbu d’une confiance sans limite, sur le plateau de France 24. Il se projette déjà sur une situation d’après ‘’Junte’’. « Nous négocierons  avec les futurs remplaçants de la JUNTE ». Heureusement qu’il y a la Russie qui veille au grain. Sinon, s’en était fini d’un Mali unique depuis longtemps, comme la Libye.

Digression :

Le discours de notre Président de la République sur l’égalité des sexes rappelle qu’il est encore dans la phraséologie occidentale qui véhicule des idéologies que nous combattons. Sa première épouse relaie régulièrement ce combat pour le genre. Ça commence à inquiéter. ATTENTION ! Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye, nous ne vous avons pas élu pour entreprendre de gommer une différence voulue de Dieu, entre homme et femme ! Egalité ?!? Vous dites bien Egalité entre homme et femme ? Vous allez vous y mettre ? Les pressions sont donc aussi fortes ?!? Quelle est la logique d’un polygame qui défend l’égalité des sexes ? Monsieur le Président du SENEGAL, je vous prie de ne pas engager ce combat qui n’est point celui du PEUPLE qui vous a élu. Vous ne pensez pas que nous avons beaucoup mieux à faire au vu de nos urgences ? Revenons à l’AES.

Monsieur le Président de la République, en jouant au SCRABLE, placez les mots UNITE  puis ALLIANCE puis ETATS, puis SAHEL. Vous aurez marqué beaucoup de points. Pensez-y !

  Mbegaan Koddu

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