Dans un article intitulé « L’Afrique en mue, l’intelligentsia sénégalaise en régénérescence », publié le 23/07/2023 dans le cadre des chroniques de Mbegaan Koddu, je citais Cheikh Anta Diop : « L’islam n’a pas encore montré toutes ses virtualités en Afrique. » J’estime qu’aujourd’hui plus que jamais cette réflexion a triomphé à l’épreuve de la vérité. Pendant l’époque coloniale, ici au Sénégal, au moment où les résistances armées étaient vaincues, des foyers religieux ont mené une résistance culturelle d’une grande intensité. Après l’indépendance, l’institution scolaire française, une école sans Dieu, se mit à former des intellectuels censés conduire la destinée du pays. Dans ce processus, ceux à qui on colle injustement l’étiquette clivante‘’d’arabisants’’ étaient exclus de la sphère des sachants. Ceux qui s’expriment en français sont des francophones, ceux qui parlent en anglais sont des anglophones et puis il y a les hispanophones et les lusophones pour les locuteurs en espagnol et en portugais. Mais ceux qui acquièrent leurs savoirs en arabe et s’expriment dans cette langue sont des ‘’arabisants’’, terme peu flatteur. Les téméraires parmi eux qui essaient de s’incruster dans le débat étaient regardés de travers. Mais le monde évoluant, les intellectuels francisants ayant échoué dans leur mission d’avant-garde à la tête du peuple pour le triomphe de ses intérêts, les ‘’doomu daara’’, (anciens taalibés) font une entrée remarquée dans l’arène des idées qui gouvernent notre pays sur tous les plans. En 2023 donc, je signalais Cheikh Bara Ndiaye, Cheikh Thioro Mbacké et Imaam Dramé. Ce dernier est de nos jours conseiller à la mairie de Dakar, les deux autres sont des députés à l’assemblée nationale. Ils sont devenus tous les trois des leaders et des porteurs de voix bien écoutés pour la pertinence de leurs réflexions.
C’est dans cette lignée que s’inscrit notre auteur. Mamadou Maréme Baldé qui a un parcours tout à fait atypique. Son père, ayant choisi de le mettre à l’école coranique après le cycle primaire de l’école française, l’enfant, fort de onze (11) ans de Daara, s’est forgé un esprit passionnel dans une quête effrénée des savoirs. Il se mit à approfondir ses connaissances en arabe, en études coraniques, non sans se consacrer à l’apprentissage du français et de l’anglais. Ainsi, sa boulimie intellectuelle aidant, et aussi grâce à ses capacités d’absorption et de rétention des connaissances, dons de Dieu, il se mit à explorer le monde des idées avec abnégation.
Ce présent ouvrage rend suffisamment compte de sa vivacité d’esprit ainsi que de ses aptitudes dans l’analyse des grands sujets de l’heure.
Très actif dans le monde associatif, le professeur d’anglais qu’il est devenu se distingue dans sa communauté par un leadership qui se manifeste dans des associations comme le club Faar Jeunesse et Leadership, ARCOTS Guédiawaye Collectif des Artistes Comédiens des Niayes & Collectif Pastef …
« Dans le noir », texte qui s’inscrit dans la rubrique des débats de société, l’auteur nous dit :
« Le monde n’est pas tel que nous le percevons. Derrière le rideau de nos certitudes quotidiennes se cache une réalité plus vaste, souvent plus sombre, où la lumière et l’obscurité se livrent une lutte sans merci. »
Dans Le Noir nous présente le spectacle de cette confrontation entre le Bien et le Mal dans notre MOI intérieur. Les dégâts, nous en souffrons moralement et matériellement. »…
À travers les pages de cette étude, l’auteur nous invite à une introspection salutaire.
Bonne lecture.