Si j’étais Président de la République dans les conditions que nous savons, j’organiserais des élections anticipées à mi-mandat, en étant candidat. Réélu, je serais crédité d’une légitimité personnelle issue des urnes. Je ne serais pas alors un Président par procuration mis là par un mandant, leader chouchou du peuple qui tient les leviers du parti le plus puissant d’Afrique dont les militants, prêts à faire pollicitation pour tous les besoins de leur appareil, payent des tickets pour assister à leur propre meeting et offrent leur poitrine face à tout arsenal répressif. De ce fait, si je suis élu pour mon propre mérite, je tracerai mon propre chemin et me fierai des desiderata du parti de mon mentor.
Mais alors, si je ne suis pas réélu, je retournerai à mon parti et travaillerai à la hauteur de mes ambitions.
En attendant, je peux bien comprendre qu’à voir la chèvre s’allier au chou, le fermier veuille bien protéger son légume nettement en danger.
A bon entendeur, trahir c’est blesser sa conscience.
Mbegaan Koddu
