Seguima Vision

LA PROMOTION DU MAL PAR L’IMAGE

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Le peuple sénégalais, longtemps floué par les tromperies des agents locaux de l’impérialisme, s’est toujours mis sur le chemin de sa Révolution. De 1960 à nos jours, les sacrifices sont énormes. Des hommes imbus d’excellentes intentions pour le Sénégal comme Mamadou Dia, le visionnaire, Valdiodio Ndiaye l’intrépide tribun qui osa défier De Gaulle, Ibrahima Sarr le défenseur courageux des travailleurs, ainsi que beaucoup de leurs camarades ont été emprisonnés et vidés de toute énergie pour les empêcher de mener le Révolution. Cheikh Anta Diop, le savant qui a passé sa vie à remettre en cause la falsification de l’histoire surtout en ce qui concerne l’Afrique, est mort de frustrations. Un plus jeune, Omar Blondin Diop a été assassiné dans les geôles de Senghor. D’autres ont perdu des situations prometteuses dans le combat contre l’impérialisme.

Récemment, plus de 80 personnes sont mortes pour la même cause. D’autres ont perdu, qui sa jambe, qui son bras, qui son œil, qui sa virilité ou son travail. Un homme, un leader en qui se cristallisent tous les espoirs de ceux qui ont toujours rêvé à un Sénégal nouveau en a particulièrement souffert dans sa peau, dans son esprit et même dans son honneur. Ce dirigeant, dans le but de satisfaire les aspirations du peuple a accepté ce que qu’aucun dirigeant politique n’a accepté dans le monde (à part Poutine)  : renoncer à se faire élire afin de porter son dauphin au pouvoir en battant une campagne extraordinaire pour lui et devenir son Premier ministre pour l’aider dans sa tâche.

Voici qu’un nouveau régime à vocation révolutionnaire s’est installé avec une volonté nette d’opérer toutes les ruptures nécessaires à un changement systémique. S’il réussit, notre pays sera souverain sur tous les plans et deviendra un pays développé.

Mais les choses ne sont pas faciles car le capitalisme international ne l’entend pas de cette oreille puisque, de toute évidence, cela ne les arrange pas que le Sénégal montre l’exemple à d’autres pays africains sans compter que le France y perdrait un chasse-gardé. Alors, pour briser l’élan révolutionnaire de notre nation, le capitalisme international instrumentalise des chouans locaux positionnés dans les médias nationaux. Ces vendus jettent dans la boue leur ennemi principal, Ousmane SONKO. Même quand le Sénégal gagne la coupe l’Afrique, on lui reproche de n’avoir pas distribué des terrains que le désordonné Macky Sall avait promis aux joueurs. On l’insulte ou le dénigre pour le déstabiliser. On invite sur les plateaux de la vermine haineuse que l’on va parfois chercher jusqu’en France, au Canada ou au Maroc où ils se sont enfuis.

Alors, comment peut-on accepter qu’au moment où ces détracteurs aussi enrichis que Crésus par les détourneurs de deniers publics et de dettes cachées, nos médias gouvernementaux comme Le soleil et la RTS se mettent à faire la part belle à ces insulteurs pour des raisons d’un démocratisme aberrant. Ce n’est pas de la démocratie, c’est prêter le flanc. Le peuple a déjà fait la leçon à l RTS en rejetant son ambassadeur (un musicien) et une animatrice, tous kuluna. Pour Le soleil, le forfait est moins flagrant pour le peuple, car tout le monde ne lit pas.

Justement, rares, certainement, sont ceux qui lisent Le soleil digital, mais nombreux sont ceux qui, en scrollant, ont l’attention attirée par les images qu’on nous montre. Et, sachant qu’un journaliste, mieux que quiconque, sait mesurer la force de l’image de par son pouvoir de séduction ou de manipulation, par sa faculté de susciter des émotions, un portrait d’illustration n’est jamais choisi de façon fortuite. L’image frappe dès la première vue et formule une idée, des sentiments, une émotion, entre autres qu’elle dépose durablement dans la mémoire. « J’apprends, j’oublie, je vois je retiens.»  Disent les Chinois.

Alors, pour quelle raison, Le soleil qui vit largement de nos impôts, a-t-il affiché cette photo si avantageuse de Abdou Nguer. Hier, Badara Gadiaga, aujourd’hui Abdou Nguer en mode présidentiable ? A quelle fin ? Le soleil, cherche-t-il un opposant à Sonko puisqu’il en manque de vrais dans le landerneau politique sénégalais ? On se rappelle que Jacques Chirac, disait-on, avait obtenu énormément  de suffrages chez les femmes, en 1995, parce qu’il portait beau.

Cette photo présente cet insulteur public comme un homme lisse, serein, responsable, et séduisant. De plus, la photo, lavée, cirée, nous renvoie l’image de quelqu’un qui en sait beaucoup. On dirait un sage érudit ou un professeur d’université. Pourquoi promouvoir Abdou Nguer par l’image ? Il serait en campagne électorale pour une présidentielle que cette photo serait son emblème gagnant.

Chers agents de la RTS et du journal Le soleil, le peuple qui  a mené les batailles pour la Révolution ne vous donne point pour mission de faire du démocratisme. On attend simplement de vous, un accompagnement déterminé de la politique gouvernementale. Et, puisque jusqu’ici, le gouvernement est dirigé par le Premier ministre Ousmane SONKO, c’est de la trahison nationale que d’aduler ceux qui veulent sa perte.

A bon entendeur, BRAVO les LIONS du Sénégal. Vous avez rendu à l’Afrique des justes, toute sa dignité.

   Mbegan Koddu

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