Seguima Vision

Auteur de ''L'officine du Troisième millénaire'' Dr Fallou DIOUF est diplômé en pharmacie option industrie FMPO-UCAD. Fort de plus de dix ans d’expérience, du Sénégal au Gabon, de l’officine à l’industrie, en passant par la pharmacovigilance et le marketing, il possède une vision transversale unique du secteur pharmaceutique. Étudiant au CESAG en MBA Management des structures de santé et président du CODIPHARM, il allie expertise de terrain, formation académique et engagement professionnel. Curieux et passionné, il analyse les enjeux contemporains de la pharmacie pour proposer des solutions pragmatiques et innovantes.
25/11/2025

Docteur Fallou Diouf

Dr Fallou DIOUF est diplômé en pharmacie option industrie FMPO-UCAD. Fort de plus de dix ans d’expérience, du Sénégal au Gabon, de l’officine à l’industrie, en passant par la
Seguima Vision no comments
Au village de Gëm dëgg les hommes étaient forts, travailleurs et courageux, les femmes belles, charmantes et joyeuses tandis que les enfants, nombreux et sains, s’amusaient à longueur de journée, dans une insouciance édénique, mais leurs jeux étaient à la fois plaisir et éducation. Dans ce village où on ne connaissait ni électricité ni eau courante, le peuple voyait dans la nuit noire avec de simples chandelles et buvait à satiété l’eau douce d’un fleuve élégant et poissonneux. Dans ce village tout était à profusion. De ses vastes champs prometteurs en bonne saison, la population tirait manioc, haricots, arachides, mil, sorgho et maïs. Les vertes plaines offraient au pâturage à paitre sans nul effort. Vaches, chèvres et brebis produisaient du lait en abondance en plus d’une chair fraîche et saine. Moins par nécessité que par plaisir, on chassait et on pêchait. A la fin de la saison des pluies, dès que les récoltes étaient mises dans les greniers, le village se mettait à briller de toutes ses couleurs. Les femmes organisaient des festivités pour s’éclater, se défouler ou se mettre en valeur. Pour les hommes et surtout les robustes garçons, on passait la journée entre les gousses de haricot cuites sous la cendre chaude, les épis de mil ou de maïs sur le gril et la viande de brousse bien rôtie dans un four de fortune. Et on se régalait et on s’enjaillait ! Et puis la nuit, si on ne se mettait pas autour d’un feu géant pour deviser ou se raconter des histoires légendaires, on se dandinait au clair de lune sur le rythme des tam-tams au tempo endiablé, spontanément sortis des cases. Ah ! Le mbapat , cette lutte traditionnelle qui engageait les jeunes, tout en sueur, les muscles tendus de leur vigueur sans aucune substance dopante. C’était l’occasion de bander les muscles, de mesurer sa force, de tester son agilité et d‘éprouver son courage. Dans le gééw , de jeunes lutteurs au corps plastique athlétiquement taillé au scalpel d’une nature forte et généreuse. Ils dansaient vigoureusement au son d’un tam-tam à l’écoute de leurs pas énergiques et cadencés, se lançant des défis les uns, les autres puis s’affrontaient sans tricherie ni procédure. Seul le grand combat, une par nuit, était systématiquement organisé. Il n’avait lieu que quand la terre était froide. Alors, des spectateurs venus de toute la contrée se mettaient dans une parfaite discipline autour du gééw pour regarder les plus grands, les plus forts et les plus talentueux s’affronter sans merci sous l’œil vigilant d’un arbitre dont la sagesse fait l’unanimité.
25/11/2025

L’ULTIME COMBAT

Au village de Gëm dëgg[i] les hommes étaient forts, travailleurs et courageux, les femmes belles, charmantes et joyeuses tandis que les enfants, nombreux et sains, s’amusaient à longueur de
Seguima Vision no comments