Si quelqu’un est élevé en Occident au rang d’ami suprême ou de penseur étoilé, de l’Afrique, on n’a le droit de dire de cet « élu » que du bien, au risque d’être traité par nos frères et nos sœurs d’Afrique de taré, de méchant ou de jaloux.
En effet, quand un renégat, voit son œuvre poinçonnée par la France, « or du ngalam », que cela nous agace ou nous estomaque, on n’a que le devoir d’apprécier positivement avec des éloges, si l’on ne veut pas être mis en marge du sérail des ‘’intelligents’’. Les traîtres à l’Afrique qui sont adoubés par la France (et pour cause) ont ainsi l’onction divine qui les rend intouchables et inattaquables, sous la protection des ‘’intellectuels laquais’’, qui, justement formés à l’école Occidentale pour ça, ne veulent pas faire un pas de côté, vis-à-vis de la pensée occidentale.
Que le sachent ceux qui l’ignoraient, le 21e siècle consacre le réveil et l’émancipation de l’Afrique. Nous savons maintenant ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas. C’est à la hauteur de cette conviction que nous rappelons cette forte vérité émise par Sékou pour qui, quand la France apprécie un intellectuel africain, c’est dans le sens des intérêts de la France. C’est fini, l’ère de la France éternelle qui exporte ses idées par le canon ou la plume. Non ! Nous ne sommes pas complexés par rapport au mode de pensée occidental et suivant Cheikh Hamidou Kane, nous savons ce qu’il faut que l’on prenne au reste du monde et ce qu’il faut qu’on lui laisse.
Je suis tombé il y a quelques instants, à travers la page Facebook de Pape Sané l’officiel, sur un texte republié de Mbougar Sarr qui, visiblement, utilise toute son intelligence pour perforer la cuirasse de protection du Sénégal contre les velléités dominatrices et les tentatives de corruption de nos mœurs par ceux qui, actuellement, le couvent le chouchoutent. De 2021 à nos jours, qui a vu ou entendu ce Mbougar Sarr se prononcer sur la situation au Sénégal où des jeunes sont morts, d’autres, par milliers emprisonnés, d’autres atrophiés par tel ou tel membre en plus de ceux qui ont perdu des biens ou une position socioéconomique avantageuse. Il est resté coi, n’est-ce pas ? Ajoutez à cela une autre situation qu’il n’ignorait sans doute pas, qui au finish, avait pour objectif de rendre tous nos enfants homosexuels par un système de transmission méthodique du SIDA. Qu’a-t-il dit à propos de ‘’ces couloeuvres qui ont fait hoqueter’’ notre nation ?
Et, au moment où, le Président Ousmane SONKO, initiateur de la loi censée nous protéger de ces lugubres desseins, s’éloigne de l’exécutif sénégalais, voilà Mbougar Sarr qui sort de son hibernation pour nous donner des leçons. Quel timing !
Mbougar Sarr, un examen de conscience sincère de votre part vous auriez mis un miroir affligeant en face. Alors, vous n’auriez pas eu le toupet d’attaquer avec tant de légèreté des gens qui font un réel don de soi pour la patrie.
Votre texte n’est qu’un assemblage de mots creux sans une réelle consistance. J’ai juste lu une jérémiade déguisée en critique pour masquer la colère et la frustration qu’a suscité en vous, la lutte résolument engagée par le peuple sénégalais et ses dirigeants contre ce libertinage contre-nature auquel vous tenez au point de renier votre propre culture pour adopter celle de votre pays d’accueil.
Le Sénégal qui a tant investi en vous, vous le trahissez sans honte en bafouant sa morale sociale, vous employant à faire l’apologie de l’homosexualité détestée dans votre propre pays. Vous dites que vous n’analysez pas. Oui. On a compris. A lire votre texte si insipide sans valeur éthique ni profondeur politique, dénué de littérarité, l’on se pose même la question : « C’est quoi le topo? » Vous faites dans la discrète invective. Cela n’échappe à personne. Aucun argument, aucun mot sur les prouesses réussies par un régime boycotté par les institutions financières internationales pour des raisons de choix politiques souverainistes, aucune référence à la lutte contre l’inflation malgré un environnement qui exige la vérité des prix, rien sur les milliers de recrutements de jeunes, la paix sociale, la moralisation de la vie politique et économique, pas un mot sur les grandes avancées diplomatiques ainsi que la matérialisation de la reconquête de notre souveraineté et puis, pas un mot sur l’adhésion populaire à l’idéologie du JUB JUBAL JUBBANTI …
Ce ‘’mauvais théâtre’’, vilaine allégorie qui vous revient par ricochet, comme un boomerang mérité, vous n’en rirez sans frein que, là-bas, dans l’intimité de vos relations ici criminalisées. Sachez que l’on ne se moque pas de la volonté d’un peuple. Vous dites : ‘’ce mandat est déjà perdu d’avance. Il est trop enlisé dans le vase des egos.’’ Voilà une position bien tranchée.
Comment pouvez-vous insinuer un problème d’ego chez un espoir de toute une nation, un homme prêt à sacrifier sa vie pour sa nation, un guide d’une révolution venue en son temps, au moment où certains ne se soucient que de problèmes de fesses, et de quelles fesses ? Vous êtes énervant à la fin. Pendant que les peuples africains, en quête de souveraineté et nourrissant des ambitions de puissance, l’IRAN étant l’inspiration sublimatoire, vous mettez en avant votre égo personnel si freluquet, porté sur une déviance sexuelle que condamne votre pays de naissance qui a tant investi en vous sans aucun retour utile de votre part.
Je termine en vous disant ceci :
1- Le Sénégal a pris acte de votre trahison depuis que vous avez choisi, à la face du monde, de prendre position dans ce casus Belli inévitable entre l’Occident et l’Afrique authentique du 3e Millénaire.
2-Puisqu’on ne peut pas croire à la fois à Dieu et à Mammon comme le rappelait Cheikh Anta Diop, nul ne vous permettra pas de nager entre deux eaux, ici, en faisant semblant d’être avec le peuple qui déteste votre manière d’être. Vous vous êtes fait une essence incompatible à nos valeurs de civilisation. Soit. Vous avez choisi votre camp, Restez-y.
Occupez-vous de vos intérêts sentimentaux contre-nature, les patriotes sénégalais, en même temps que tous les souverainistes africains s’occupent de ceux de leur patrie, pour un développement endogène aux bénéfices partagés avec justice.
A bon entendeur… Le Sénégal avance en même temps que l’Afrique souveraine.
Mbegaan Koddu
NB : L’image d’illustration est celle de Pape Sané l’officiel qui a republié l’article de Mbougar Sarr