Description
Quand c’est Nourou Al Amiin, c’est la lumière des idées, la brillance de l’inspiration. Si sa plume, parée de couleurs africaines et imbue de spiritualité se promène entre les genres littéraires, de la poésie au théâtre en passant par la nouvelle et le roman, c’est pour nous offrir des moments de bien-être, le temps d’une lecture apaisante et instructive.
A SEGUIMA, nous avons connu « S’il vit… » (une pièce de théâtre), « Khadim et Rassoul … Une symphonie céleste » (Poésie) et « Tourmente en haute mer » (Nouvelle). Et puis voici : « Le professeur et son élève. » Pour vous en donner une idée, je mets ici, quelques passages de l’excellente préface de son ami Ibrahima Diome, inspecteur de l’Education, Poète et Critique littéraire.
« … Le professeur et son élève est constitué d’une série de nouvelles riches en dialogues mais aussi en descriptions, comportant des textes à la fois instructifs et émouvants dans lesquels de belles histoires individuelles, sont transformées en paraboles universelles. Tout passionné de philosophie morale, de pensées révolutionnaires, de littérature postmoderniste peut y explorer les frontières – entre pluralité de cultures, entre optimisme et pessimisme, entre désespérance et espoir – avec élégance.
L’auteur nous invite à une subtile plongée dans les abysses d’une société matérialiste et individualiste, obnubilée par ses désirs, son esprit critique, ses luttes, ses échecs, ses victoires et ses fantasmes.
En outre, ce texte véhicule, avec acuité, une leçon digne d’une pédagogie qui pourrait bénéficier, au-delà de l’élève, aux jeunes enseignants africains trop portés sur des développements théoriques. Ici, le professeur adopte une méthode didactique basée sur une interaction entre l’élève, qui participe à sa propre formation et le professeur à la démarche socratique (la maïeutique) qui entraine l’apprenant sur le terrain de la réflexion philosophique, à partir de ses propres interrogations. Cette démarche s’appuie sur la métacognition, le tâtonnement expérimental, la théorie constructiviste qui prône que l’élève est le propre artisan de ses connaissances, de ses compétences…
Sur le plan stylistique, le narrateur passe du récit initiatique « Un professeur et son élève » à la fable morale « La coquette punaise », en passant par le drame social « Mariage sous la table » et la méditation poétique « Libres pensées ».
Le mythe de l’amour, la complexité de la raison, la renaissance africaine, l’amour de la sagesse, la quête de l’ataraxie, le goût de l’exotisme, la responsabilité, le dialogue interculturel sont les thèmes principaux de ce recueil, placé sous le signe de l’interrogation philosophique, sous le prisme du doute cartésien. Cette diversité thématique découle de l’actualité, enrichit la lecture sans la sortir du thème central: L’éducation.
Que dire d’autre, sinon qu’entre “L’art pour l’art“ et “L’art au servir de grandes causes, Nuuru sait où il faut mettre le curseur. Stendal l’y aide : « Le roman est un miroir que l’on promène le long d’une route » et Hugo le conforte : « L’art pour l’art c’est beau, mais l’art pour le progrès est plus beau encore »




